mai 2014 archive

Une pause s’impose…

pause

Depuis quelques jours, je ne suis plus aussi régulière dans mes posts. Et oui, la réalité s’abat sur moi tel le tout p’tit sur un gâteau au chocolat…

Comme certaines le savent, je suis actuellement en formation. Deux années que je me galère à faire près de 5 heures de trajet par jour, deux années que je vois peu mon fils, deux années que je ne fais que croiser mon homme, deux années que je ne « vis » plus.

Mais d’ici peu, mon supplice prendra fin. Et oui, cette fin d’année scolaire amène sa cohorte d’examens. Les raisons de mon absence ces derniers jours : un rapport de stage à rendre. Les raisons de mon absence future : les examens terminaux.

Je vais donc me faire plus discrète sur la blogo. Mais discrète ne veut pas dire absente ! Non non, j’y suis et j’y resterai !!! Je tenterai de poster dès que j’en aurai l’occasion. J’essaierai de vous lire quand le temps me le permettra.

En attendant, ces quelques mots :

Je ne vous oublie pas, non, jamais
Vous savez tant de moi
De ma vie, de tout ce que j’en fais

Alors mes bonheurs, mes déchirures se partagent avec vous
C’est notre histoire à nous
Je ne vous oublie pas

Bon ok, je vais un peu loin mais l’idée est là !

En attendant, croisez les doigts pour moi !

Y a des jours comme ça…

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Aujourd’hui a été une journée, comment dire, particulière. J’ai enchaîné boulette sur boulette. Je vous fais le topo ?

Première étape : comment se taper la honte en 5 leçons ?

  1. Repérer une collègue fumeuse qui n’a pas allumé une cigarette de la journée
  2. Aller vers elle et lui dire « bah alors, t’as arrêté de fumer ? Tu nous cacherais pas quelque chose ? »
  3. Ne rien entendre de la réponse si ce n’est « c’est tout récent »
  4. En faire les déductions d’usage en mode hystérico-hystérique « félicitations !!!!!!!!!!!! »
  5. Faire face à l’incrédulité de la dite collègue : « bah calme toi, j’ai juste arrêté de fumer »

Ca m’apprendra à être indiscrète au possible !!!!!

Deuxième étape : comment se sentir très seule en 5 leçons ?

  1. Etre en situation d’examen
  2. Ne pas du tout avoir potassé le sujet
  3. S’installer à une table avec copie devant soi et regarder l’encart « Examen de … »
  4. Laisser en soi s’installer un sentiment de gêne +++
  5. Devoir appeler le formateur (les sujets ayant été distribués, je ne pouvais pas parler à mes collègues) et demander : « excusez moi mais pouvez vous me dire quel est l’intitulé de l’examen ? »

Troisième étape : Comment détester les transports en commun en 5 leçons ?

  1. Courir pour choper son train après avoir pris un RER bondé
  2. Se gargariser d’avoir trouvé une place assise
  3. Accueillir un voisin douteux à côté de soi
  4. L’entendre ronfler, la bouche grande ouverte à côté de soi et se laisser assaillir par les effluves d’alcool sortant de la dite bouche
  5. Le réveiller toutes les 5 minutes pour lui dire de cesser de s’affaler sur son épaule

Si avec tout ça j’ai pas la palme de la journée de merde, je comprends pas !!!! Bon je crois qu’il vaut mieux que j’aille me coucher pour éviter tout autre dégât !

L’enfant : chargé de relations publiques

blabla

Durant ta grossesse, on te serine qu’il faut profiter du peu de temps qu’il te reste pour « kiffer » ! Euh, les gars calmons nous, je suis enceinte, je ne vais pas décéder d’une maladie incurable…

Bon dans les faits, ils n’avaient pas vraiment tort. Il est vrai que lorsque bébé déboule dans ta vie, il fout un peu le bronx ! Tu sors moins (voire plus), tu vois moins tes amis (voire plus), tu t’occupes moins de toi (voire plus), etc. enfin t’as compris l’idée. Je ne vais pas répéter ce qui a été maintes fois mis en avant. Au contraire…

Perso, je trouve qu’avoir un enfant apporte une toute nouvelle dimension à ta vie sociale.

Toi qui n’avais mis les pieds dans une pharmacie que pour acheter du Doliprane, tu te surprends à discuter chiffon avec le pharmacien. La dernière fois que j’y suis allée, la pharmacienne m’a conseillé de mélanger quelques gouttes de grenadine afin de mieux faire passer le Célestène auprès tout p’tit. Et franchement, super conseil ! Elle m’a expliqué qu’elle avait elle-même pratiqué ce leurre auprès de son enfant et ça avait fonctionné du feu de Dieu ! J’ai aussi pris du gel d’Arnica (car le tout p’tit s’est encore essayé à l’art de la cascade) et là, la discussion est partie sur les joies des premiers pas et, de son corollaire, les premières bosses. C’est ainsi que j’ai passé 10 minutes à discuter avec Mélanie, la pharmacienne de mon quartier. Qui l’eut crû ?…

Puis, il y a les ballades avec le tout p’tit qui permettent également d’échanger avec les passants. Bon chez nous, la question qui est revenue de façon récurrente est : « c’est une fille ou un garçon ? ». Calme toi ma grande, non ce n’est pas de la malveillance, keep cool ! Bon il est vrai que le tout p’tit a une chevelure assez « extravagante », héritée de la Reine Mère ici présente. Il a en effet de jolies bouclettes qui peuvent induire en erreur  parce qu’évidemment il est de notoriété publique que les cheveux bouclés sont réservés aux filles… Passons…

L’enfant est également un sujet de discussion très apprécié entre collègues. Alors qu’avant tu parlais météo (« temps pourri aujourd’hui hein ? Trop d’humidité dans l’air »), aujourd’hui tu parles mioche (« ça va ta fille ? Nuit de merde ? Ah ouais, je connais !). D’ailleurs, maintenant, tu as l’œil aiguisé du parent qui sait reconnaître un de ses congénères en détresse… Teint blafard, œil cerné, démarche hésitante, regard dans le vide, etc. Donc quand toi aussi tu te sens à côté de tes pompes, tu regardes autour de toi et tu t’aperçois que, non, tu n’es pas seule !

Mais il y a surtout, et ce sont elles qui sont précieuses, les jolies rencontres. Hier encore, j’ai fait la connaissance d’une jeune maman qui, comme moi, galère avec son fils. Alors que nous ne nous connaissions pas, nous avons parlé comme de bonnes vieilles copines de nos soucis respectifs. Chacune était l’écoute de l’autre, compréhensive, bienveillante. Ce sont ces moments là que t’offre également l’accès à la maternité. De brefs moments de complicité avec de parfaits inconnus qui parfois amorcent une jolie histoire d’amitié…

Enfin, un gros big up à mon tout p’tit sans qui je n’aurais jamais rejoint la blogosphère ! Grâce à lui, je fourmille quotidiennement d’idées que je souhaite partager. Grâce à lui, je me suis sentie la force d’oser. Grâce à lui, je fais des rencontres qui n’auraient jamais pu être. Un gros merci à mon tout p’tit d’enrichir ma vie…

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