décembre 2014 archive

Quand l’ennui appelle les angoisses…

stress

Outch ! Je vends du rêve avec mon super titre accrocheur ! Si j’en arrive aujourd’hui à rédiger ce billet, c’est parce que je suis en vacances. Et qui dit vacances dit repos, farniente, calme voire même en ce qui me concerne ennui. Oui, je tourne en rond. Nous sommes en famille avec l’Homme et le tout p’tit mais les sorties sont limitées (par le froid en particulier). Donc nous restons à la maison. L’expression « tourner comme un lion en cage » me colle parfaitement à la peau.

Le hic c’est que mon cerveau lui n’est jamais en repos. Il turbine, à fond, tout le temps. Le plus souvent, je parviens à l’occuper notamment lorsque je suis au boulot. Mais quand sonne l’heure des vacances, les choses se compliquent. Car les temps morts sont bien plus nombreux. Et qui dit « temps mort » dit divagations diverses et variées.

Les vacances d’une angoissée, acte 1, scène 1 : se monter la rate au court bouillon

Depuis quelques semaines, je me traîne un rhume que je ne parviens pas à soigner. Rien de bien grave en soi me direz-vous. Lorsque j’ai l’esprit occupé, je n’y pense même pas. Mais, pendant les vacances, n’ayant rien à d’autre à penser, je me focalise dessus. Je vous fais le scénario de ce qui se passe dans mon petit crâne : dis donc ça fait un moment que je suis malade quand même –> tous les traitements que je prends se révèlent inefficaces –> ce n’est sans doute pas qu’un rhume –> peut être que mon système immunitaire n’est plus assez fort pour me protéger –> j’ai une maladie du système immunitaire ! Voilà, voilà ! Sinon, mentalement je vais bien hein…

Les vacances d’une angoissée, acte 23, scène 12 : s’imaginer le pire

Hier, je vais en courses (grosse envie de raclette). Durant les dites courses, l’Homme m’envoie un message me disant « préviens moi quand tu pars ». Evidemment je le questionne sur le pourquoi du comment ce texto. Il s’évertue à ne pas me répondre. Et c’est là que les choses commencent à déconner : pourquoi me dit-il ça –> il a du se passer quelque chose à la maison –> il attend que j’ai fini les courses pour ne pas me faire paniquer en plein magasin –> le petit a du se blesser –> dès que je vais lui dire que je pars, il va me demander de le rejoindre aux urgences. A mesure que j’écris ces lignes, je me rends compte du ridicule de la situation. Mais sur le moment, j’en mène pas large. Evidemment, je raconte tout ça à l’homme en rentrant (qui en fait voulait me faire couler un bon bain chaud durant le trajet du retour). Ce à quoi il m’a répondu : « oui j’aurais évidemment attendu que tu ais acheté le fromage à raclette avant de te dire que le petit s’est ouvert le crâne ». CQFD.

Bref, tout cela pour dire que les vacances c’est bien, à partir du moment où l’on est occupé. Dès lors que l’ennuie s’installe, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres pour une angoissée comme moi !

Hier, autour de notre raclette, l’Homme m’a dit un truc qui m’a fait réfléchir (attention âmes sensibles s’abstenir) : « l’angoisse est constitutive de ta vie. Comme t’as toujours besoin de gamberger, tes angoisses te permettent d’alimenter tout ça. Sans angoisse, tu te fais chier ». Autant vous dire que pour une psychologue, ce genre de propos est difficilement entendable.

Mais finalement, n’y aurait-il pas du vrai dans tout ça ?… L’angoisse qui est, à l’origine, un état pathologique, ne deviendrait-elle pas un adjectif avec lequel on se définit ? Et l’un des premiers qualificatifs que je donne de moi c’est « je suis une personne angoissée ». D’ailleurs, mon blog tourne beaucoup autour de mes angoisses. Finalement, sans elles, suis-je vraiment moi ?

La vache, ça va loin tout ça ! Quand je vous disais que les vacances c’était pas bon pour mon cerveau ! Promis, je reviens très vite avec un sujet plus léger !

L’orgie des jouets

magasin-jouet-index

Noël est passé avec son lot d’indigestion, de crise de nerfs et surtout de cadeaux. D’ailleurs, en parlant de cadal, toi aussi tu as remarqué que, depuis que tu as un enfant, tu dois te contenter du strict minimum ? Au mieux une boîte de choco (que je n’ai même pas eu cette année ! J’ai été trop vilaine sans doute), au pire une fleur (si, pour moi qui ne pipe rien en botanique, c’est le pire). Bref, là n’est pas le sujet…

Depuis la naissance du tout p’tit, je tiens à ce qu’il ne soit pas « pourri-gâté ». Bien sûr il a tout ce dont il a besoin mais en quantité raisonnable. Pour Noël donc, j’ai briefé tout le monde : un cadeau par tête mais pas plus ! Tu le sens que j’ai pissé dans un violon ???

Arrive donc le jour de Noël (le fameux qui a tourné à la cata rappelle toi c’est par ici). Affairée dans la cuisine à tout rater comme il se doit, je n’ai pas vu les gens déposer leurs cadeaux sous le sapin. C’est n’est qu’au moment d’ouvrir les présents que j’ai eu le choc : WTF ??? Mais on n’a qu’un seul enfant ici les gars !!! Et j’ai du assister, impuissante, au défilé des circuits de voiture, dînette, vêtements, jeux de construction, poupées, livres, etc.

Puis, une fois ce gentil petit monde rentré dans leur demeure, il nous a fallu ranger les cadeaux. Et là j’ai eu honte… Voir cette orgie de jouets pour un enfant… Sa salle de jeu est déjà ras la gueule alors que le tout p’tit n’a même pas deux ans… Rapide aperçu:

dinette smoby

tableau table chaise tapis jeu ikea

ardoise magique buffet rangement jouet

circuit tuttut bolide elefun

trotteur table musical bac à jouetsNoter au passage que tout est rangé dans des boîtes, buffets, étagères. Et oui, lorsque l’on vit dans un magasin de jouets, il faut savoir s’organiser…

Alors que faire de tout ça ? Parce que vois tu le problème, c’est qu’il joue à tout le bougre ! Comment décider de le séparer de tel ou tel jouet ? Mission impossible ! De la même façon, on pourrait limiter les dégâts en disant stop aux jouets. Sauf que son anniversaire est dans à peine deux mois et je me vois mal le priver de cadeaux… Mais cette fois ci, bon sang de brun, ce sera un seul et unique cadeau (genre une balançoire ou une cabane de jardin) et que personne ne s’avise de déroger à la règle ! Sinon c’est lui qui financera le prix de l’extension de la maison !

Noël, la loose et moi…

couteaucasse

Cette année, pour la première fois, nous avons organisé Noël à la maison. Nous avons accueilli nos familles respectives autour de ce qui devait être un bon repas. C’était sans compter sur ma guigne internationale ! Nadine de Rothschild, accroche-toi, récit d’un fiasco dindesque…

  • La bête (un chapon) n’est jamais rentrée dans mon four –>  j’ai du la couper à cru pour l’enfourner
  • J’ai mis mes feuilletés de Saint Jacques sur une grille, sans papier sulfu –>  toute la garniture est tombée dans le fond du four
  • Obnubilée par la bestiole, j’ai zappé que j’avais pour projet de faire des pommes caramélisées à la poêle –>  qui veut de la compote ?
  • J’ai oublié de sortir le fromage du frigidaire –>  un peu de vin avec votre pâte à dent ?
  • Au moment du dessert, je m’aperçois que je n’ai plus de petites cuillères dans mon tiroir à couverts. L’Homme vaillant ouvre le lave vaisselle en plein cycle pour en récupérer quelques unes –>  pas de petites cuillères dedans, je les avais installées au moment de dresser ma table
  • J’ai omis de sortir la bûche du congélo afin qu’elle se réchauffe –>  l’homme a pété le couteau en essayant de la couper (Cf. photo)
  • Et pour finir, la cafetière a rendu l’âme –>  une flaque d’eau au sol m’a faite trébucher en mode Holiday On Ice

Bilan de ce premier repas de Noël à la maison : échec total ! Mais je dois bien avouer que nous avons fait rire toute la famille avec nos péripéties. Ils sont tous repartis heureux, nous remerciant d’avoir passé un si bon moment. Quant à l’Homme et moi, nous avons fini sur les rotules ! N’est pas Patrice Carmouze* qui veut !

Et chez vous Noël, c’était comment ??? Bien mangé ? Bien ri ? Je me tâte à rédiger un billet sur les cadeaux reçus par le tout p’tit, l’Homme et ma pomme. Dites moi si ça vous intéresse !

* mais si tu sais, Patrice Carmouze ! Coucou c’est nous !! Le roi de la loose ! Mon héros…

 

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