avril 2015 archive

L’hyper-contrôle même dans l’incontrôlable…

hypercontrôle

Sacré titre n’est ce pas ? Ca sent la psy à plein nez non ? Je te rassure, je vais juste te parler essais bébé. Car, si tu me suis, tu sais que l’Homme et moi avons décidé de signer à nouveau. Nuits pourries ; approvisionnements de couches en gros ; bib de 1h, 3h, 5h, etc.

Au mois de janvier dernier, je te faisais part du fait que notre famille était prête à s’agrandir. Il me fallait alors régler un souci de vaccin (contre la varicelle) et hop hop hop ! C’était mal me connaître (oui je m’auto-surprends encore de jour en jour).

Parce que, vois-tu, je me suis mise à calculer. Si bébé s’installe en février, cela signifie une DPA en novembre. Et qui dit novembre, dit bébé d’hiver avec son lot de rhyno, bronchites et autres joyeusetés. Puis, il y a eu le mois de mars avec une DPA pour décembre. Et qui dit décembre, dit routes gelées. Et qui dit routes gelées, dit difficultés d’accès à la maternité (quand on sait que j’ai pondu en une heure, je préfère éviter tout risque). Dans la même optique, on zappe le mois d’avril.

Puis, le mois de mai pointe le bout de son nez. Sauf que (bah oui, ma névrose ne s’arrête pas là, tu t’en doutes), si bébé s’installe, il y a des chances qu’il arrive le même jour que mon tout p’tit (né un 16 février). Donc on oublie le mois de mai.

Et juin alors ? Et bien c’est au mois de juin qui mon fils a pris ses quartiers dans mon bidon. Sauf que (oui, ça fait beaucoup de « sauf que »), malgré une DPA au mois de mars, il est arrivé avec trois semaines d’avance. Qui dit que bébé 2 ne fera pas la même farce ? Tu me suis toujours dans mon délire là ?!?

Alors où en sommes nous aujourd’hui ? Et bien je m’observe penser et je me fatigue. Comme si toutes ces choses étaient contrôlables. Comme si, sous prétexte que bébé allait arriver au mois d’avril ou mai, les choses allaient bien se passer… Ahahah (oui, je m’auto-moque de moi-même aussi !). Parce qu’attention ! Ca ne s’arrête pas là bien sûr… Bah oui, je veux éviter un bébé d’hiver mais je veux aussi éviter un bébé d’été (canicule tout ça, tout ça… Même si, la canicule en Picardie, faut s’accrocher !).

Bref, toutes ces considérations ne font que confirmer le fait que j’ai un pète au casque. S’il est des choses qu’on ne contrôle pas, c’est bien tout ce qui gravite autour de la maternité. Je le sais. Et pourtant, je ne peux m’en empêcher…

Bon allé, rassure-moi, dis moi que toi aussi tu as fait des petits calculs… Sinon, vas y, moque-toi, je t’en voudrai pas 😉

A l’origine, il y a le couple…

couple enfant

Hier, nous étions invités chez un couple d’amis. Parents d’un petit garçon de 10 mois, le couple s’accoutume difficilement à leur nouvelle vie à trois… Comment ne pas les comprendre ?…

Nous sommes passés par là. Aujourd’hui encore, la vie est faite d’ajustements réciproques et de compromis. Nous les comprenons donc. Or, nous avons assisté à un conflit tel que j’aurais aimé disparaître en un claquement de doigts.

Alors qu’ils ne nous avaient jamais donné accès à ça, nos amis en sont venus aux mots. Violents. Blessants. Le dialogue entre eux ne semble plus possible. La communication est rompue. Chacun défend son point de vue. L’Autre n’existe plus.

Spectateurs impuissants que nous étions, ils nous ont pris à parti. Je n’ai pu me résoudre à intervenir dans ce conflit. La seule chose que j’ai pu faire a été de les séparer. J’ai pris mon amie sous le bras et l’Homme a embarqué son conjoint.

En proie à la colère, elle a continué à vouloir me faire prendre partie. Comment l’en blâmer ?… J’imagine son sentiment de détresse. Se sentir seule dans son couple. Je n’ose imaginer à quel point cela peut être difficile… Je l’ai laissé vider son sac. Ses mots, ses larmes, son corps, tout traduisait son mal être. Il est une chose que je me suis toutefois permise de lui dire : à l’origine, il y a le couple…

Ne jamais oublier cette décision commune qui a été prise de fonder un foyer. De donner naissance à l’amour qui uni un couple. Cet amour qui aujourd’hui les éloigne. On lit souvent qu’à l’arrivée d’un enfant, ce dernier passe au devant de toutes les priorités. Oui, c’est vrai. Mais il me semble important de ne jamais oublier d’où vient cet enfant.

Je ne pense pas qu’elle m’ait entendu, trop aux prises avec sa rancœur. Cette amie, mon amie, je vais la revoir. Je vais l’inviter au resto et nous allons discuter. De tout ce qui la rend malheureuse. De ce statut de conjointe qui ne semble plus aujourd’hui lui convenir. Mais je garde en tête cette phrase que j’ai prononcée : ne jamais oublier qu’à l’origine, il y a le couple… Et ce, quelque soit l’issue finale à cette histoire…

Et toi, comment aurais-tu réagi? As-tu déjà été confronté(e) à telle situation? En as tu été protagoniste?

La chieuse qui sommeille en moi…

dispute couple

Faut que je t’avoue un truc. Je suis une chieuse. Pas avec tout le monde. Ouh la non. J’ai une cible particulière : l’Homme. Quand je vais mal, quand je suis en colère, quand j’en ai gros, j’ai tendance à diriger ma rancœur vers mon cher et tendre. Bah quoi ?!? Pour le meilleur et pour le pire hein (même si dans les faits, nous ne sommes pas mariés).

Jeudi dernier, j’ai passé une sale journée. Ca a commencé dès le matin avec le défilé dans mon bureau pour des requêtes plus abracadabrantesques les unes que les autres (dans le top ten, on trouve « vous comptez récupérez quand votre absence pour jour férié ? » –> le 30 février 2016 !).  J’ai alors commencé à envoyer des texto à l’Homme. Des trucs assez banals au départ. Puis j’ai corsé le ton. Je n’avais qu’une chose en tête : me prendre la tronche.

Puéril ? Oui. Stupide ? Tout à fait ! Pathétique ? Sans aucun doute !!! Mais, à un moment donné, je préfère rentrer dans la gueule de mon Homme plutôt que dans celle de mon boss ! Sauf que bah, il se trouve que l’Homme avait bien d’autres choses à faire que se lancer dans une querelle avec moi (comme travailler par exemple). De fait, il n’est pas entré dans mon jeu. Ce qui a bien sûr eu le don de m’énerver encore davantage.

Ce n’est que le soir venu qu’il a enfin compris :

  • « euh, tu cherchais à ce qu’on s’embrouille ? »
  • « oui, j’avoue que ça m’aurait fait du bien »
  • «  oups, désolé, j’avais pas capté… »
  • « mouarf, pas grave… une prochaine fois… »

Gentillet n’est ce pas ? Bah oui, mais figure toi qu’à 23h, je n’avais ni l’énergie ni l’envie de me lancer dans une joute verbale. A-t-il fait exprès d’ignorer mes pics ? Peut être… Toujours est-il que, certes, j’ai passé une journée de merde au boulot mais, au moins, mon couple n’en a pas pâti. Vais-je en tirer des leçons pour l’avenir ? Sûrement pas… Que veux tu, chieuse un jour, chieuse toujours…

E t toi, t’arrives-t-il de passer tes nerfs sur ton conjoint ? Sait-il te faire redescendre en pression ? Ou, à l’inverse, cela ne fait qu’envenimer les choses ? Dis moi tout (oui, je ne suis qu’une petite curieuse intrusive 😉 ).

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