mai 2015 archive

Le temps qui passe…

horloge

« Si cela ne tenait qu’à moi, j’attendrais encore quelques années… ». Voilà ce que m’a confiée une amie hier lors de notre déjeuner. Elle m’a fait part du fait qu’elle comptait arrêter son mode de contraception d’ici peu afin de mettre en route la « machine à bébé ».

Bientôt 31 ans, des amis pour la majorité déjà parents d’un ou plusieurs enfants, une maison, un travail, tous les éléments semblent en effet réunis pour que naisse chez elle cette envie. Sauf que ça n’est pas le cas. Enfin pas vraiment. L’envie est là certes, mais elle n’est pas encore assez impérieuse. Alors pourquoi forcer les choses ?

« Mes parents ne sont plus tout jeunes. Si je veux qu’ils puissent profiter de leurs petits enfants, je ne dois plus tarder ». Triste réalité ? Oui. Mais réalité quand même ! En effet, l’accès à la maternité peut être motivé par plusieurs éléments. Et voir ses propres parents vieillir peut en faire partie…

Est-ce cependant une bonne raison ? J’entends ce que me dit mon amie et je la comprends. Loin de moi l’idée de juger ses choix. Mais, je me suis toutefois permise de la questionner : ce que représente le fait de devenir maman à ses yeux, comment elle s’imagine une vie avec enfant, de quelle façon elle appréhende ce futur quotidien, etc. Et nous avons discuté, encore et encore, de ce vaste sujet qu’est la maternité. Finalement, beaucoup d’angoisse est ressortie de cette conversation. Invoquer le choix de « satisfaire ses parents » semble être le seul levier lui permettant de dépasser ses angoisses pour passer à l’acte.

Discuter de tout cela semble l’avoir apaisée. Quant à moi, cela m’a fait réfléchir. Cette question de voir ses parents vieillir mérite-t-elle vraiment d’être prise en considération lorsque l’on parle d’accès à la maternité ? Ne devient-elle pas encore plus impérieuse lorsque l’un de ses parents est souffrant ? Peut-on alors parler d’un « vrai » projet bébé ou du fait de « faire un enfant pour ses parents » ?

Et toi, tu penses quoi de tout ça ? Le temps qui passe a-t-il pesé dans la balance dans tes projets ?

Ne pas attendre de lui…

desperate housewives

A plusieurs reprises, en discutant avec des amies, j’ai pu constater à quel point nous attendions beaucoup de nos Hommes. Qu’ils nous écoutent, comprennent, anticipent nos besoins (et y répondent évidemment) et nous prêtent de l’attention. Or, nos Hommes respectifs ont un point commun : ils ne sont pas fins psychologues.

Hier, je suis allée boire un café chez une de mes amies. Discuter de tout cela a suscité de vives émotions chez elle. Je lui ai alors exposé mon point de vue : ton épanouissement personnel ne peut pas reposer uniquement sur ton Homme. Ca, vois tu, je pense que, malgré la plus belle des complicités, il est parfois des points que l’Autre ne sait satisfaire. Je m’explique.

Mon amie (enceinte au demeurant) me disait à quel point le fait que son Homme n’anticipe pas ses besoins la rend malheureuse. Evidemment, j’ai compris mais je n’ai pu m’empêcher de lui dire : « ce n’est pas parce que toi tu le fais pour lui que lui sait le faire pour toi ». Nous aimerions qu’ils devinent nos états d’âme et qu’ils nous apportent la réponse que l’on attend d’eux. Nous aimerions pouvoir parler des heures d’un problème (qui en fait n’en est pas franchement un). Nous aimerions qu’ils nous poussent à aller plus loin dans nos réflexions en nous questionnant encore et encore.

Or, s’il est une chose que nos Hommes ne savent pas faire, c’est précisément ça.  Ce que je disais à mon amie c’est que, de mon côté, j’ai cessé de solliciter l’Homme sur ce terrain. J’ai été trop déçue et frustrée de voir que, bien souvent, il répondait à côté de mes attentes. Pas par malveillance. Juste parce qu’il ne sait pas faire. Et c’est précisément la raison pour laquelle j’ai des amies (et un blog !). A qui je peux parler de tout. Et qui comprendront mes angoisses. Qui sauront y répondre. Avec lesquelles je pourrais discuter des heures et des heures.

Ce que je disais à mon amie : ne pas attendre de ton Homme ce pour quoi il n’est pas « doué ». Il sait te combler par ailleurs. Il se peut qu’il ne devienne jamais l’oreille bienveillante que tu attends. Mais, moi, ton amie, je suis là pour ça…

PS : j’ai discuté de tout cela avec l’Homme le soir venu. Il est le premier à reconnaître sa « médiocrité » pour ce qui est d’écouter les autres et se réjouit de savoir que j’ai d’autres épaules que les siennes sur lesquelles m’épancher…

Et toi, ton Homme sait-il se montrer fin psychologue ? Ou bien, as-tu renoncé également à attendre cela de lui ?

Attention : je ne parle pas ici des Hommes en général hein! Ne me tombez pas dessus! Je parle juste de ceux que je connais…

Les jeux préférés de mon deuzan

keep calm and stay cool

J’aime m’adonner à cet exercice consistant à repérer les jouets avec lesquels mon fils prend plaisir à jouer. Il fut une époque où il aimait manipuler les objets de notre quotidien : télécommande, magasines, tampons (oui, oui, tu lis bien. Si tu veux voir de tes yeux, c’est par ). Puis, il a eu une période où il était attiré par les jeux éducatifs. Alors aujourd’hui, où en sommes nous ?

Petit listing des jeux préférés de mon deuzan :

  • Le  « jeter »

Le principe est on ne peut plus simple : il prend un objet, quel qu’il soit (mais fragile de préférence, c’est plus fun) et le jette aussi loin que possible. Alors je sais que cette façon d’agir est une manière pour lui d’appréhender son corps et son environnement, mais bordel quoi !!! (oui, ces mots résument assez bien ma pensée, je n’ai rien d’autre à ajouter)

  • Le « déchirer »

Encore une fois, rien de bien complexe dans cette activité : un papier, une paire de mains et en avant Guingamp ! Le hic avec ce « jeu » c’est lorsque l’enfant se saisit d’un papier important type facture, feuille d’imposition (tu sens le vécu là ?!?).

  • Le « tout balancer »

Alors là, on passe à un niveau supérieur. Il s’agit en fait de réunir un certain nombre d’objets sur une surface (type table basse) pour ensuite tout envoyer valdinguer en remuant les bras. Je cherche encore le côté fun de la chose…

  • Le « camoufler »

C’est une activité très récente de mon deuzan. L’idée consiste à se saisir d’un objet et à le cacher très scrupuleusement dans des surfaces improbables. C’est de cette façon que j’ai retrouvé ses voitures sous le canapé ou encore certains Lego dans le congélateur.

J’ai essayé d’énumérer ces activités avec le plus de flegme possible. Or, si ton enfant partage certains de ces « jeux », tu sais à quel point cela peut faire dévisser. Surtout lorsque tu as droit à des combos dans la même journée : 1) je déchire ta fiche de paye 2) je m’amuse à balancer tous les morceaux de (RIP) la fiche de paye 3) je cache chacun d’eux dans les quatre coins de la maison.

Bref, j’ai hâte que mon deuzan ait fait le tour de son corps et de son environnement. Parce que je connais les bienfaits de ces diverses activités sur son développement psychomoteur. Mais je connais aussi très bien les conséquences sur ma santé mentale !

Et toi, tu les connais ces « jeux » ? Ton enfant les pratique ? Toi aussi tu te dis qu’un jour c’est ton enfant que tu vas balancer ?

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