juillet 2015 archive

Comme une envie de … riz cantonais !

riz cantonais

Des semaines sans publication. Non pas par manque d’envie. Oh non, loin de là. Mon blog me manque. Ecrire me manque. Echanger me manque. Lire me manque. Mais voilà, la vie a fait que…

Depuis plusieurs jours, je suis fatiguée. Epuisée même. Je dors, partout, dès qu’une occasion se présente. Et quand je ne dors pas, je ne suis pas au top de ma forme. Je suis barbouillée. Rien d’handicapant. Non, c’est juste contraignant…

Etre dans cet état est loin d’être évident d’autant que je suis seule avec mon terrible deuz. Education nationale oblige, j’ai la « chance » d’avoir deux mois de vacances. Oui, tu comprendras l’utilisation de guillemets si toi aussi, tu as dans ton entourage un enfant en pleine crise d’opposition. Bref, l’Homme n’ayant pas (ou peu) de vacances cet été, j’ai la garde exclusive de mon tout p ‘tit.

Et c’est difficile. Très difficile. J’ai l’impression que mon énergie s’égrène à mesure que la sienne se renforce. Et ma patience, parlons en… Elle me quitte bien trop souvent. Plus le temps passe, moins je tolère les frasques de mon fils. C’est injuste car il n’est pour rien à mon état de fatigue. Enfin pas entièrement du moins…

Car vois, il y a peu, j’ai pissé… Il y a peu, j’ai vu une pâlichonne deuxième barre… Il y a peu, un petit être a décidé, lui aussi, de pomper toute mon énergie.

Excuse la piètre qualité de ce billet. J’aurais souhaité te l’annoncer avec de beaux mots. Au lieu de ça, je lutte contre cette irrésistible envie de m’endormir. Je tente, en vain, de désembrumer mon cerveau…. J’exagère car il y a bien un truc qui tient en éveille mon cerveau : manger ! Et, à l’heure où je t’écris, j’ai comme une envie irrépressible de riz cantonais !

Bref, tu l’auras compris, l’Homme et moi attendons un heureux évènement. Alors, si toutefois cela t’intéresse, je te dis à très vite pour t’en parler davantage !

La maternité n’est pas une science…

jugement

Aujourd’hui, j’en ai gros ! J’en ai assez de lire ici et là des propos catégoriques, jugeant voire carrément accablants au sujet de la maternité. Je le dis et le redis : la maternité n’est pas une science. Petite définition (non je ne te prends pas pour une buse mais partons ensemble sur de bonnes bases) :

La science est  « ce que l’on tient pour vrai au sens large, l’ensemble de connaissances, d’études d’une valeur universelle, caractérisées par un objet (domaine) et une méthode déterminés, et fondés sur des relations objectives vérifiables » (merci Wiki !)

La science, de fait, est incontestable (bon après ça se discute sur certains points hein mais là n’est pas le sujet). Il me semble que la maternité échappe à cette définition. On ne peut utiliser les termes « universel », « objective » ou encore « déterminé » dès lors que l’on touche à ce domaine qu’est la parentalité au sens large.

Ainsi, lorsque je lis des :

« Il faut que tu le fasses dormir sur le dos  »

« Tu ne peux pas allaiter si longtemps parce que … »

« La diversification, c’est simple, il faut commencer par les fruits et ensuite les légumes »

« Tu ne dois pas stresser parce qu’il le sent  »

Tu dois, il faut, … autant d’expressions qui, à mon sens, n’ont pas lieu d’être dans la maternité… Bien sûr, on peut partager son expérience, échanger des conseils, faire part de son ressenti mais arrêtons d’être aussi catégorique… Une approche manichéenne (j’ai bouffé un dico hier soir) en BIEN/MAL n’est pas entendable.

Ce n’est pas parce que :

  • C’est la recommandation du moment
  • C’est arrivé au fils du neveu de la tante de ma mère
  • C’est écrit dans les bouquins
  • Etc.

Que l’on peut considérer ça comme vrai et irréfutable… Ainsi, si la maternité n’est pas une science, il n’est pas UNE façon de faire, penser, dire, agir et réagir. Je dirais qu’il existe autant de maternité qu’il y a de mères (et de pères) dans le monde. Alors pitié, pas de jugement, pas de condamnation, pas de jet de pierre mais de l’échange, de l’écoute et du partage… Oui ce que j’écris est neuneu à souhait mais il faut que ça sorte…

Il n’est pas UNE maternité mais SA maternité…

Et toi, tu veux rejoindre le club des « j’en ai rien à fout’ de tes jugements, j’fais bien c’que j’veux ! » ?

La violence des mots…

masque joie triste

Nos voisins ont accueilli, il y a sept mois maintenant, un petit garçon dans leur vie. Joie, bonheur, paillettes, toussa toussa, sauf qu’à cet âge, ces counasses de dents font leur apparition… C’est donc très souvent que nous entendons leur enfant pleurer de douleur, de jour comme de nuit. Et hier soir, alors que nous dinions dehors avec un couple d’amis, nous avons entendu notre voisin dire « put** j’en peux plus de cet enfant !!! ».

Mon amie, nullipare mais sur le point d’accoucher, me regarde alors avec des yeux ronds et me dit « t’as entendu ??? Comment il a osé dire ça ??? ». Euh, comment te dire…

La venue au monde d’un enfant, ça te transporte, ça t’anime, ça te rend vivant comme jamais et ce, dans le positif COMME dans le négatif… Ca te prend aux trippes, ça t’envahit, ça t’obnubile, ça occupe tout l’espace… Tout prend sens mais plus rien d’autre n’a de sens… Tu vis pour lui, par lui, avec lui, en fonction de lui tout le temps. Tu t’oublies, tu n’existes plus, tu mets de côté tes besoins pour cet enfant, ce tout petit être, qui ne dépend que de toi…

Mais ce petit être, bien malgré lui, peut te malmener pour diverses raisons : les dents, les troubles digestifs, le RGO, le sommeil, l’appétit, etc. Et il pleure, car il ne sait et ne peut que s’exprimer ainsi. Alors il pleure encore et encore et toi, tu es là, impuissante. Tu en veux à la terre entière : aux médecins, aux proches, à toi surtout, face à ton incapacité à soulager cette douleur… Puis, parfois, lorsque tu es au bout du rouleau, tu lui en veux à lui… Et les mots sortent, parce que tu n’arrives plus à contenir…

« Je n’en peux plus de cet enfant »

Ces mots, je les ai prononcés. Et d’autres encore. Parce que c’était vrai. Bien sûr, lorsque l’on prend le temps de réfléchir, on s’aperçoit que c’est de soi dont on ne peut plus en réalité : se sentir démunie, désarmé, incompétent comme jamais… Etre parent c’est aussi ça, se sentir mauvais et en vouloir parfois aux autres…

Oui, il m’est arrivée d’avoir des mots malheureux à l’égard de l’être que j’aime le plus au monde… Mais finalement, ces failles, erreurs, lacunes, défauts, n’est ce pas précisément ça qui fait de nous des êtres humains ?…

Et toi, t’est-il déjà arrivé de « déraper » de la sorte ?

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