septembre 2015 archive

Le premier enfant : enfant prototype ?

postpartum https://muneen.wordpress.com/tag/depression-post-partum/%5B/caption%5D

Plus je me rapproche du statut de multipare, plus je me dis que mon tout p’tit a vraiment essuyé les frais de mes maladresses. Avec lui, j’ai appris à être mère… Et je pense qu’aujourd’hui, je suis bien meilleure mère que je n’ai été…

Avec mon fils, j’ai tout appris : les biberons-régurgitations, lavages de nez-noyades, selles-carambar, etc. J’ai appris les gestes mais j’en ai appris sur moi aussi. J’ai découvert à quel point je pouvais me transformer en Mister Hyde lorsque je suis crevée. J’ai remarqué à quel point je ne supporte pas ne pas avoir ne serait ce qu’un minimum de temps pour moi dans une journée… J’ai vu mes angoisses se décupler avec l’arrivée de mon enfant, angoisses qui pour la plupart n’avaient pas lieu d’être. J’ai constaté à quel point mon fils a révélé le meilleur mais aussi le pire de ma personnalité…

Aujourd’hui, j’attends mon deuxième enfant. J’aborde les choses plus sereinement. Je connais les gestes, les astuces, réactions à avoir. Pas tous certes. Mais je suis nettement plus calée que je ne l’étais à l’arrivée de mon fils. Mais surtout je me connais mieux. Je pense pouvoir être en mesure de repérer les signaux d’alarme avant de vriller (je te rappelle mon congé maternité mon enfer).

Avec mon fils, j’ai procédé par essai/erreur. Et je peux te dire que des boulettes, j’en ai faites ! Je ne m’en flagelle pas. Ces boulettes m’ont permises d’avancer et d’être une meilleure mère aujourd’hui qu’hier.

Avec mon second, j’envisage les choses autrement. Je suis plus « rodée » et surtout bien moins angoissée. Avant l’arrivée de mon tout p’tit, j’étais dans une démarche pragmatique : comment s’équiper pour un enfant ? Je ne connaissais rien ! Aujourd’hui, ayant déjà cet équipement, je me laisse davantage aller à mes rêveries : prendre des cours de portage, lire sur l’allaitement, chiner pour faire une belle décoration de chambre, etc.

Finalement, chaque grossesse a une saveur toute particulière…

Et toi, t’en dis quoi : premier enfant = enfant prototype ?

S’avouer fragilisée…

faille

Si tu me suis, tu sais que, depuis le mois de juillet, j’héberge un petit locataire (oui tout petit car il mesure à peine 10 cm). Mais tu sais aussi peut être, qu’avec cette grossesse, je dérouille sameyre ! Et figure-toi que ça commence sérieusement à entamer mon moral…

Sur mon blog, j’ai toujours pris pour habitude de dire tout de moi : ma vie, mes ressentis, mes angoisses, … Sauf que, dans la vie, la vraie, je ne suis pas comme ça. Je suis une personne pudique. Quand ça ne va pas, je ne le dis pas. Pour ne pas déranger. Pour ne pas mettre mal à l’aise. Pour ne pas gêner.

Mais aujourd’hui, ça ne va vraiment pas… Ces maux de grossesse m’usent et m’épuisent. Pourtant, lorsque l’on me demande si ça va, je me contente d’un « oui, ça va ». Seule une personne fait exception : l’Homme. A lui, je dis tout. Sauf qu’il se trouve bien démuni face à ma souffrance. Il me conseille d’aller voir mon médecin, ce à quoi je réponds « je ne vais pas aller chez le doc pour ça voyons ! ». Je pourrais en parler à mes amis, à ma famille. Mais je n’ose pas. Je ne veux pas les inquiéter. Et puis, que pourraient-ils pour moi si ce n’est m’écouter me plaindre ? (je déteste me plaindre !)

Ce soir, j’ai rendez vous chez la sage femme. Ma sage femme. Celle qui m’a fait la préparation à la naissance pour mon fils. Celle que j’ai déjà rencontrée au mois d’août. Celle avec laquelle je veux avoir un rapport de confiance. Celle avec qui je veux créer une relation privilégié durant ce moment si particulier de ma vie. Mais vais-je oser lui dire que je vais mal ? Vais-je parvenir à faire tomber ces foutues barricades qui m’encerclent ? Vais-je réussir à m’avouer fragilisée ?…

Et toi, arrives tu à mettre des mots sur tes maux ? Ou bien es tu, comme moi, une handicapée des sentiments ?

Choisir pour lui…

interrigation

Etre parent, tu le sais, c’est du bonheur, des galères, de la joie, de la tristesse… Tu peux passer en un quart de seconde par un panel d’émotions du genre :

  • Moi : mais qu’est ce que t’as fait avec les chaussures de maman !! Mais c’est du feeeuuuutttrrrree !!!!!!
  • Lui : Ai fait un dessin pour maman
  • Moi : Mais oui mais non enfin !!! On crayonne pas les chaussures ! Demande du papier si tu veux faire des dessins à maman
  • Lui : Ai fait des cœurs pour maman
  • Moi : *cœur fondu et larme à l’œil*

Mais être parent c’est aussi avoir à faire des choix pour son enfant. Décider pour lui ce qui sera le mieux. Sans être sûr que cela lui convienne vraiment. Prendre des décisions qui s’avèrent ne pas être les plus pertinentes. Regretter. Mais aussi parfois, être content de soi car on a ciblé juste. Mais ça, on ne le sait qu’après…

Pourquoi je te parle de ça? Et bien, vois-tu, la semaine dernière, à la crèche, une animatrice m’a dit la chose suivante « votre fils va vers les autres pour jouer avec eux. Mais, vu sa carrure, les autres enfants sont impressionnés et ne jouent pas avec lui ». AYEUHHHH !!!! CA PIQUE !!!!

Il est vrai que mon fils est dans les courbes hautes (niveau poids et taille). A mes yeux, il se rapproche plus de Casimir que de Sebastien Chabal… Mais visiblement, ce n’est pas le regard que les autres enfants portent sur lui… Ils ne se sentent pas confiants en présence de mon fils. Je l’imagine, deux petits voitures en mains, se diriger vers un de ses camarade pour jouer avec lui, camarade qui fuit à son arrivée. Et mon enfant qui reste là, pantois, une voiture dans chaque main, seul…

Ca me travaille. Beaucoup. J’y pense. Souvent. Trop souvent. Et je cherche une solution. M’en vient alors une potentielle en tête : et pourquoi pas l’école ?… Peut être que mon fils n’a plus sa place en crèche. Déjà deux années de suite au sein du groupe des grands. Parvient-il encore à s’y épanouir ? Ne ferait-on pas mieux d’envisager une entrée à l’école pour le mois de janvier ? Peut être s’y ferait-il des petits copains ? Ou pas… Peut être n’est il pas prêt. Peut être n’en a-t-il pas envie. Peut être se sent-il bien à la crèche. Peut être est ce moi qui projette toutes mes inquiétudes alors que lui vit les choses sereinement… Arrrghhh ! Il n’y a pas de quoi s’arracher les cheveux franchement ?!?

Comme j’ai hâte, mon fils, que tu puisses formuler ce que tu ressens. Que tu me dises ce que tu veux. Bien sûr, tu me parles à ta façon. Tes mots, tes gestes, ton comportement en disent long sur ton état d’esprit. Mais tout de même… Vivement mon fils que tu me dises si je fais bien… ou pas.

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