octobre 2015 archive

Se reprendre en main…

grossesse 3 mois

Si tu me suis, tu sais que ce début de grossesse s’avère quelque peu chaotique. Oh pas d’inquiétude du côté de bébé… Aux dernières nouvelles, ce dernier se porte comme un charme. C’est plutôt du côté de l’incubateur que ça déconne ! En résumé, disons que j’ai du oublier de lire les astérisques en bas de page lorsque j’ai signé pour cette grossesse n°2

* Vous vous engagez, et ce sur une période plus ou moins prolongée, à en chier des copeaux de bois c’est-à-dire à subir nausées, maux de tête, épuisement, sciatique, … sans qu’aucun remède ne soit totalement efficace.

Mais, depuis quelque temps, j’ai dis stop au larmoiement et à l’apitoiement (je me réserve néanmoins le droit de déverser mes plaintes soporifiques auprès de l’Homme). Je vis actuellement ce qui sera sans doute ma dernière grossesse. Celle-ci n’est certes pas comme je l’imaginais mais je me dois d’en profiter sous peine de le regretter par la suite… J’ai donc décidé de me reprendre en main. Comment ??? Et bien en me chouchoutant…

  • Acte I : le shopping !!!

Hier, j’ai mis ma plus belle culotte pour aller flâner dans les magasins à la recherche de jolis vêtements de grossesse. C’était bien sûr sans compter sur la pauvreté des magasins de ma ville. J’ai tout de même trouvé mon bonheur en achetant des fringues qui collent à mon style pré-grossesse. D’ailleurs, pour me « forcer » à m’habiller (correctement j’entends hein, je ne me balade pas nue), j’ai décidé de poster sur les réseaux sociaux (Facebook et Instagram en particulier) une photo « tenue du jour ». Si t’es en manque d’inspiration et que mon style te plait, n’hésite pas à me follow bébé (Maître Gims, sors de ce corps !!!).

  • Acte II : les soins…

Pendant la grossesse, la peau change. Beaucoup s’accordent à dire qu’il s’agit d’une période bénie où cheveux, ongles et peau sont sublimés. Encore une fois, j’ai du rater la période d’inscription car je donne plutôt dans la face de pizza que dans la fesse de bébé (quoique, avec un petit érythème…).  Il s’agit là de ma mission du jour : me procurer des soins qui vont convenir à la conjoncture actuelle.

  • Acte III : mes proches

Depuis le début, la douleur a tendance à me renfermer sur moi-même. Je suis autocentrée, fixée sur mon mal être. Or, autour de moi, se passent de bien jolies choses que je ne peux rater en particulier concernant mon fils. Il grandit à une vitesse folle et je ne peux rater ça. Il me faut donc profiter de lui, d’autant que le temps qu’il nous reste en solo nous est compté ! Et qui sait, peut être que son énergie sera communicative… J’ai d’ailleurs beaucoup pensé à lui ces derniers temps dans mes virées shopping dans la mesure où, d’une part, j’ai effectué tous ses achats de Noël et, d’autre part, je l’ai habillé pour l’hiver (d’ailleurs, si l’une ou l’autre de ces thématiques t’intéressent, n’hésite pas à me le dire que j’en fasse un billet sur le blog).

Puis il y a mon Homme. Mon roc. Celui qui fait en sorte d’alléger en permanence mon quotidien. Il est sur tous les fronts : cuisine, ménage, courses, garderie, etc.  Demain, nous allons célébrer nos 7 ans de vie commune et je vais sauter sur l’occasion pour lui concocter un dîner élaboré avec tout ce qu’il aime : du gras ! (au passage, note que notre couple s’est formé le jour d’Halloween et la veille de la Toussaint. Que veux tu, on est glam’ ou on ne l’est pas !). Il me faut profiter de lui avant l’arrivée de bébé.

Bref, tu l’auras compris, c’est pleine de bonnes résolutions que j’attaque cette rentrée (on peut dire que les vacances de la Toussaint m’ont fait le plus grand bien). J’espère que cela durera sinon n’hésite pas à me mettre une claque au cul en me rappelant tout ce que je viens d’écrire !

Bon et sinon, ça va toi ? Ca fait un moment que je ne suis pas venue par ici… Raconte moi, quoi de neuf par chez toi ???

Chialer c’est pour les faibles !!!

larme

Pour les femmelettes, les lâches, les gringalets, les mauviettes, etc. Bref, chialer c’est pour les faibles !!! Si tu chiales, c’est que tu n’as pas suffisamment de force de caractère. Chialer c’est pour ceux qui n’ont pas de pudeur. Chialer c’est pour ceux qui ne savent pas affronter la vie.

Ce discours n’est évidemment pas celui que je tiens. Mais c’est celui dans lequel j’ai baigné durant toute mon enfance. Pleurer n’était pas interdit. Pire, pleurer était humiliant. Ainsi, enfant, je ne pleurais pas. Ado, je ne pleurais pas non plus. Adulte, tu connais la suite…

Je ne me cachais pas pour pleurer car, même seule, je ne m’y autorisais pas. D’ailleurs, pourquoi parler au passé alors qu’aujourd’hui encore, c’est le cas. Du haut de mes 31 ans, je ne sais pas pleurer. L’envie est là (encore plus depuis que je suis enceinte d’ailleurs) mais les larmes restent bloquées et forment une boule dans ma gorge.

Le problème est que cela a des répercussions dans mes relations. Je ne me sens pas sincère dans ce que je donne à l’autre. Par exemple, la dernière fois que j’ai eu envie de pleurer (je te passe le reportage animalier où un petit agneau était séparé de sa maman) remonte à mon dernier rendez vous chez la sage femme. Pour que tu y vois plus clair, je vais te copier le message que j’avais alors posté sur Facebook :

Elle prend son doppler. M applique le gel. Pose la sonde sur mon ventre et part a la recherche de ma crevette. 5min passent. Rien. 10minutes. Toujours pas de signe de vie. 15 minutes. Pitié pas ça… Elle décide d arrêter d explorer, se voulant rassurante. Elle choisi de me faire la séance d acupuncture, pensant sans doute que cela ca me détendre. Il n en est rien. 30 minutes. Seule. Des aiguilles enfoncées partout dans le corps. Et ma tête qui s imagine les pires scénarios. C’est fini. Il va me falloir faire mon deuil. Puis la séance arrive à sa fin. La sage femme voit que je suis plus bas que terre. Elle veut retenter le doppler bien qu’elle ne soit pas inquiète. Elle pose a nouveau la sonde sur mon ventre. Et le plus beau son qui soit au monde retentit. Il est là. En moi. En vie.
Bref j avais rdv avec ma sage femme et j ai passé l heure la plus longue de ma vie…

Oh comme j’ai eu envie de pleurer… Et comme ça a été difficile pour moi de ravaler ces larmes qui commençaient à brouiller ma vue. Pourtant je n’ai rien montré. J’ai verbalisé mon angoisse à la sage femme mais rien de plus.

Dans mon entourage plus ou moins proche, je suis « la femme sans cœur ». S’ils savaient…

Et toi, t’autorises tu à ouvrir les vannes ?

Ne pas le voir grandir…

gros-mots

Hier soir, l’Homme et moi discutions. De tout, de rien, de la vie, de la mutation des vers de terre au Népal, etc. Le tout p’tit était là, à jouer à nos côtés. Une configuration qui s’est présentée un nombre incalculable de fois depuis sa naissance. Sauf qu’une donnée semble avoir échappée à son père comme à moi : notre fils grandit et nous n’en mesurons pas les conséquences…

Car, vois tu, aujourd’hui, notre enfant comprend. Tout. Et répète aussi. Souvent. Alors oui, tu vas me dire « bah il serait temps que tu réalises ma grande ! Ah mais au fait, t’es pas psy toi ? T’es pas censée être calée niveau développement cognitif des mômes ? Bouh !!! La psy en pâte à fixe !!! » (moi, sévère envers moi-même ? Jamais !).

Sauf que, lorsqu’il s’agit de son propre enfant, on a souvent les yeux en trous de pine. Là encore tu vas me dire : « non mais t’as de la bouillabaisse à la place de la matière grise ou quoi ? ». Et bah oui ! Oui je débarque. Parce que c’est mon premier enfant. Parce que pour moi, il a toujours deux mois. Parce que je m’autorise toujours à parler comme avant en mode « t’as vu la voisine ? Elle aurait pas un peu pris du cul ??? » (et entendre le mot « cul » sortir de la sainte bouche de mon fils, et pas qu’une fois bien sûr!). Parce que je ne peux plus parler de cadeaux de Noël sans avoir sa petite oreille qui traîne (« cadeaux ? Pour Sauel ? Où ? Où les cadeaux Sauel ?). Parce que je ne peux plus vider mon sac sur ma mère en sa présence (« con mamie ? C’est quoi con ? »).

Bref, il va me falloir me réaménager face à ce petit homme en devenir. Qui comprend tout. Qui apprend chaque jour de nouveaux mots. Qui mémorise un nombre incommensurable d’informations. Qui grandit, tout simplement…

Et toi, t’as du faire des efforts pour arrêter de jurer comme un charretier/critiquer tes proches/évoquer la moindre surprise devant ton enfant ? Comment t’as fait ? Parce que moi, aujourd’hui, je ne vois que le bâillon !

PS: Sauel = Samuel. Si tu ne le sais pas encore, c’est que tu ne me suis pas encore sur Facebook. Pour cette faute impardonnable, je te demande de répéter 10 fois « je ne suis pas qu’une mère » et de filer prendre un bon bain chaud!