novembre 2015 archive

Ma whishlist de Noël

wishlist

Noël arrive à grand pas et, comme chaque année, l’Homme me tanne pour savoir ce qui me ferait plaisir. Tous les ans, je lui donne des idées et, tous les ans, il tape à côté. Je profite donc de la merveilleuse opportunité que m’offre mon blog : dresser ma wishlist de Noël (regarde bien choupi, je t’ai même mis les liens, t’as plus qu’à cliquer!).

Kiabi 12 euros

Kiabi 12 euros

Du confort, du cocooning pour rester bien au chaud à la maison.

abonnement cosmo

Abonnement Cosmopolitan 22 euros

Pour le cadeau, j’aurais une petite préférence pour la palette Nude Attitude (c’est noté choupi? La palette. Pour les yeux. Pas les rouges. Pour les lèvres).

  • Des livres

livres

Pour info choupi, ma dernière lecture est « Le Livre des Baltimore » de Joël Dicker. Pour t’aider dans ton/tes choix, tu vas sur Amazon, tu tapes l’intitulé du livre et, ô magie, le site va te proposer tout un tas de bouquins dans le même mood (attention toutefois, j’ai également lu « La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert »).

coffret karité the body shop

Coffret karité TBS 25 euros

Pour éviter que ta femme chérie ait des vergetures (bon ok, depuis le début je te dis que, si je dois en avoir, j’en aurais mais quand même! Mieux vaut prévenir…)

Coffret idealia vichy 18,31 euros

Coffret idealia vichy 18,31 euros

Tu l’auras sans doute remarqué, depuis la grossesse, j’ai la peau qui mue. Elle rougit et part en lambeau. Ne t’inquiète pas, je comprends que tu sursautes parfois le matin en voyant ma tronche. Je ne t’en veux pas. Mais si tu veux m’aider à résoudre ce souci, le coffret de Vichy me semble tout bonnement magique!

Et voilà!! Tu auras remarqué que je n’ai fait aucune référence au make-up (car oui, je sais, ça déborde dans la salle de bain). De même, compte tenu de mon état baleinesque, j’ai mis de côté vêtements et chaussures.

Sache enfin que ces présents sont à la fois pour moi mais aussi pour toi choupi. Si tu veux que je reste un minimum coquette durant les mois qui viennent, cela ne tient qu’à toi. Et puis avec l’accouchement, la chute hormonale, le post partum, je pense que prendre soin de ma personne ne peut m’être que bénéfique!

Et toi, t’as envie de quoi pour Noël???

Faire le deuil d’une grossesse idéalisée…

grossesse pathologique

Après avoir vécu une première grossesse des plus sereines, je m’attendais connement naïvement à ce qu’il en soit plus ou moins de même pour la seconde. Oui bon ok, je sais bien qu’on ne peut évidemment pas comparer une grossesse à une autre mais bizarrement, lorsque cela se passe bien pour la première, tu te dis que tu dois avoir « ça » dans le sang (range moi ton sourire moqueur s’il te plaît !).

Tu l’auras compris, cette seconde grossesse ne se déroule pas comme prévu (comme si on pouvait prévoir quoique ce soit en de pareilles situations). D’abord des symptômes typiques mais très prononcés : nausées, épuisement, douleurs ligamentaires, etc. Fort heureusement pour moi, les nausées se sont grandement atténuées au second trimestre. Rapidement remplacées par d’autres soucis malheureusement…

En effet, depuis plusieurs semaines maintenant, j’ai tendance à avoir quelques contractions. Rien de douloureux. Plutôt un sentiment de gêne, d’inconfort. J’en ai bien sûr parlé à ma sage femme lors de mon dernier rendez vous : « en deçà de dix contractions non douloureuses par jour, on ne s’inquiète pas » Ok, ça me va !

Sauf qu’un jour, j’ai eu bien plus de 10 contractions/jour. Et malgré le repos que je me imposée, rien n’y a fait. A cela se sont ajoutés des maux de tête assez virulents. Bref, dès le lundi matin, j’ai pris rendez vous chez mon médecin traitant (qui a une spécialité en gynécologie). Elle m’a pris en urgence (et là, à la fois, tu te dis « cool ! » et « ça sent le pâté ! »), a procédé à un examen classique et gynécologique. Bilan des courses : hypertension + modification du col suite aux contractions. Elle m’a prescrit un arrêt, d’abord d’une semaine, me demandant de revenir la voir le mardi suivant, soit hier.

Résultat : mon arrêt est prolongé. Sortie interdite. Repos forcé. Pas de port de charge (et sache que, dans ce cas, ton enfant est considéré comme charge). Pas de voiture. Bref, il me faut rester allongée le plus possible. Evidemment, cela implique un certain nombre de renoncements (en particulier celui de ne pouvoir me rendre aux E-fluent, évènement blogueur qui me tenait vraiment à cœur).

Ma situation sera réétudiée la semaine prochaine, lors de mon rendez vous mensuel chez la sage femme. Et je ne te cache pas espérer pouvoir reprendre le boulot. Car si mon arrêt est renouvelé, il va me falloir faire le deuil de tout un tas de « petits riens » :

  • Emmener mon fils à Disneyland pour les fêtes
  • Réunir ma famille autour du repas de Noël
  • Me rendre dans les magasins pour combler de présents mon entourage
  • Errer dans les rayons layette
  • Préparer la chambre de bébé

Rien de dramatique en soi mais il me faut me préparer à cette éventualité… Bien sûr je trouverai des moyens de compenser ; bien sûr l’essentiel reste que bébé aille bien ; bien sûr je me dois de le protéger… Toujours est il que cela reste parfois compliqué de faire le deuil d’une grossesse idéalisée…

L’inassimilable…

puzzle cerveau

Mon premier article après tout « ça » ne pouvait être qu’à mon image : par la raison. Attention, je ne prétends pas être maître Yoda, bien au contraire. Mais ma manière de réagir face aux événements « traumatiques » est d’intellectualiser c’est-à-dire d’étouffer mes émotions pour laisser place à la théorisation…

Aujourd’hui, j’ai donc envie de te faire part de mon analyse de ce que je vois. Pas mon analyse des évènements. Ouh la non ! Mon cerveau n’est pas du tout paramétré pour ça (d’autant qu’avec tout ce que je bouffe en ce moment, il baigne dans l’huile le pauvre). Mais de ce que je peux voir, entendre, lire de mon entourage (proche et moins proche).

De part et d’autre, j’observe des réactions toutes plus différentes les unes que les autres :

  • Celui qui reste branché H24 sur la chaîne info pour connaître le moindre détail de la situation
  • Celle qui ne peut contenir son émotion face à tout cela car elle se sent touchée au plus profond de son intégrité
  • Cet autre qui, pensant tenir un scoop, donne dans la fausse information
  • Lui qui est à la recherche de la moindre photo prise ce soir là
  • Et elle qui dit qu’elle fait le choix de ne plus sortir car elle est tétanisée par tous ces événements…
  • Etc.

Toutes ces réactions, lorsqu’elles ne collent pas aux nôtres, peuvent paraître disproportionnées, déraisonnables voire même exagérées… Pourtant, selon moi, ces réactions sont l’œuvre du cerveau qui travaille à assimiler l’inassimilable. Car ce qui s’est passé vendredi est de l’ordre de l’inassimilable… Guerre, attentat, kamikaze, sont des termes que nous connaissons théoriquement mais qui n’ont pas de « représentation » dans notre psychisme. Si je vous dis « chat », « gâteau » voire même « accident de voiture », vous arriverez en fermant les yeux à vous imaginer les choses. Mais cela n’est pas le cas pour les termes « guerre », « attentat », « kamikaze ». Enfin ça n’était pas le cas, jusqu’à récemment…

Nous avons donc été tous dans l’obligation de réagir face à ces évènements. Certains ont émis le souhait d’en parler encore et encore jusqu’à épuisement. D’autres ont laissé aller leurs émotions afin de se décharger d’une trop grosse peine. Mais il y a aussi ceux qui ont pris le parti d’en rire, de se rassembler, de manifester, … Et puis la vie reprend son cours progressivement pour d’autres. Mais ça n’est pas le cas de tout le monde. D’autres sont encore figés dans l’effroi, dans la haine, dans l’incompréhension. Il ne s’agit pas pour moi de faire un catalogue de toutes les réactions possibles mais de démontrer une chose : il est autant de réaction possible qu’il n’est d’être humain…

Face à l’inassimilable, plusieurs éléments entrent en considération : nos traits de personnalité, notre niveau de connaissance de la situation, nos mécanismes de défense, notre degré d’implication, autant de paramètres qui contribuent à susciter des réactions allant du « trash tragique » à « l’indifférent vindicatif ».

Aucun être humain n’a le même bagage cognitif, affectif, social qu’un autre. Ce qui explique que, parfois, nous ne comprenons pas les réactions de nos semblables. Mais ce qu’il me semble important de garder en mémoire, c’est que chacun fait comme il peut avec les moyens qu’il a… Ce qui me semble exagéré peut te sembler complètement approprié et réciproquement.

Alors que faire de tout cela ? Et bien j’ai envie de te dire : fais en ce que tu en veux. Pour ma part, même si évidemment il m’arrive d’être dans le jugement, je garde ces dits jugements pour moi. Même s’il m’arrive de lever les yeux au ciel en lisant tel ou tel commentaire sur les réseaux sociaux, je ne vais pour autant pas commenter. Même si j’entends ce qui me semble être une absurdité dans une conversation, je vais simplement m’en aller. Je me mets en retrait. Car j’ai fait ce choix là. Le choix de ne pas me perdre dans tout cela…

1 2 3