janvier 2016 archive

Ma mère, mon poids et moi…

pèse personne

Il y a à peine une heure, j’étais au téléphone avec ma mère. Je lui racontais la façon dont s’est déroulé le rendez-vous du 7ème mois dont je sortais à peine : « bébé va bien, maman va bien, tout va bien ». Informations insuffisantes à ses yeux puisqu’elle n’a pu s’empêcher de me demander, et ce comme elle le fait à chaque fois, « et tu as pris combien ? ».

De mes souvenirs les plus lointains, ma mère a toujours été préoccupée par mon poids… Toute petite, j’ai souvenir d’avoir été mise au régime. « Tu n’es pas grosse, tu es dodue » se plaisait-elle à me répéter. Sauf que moi, mon poids je m’en moquais bien. Au début du moins… Parce qu’évidemment, à force d’entendre qu’on est en surpoids, qui plus est de la bouche de sa mère, on finit par s’en convaincre. Je dirais même qu’on finit par coller à l’image qu’on nous renvoie. Et en effet, j’ai toujours été rondelette.

J’ai donc fait des régimes à répétition. J’ai d’ailleurs l’impression que ma « jeunesse » n’a été qu’un bouquin de régime. Evidemment, sans grand effet puisque je suis tombée dans le cercle vicieux qu’est le fameux yoyo : perdre 5 kilos pour en reprendre 7…

Puis, j’ai quitté le domicile parental pour aller faire mes études. Plus ma mère sur les talons, j’étais enfin libre. Sauf que la nourriture était devenue ma meilleure ennemie : manger quand on est heureux, manger quand on est déprimé, manger, manger, manger… Ma mère condamnait ce comportement. Mais, plus elle condamnait, plus je m’empiffrais…

La vie a suivi son cours. J’ai fini mes études. Rencontrer mon homme. Me suis installée. Pacsée. Puis je suis tombée enceinte. J’ai donné naissance à mon premier enfant. Puis, j’ai sombrée dans une belle dépression post partum. Et tous mes kilos se sont envolés. Même plus encore. Avant de tomber enceinte de bébé 2, j’avais atteint un poids que jamais je n’avais connu (depuis l’adolescence du moins). Tout le monde s’inquiétait de me voir fondre comme neige au soleil. Tout le monde sauf ma mère bien sûr. Ah ça, elle se réjouissait bien de voir sa fille entrer dans un 36. Qu’elle était fière ! Peu importe l’enfer par lequel j’étais passée, seul comptait le résultat : sa fille était mince !

Et aujourd’hui, alors que je suis enceinte, ma mère se préoccupe encore et toujours de mon poids. Son inquiétude est la suivante : ne grossis surtout pas trop si tu veux retrouver ta ligne d’avant grossesse. Ainsi, lorsque je lui dis fièrement que je n’ai pris qu’un seul kilo ce mois ci,  voici la première chose qu’elle trouve à répondre « ah… fais attention tout de même ! Ca risque d’être difficile à perdre tout ça… ».

J’aimerais pouvoir me détacher de ses propos. Mais je n’y arrive pas. En l’espace d’un quart de seconde, elle est parvenue à remplacer mon sentiment de fierté par de la honte mêlée à de l’inquiétude : c’est vrai que ça commence à faire pas mal de poids… Et si je ne parvenais pas à les perdre… Et si je redevenais la jeune femme « dodue » que j’ai été…

J’ai beau être devenue adulte, les paroles de ma mère conservent une influence bien trop importante… Bien sûr, je m’en détache davantage que par le passé mais cela n’est pas suffisant. J’ai l’impression que cette question du « poids » me hantera (me pèsera) toujours. Ainsi va la vie…

Mais s’il est une chose dont j’ai conscience, c’est que je ne veux pas reproduire cela avec mes enfants. Chaque mot qui sort de la bouche d’un parent compte. Un mot peut combler mais aussi profondément blesser. Un mot peut rester graver toute une vie….

 

Ne pas retomber dans la dépression post-partum : un juste équilibre entre maîtrise et lâcher prise…

postpartum_depression

S’il est une chose que j’appréhende avec l’arrivée de bébé 2 (en dehors de l’accouchement et de son état de santé bien sûr), c’est bien de replonger dans l’état que j’ai connu pour mon fils. J’ai nommé : la dépression post-partum ! Cet état d’anesthésie affective, cette détresse émotionnelle, ce sentiment d’isolement, … Bref, il n’est pas question de parler, une fois de plus, de cette période de ma vie. Au contraire, je souhaiterais te parler aujourd’hui de ma « stratégie anti-dépression post-partum » (oui, rien que ça !).

Après avoir longuement réfléchi, je pense (j’espère !) que la meilleure façon de se « protéger » de la DPP (=dépression post-partum) réside en un juste équilibre entre maîtrise et lâcher prise. J’ai fait le point sur ce qui avait déconné après la naissance de mon fils. Et je me suis aperçue que j’étais beaucoup trop dans le contrôle. Sauf qu’il est bien une chose qu’on ne peut contrôler, c’est la maternité au sens large du terme : la façon dont on va s’approprier son rôle de mère, comment va se comporter son enfant, la relation qui va s’instaurer, etc. Or, c’est précisément tous ces aspects que j’ai souhaité maîtriser : je voulais être une bonne mère, une mère parfaite. Grave erreur…

Aujourd’hui, avec le recul, je sais qu’il est des choses que l’on peut maîtriser et d’autres pas. Par exemple :

  • Le sommeil de son enfant –> échappe à toute forme de maîtrise !
  • La propreté de son logis –> ça peut se maîtriser mais, à mon sens, mieux vaut lâcher prise les premiers temps
  • Le sentiment d’isolement que peut ressentir maman –> ça peut se maîtriser (si, si et j’ai déjà un plan d’attaque dont je te ferai part ultérieurement !)

Bref, tu vois le genre… Bien sûr, je ne dis pas que mon plan sera magique et que je ne sombrerai pas à nouveau… Mais, vois-tu, je me connais. Très bien. Et je sais comme je peux vite péter une pilule. Je ne veux pas revivre ça. Alors, j’ai décidé de préparer mon congé maternité. Oui, oui, tu me lis bien… Certains préparent bien leur retraire, pourquoi ce ne serait pas le cas avec le congé mat’ ?… Et mon plan d’action, sur le papier du moins, un juste mélange entre maîtrise et lâcher prise…

Je ne me leurre pas. Je sais bien qu’il y a de fortes chances, qu’une fois bébé présent, tout vole en éclat. Mais s’il y existe une infime chance que ma « stratégie anti-dépression post-partum » fonctionne, je veux la saisir ! Cette fois ci, je veux mettre toutes les chances de mon côté !


 

Alors, ton verdict ? Ma stratégie anti-dépression, utopiste ou réaliste? Si toutefois cela t’intéresse, je te donne rendez-vous très bientôt pour te présenter mon plan d’action !

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