mars 2017 archive

Il me manque…

couple main dans la mainCe matin, je me suis réveillée, encore plus fatiguée que la veille… Tu étais déjà levé, en train de donner son biberon à bébé. Je me suis occupée des enfants pendant que tu prenais ta douche, puis tu as pris le relai lorsqu’a été mon tour de me laver… Ce matin, comme beaucoup d’autres en ce moment, nous avons à peine échangé deux mots… Ce matin, nous nous sommes croisés, comme deux simples colocataires… Ce matin, le manque de toi s’est encore installé davantage…

Nous avons beau lutter, nous ne trouvons plus l’énergie pour notre couple… Il faut dire que les nuits hachées et les maladies infantiles multiples et incessantes ne nous aident pas… Les journées se suivent et se ressemblent. L’adage « métro-boulot-dodo » n’aura jamais été aussi approprié…

Nous en discutons régulièrement (enfin sur les cinq minutes que nous trouvons à partager dans la journée). Nous essayons de nous rassurer en nous disant que cela va passer. Malgré tout, les faits sont là : nous ne sommes plus que des parents…

Je sais, pour en avoir des exemples dans notre entourage, à quel point les choses peuvent rapidement dégénérer… Le manque d’attention au quotidien, la vie en parallèle, la fatigue, la lassitude, la routine, etc.,  autant de petits riens qui peuvent faire vaciller un couple… Je ne veux pas être de ceux là…

Il va de soi que mes enfants comptent plus que tout ! Mais mon Homme est mon pilier. Mon repère. Sans lui, je ne peux avancer. Bien sûr, je vais continuer de fonctionner. Je vais faire les choses, par nécessité. Mais il me manquera cette petite lueur dans l’obscurité.

Et, en ce moment, cette lueur, je ne l’aperçois plus…  Alors, si tu me lis, sache que tu me manques… Et que, sans toi, je ne suis qu’à moitié moi…

 

Petits enfants, petits problèmes, grands enfants, …

petits enfants petits problèmes grands enfants grands problèmes

Ô combien de fois m’a-t-on répétée cet adage… Et, pour être très honnête, j’ai toujours eu beaucoup de mal à y croire.

Cela semble somme toute logique lorsque tu passes des mois et des mois avec un bébé malade, que ta maison est devenue une véritable officine et que tu songes très sérieusement à te reconvertir dans le domaine médical tellement tes connaissances en la matière se sont aiguisées…

Alors tu songes à l’avenir. Tu te dis que ton bébé va grandir, que son système immunitaire va se renforcer et que l’époque des inhalateur/sirop/pipette/suppo va s’éloigner progressivement…  Et c’est vrai ! Dès lors qu’il n’y a pas de soucis de santé particuliers, les choses s’apaisent. Le temps fait son œuvre…

Mais (parce qu’il y a toujours un « mais »), d’autres problèmes peuvent alors apparaître : ceux pour lesquels il n’existe malheureusement pas de sirop …

Je m’en aperçois chaque jour qui passe avec les difficultés que rencontre le quatr’an à l’école. La maîtresse ne cesse de m’interpeler quant à son comportement « inadapté », ses colères, son intolérance à la frustration, j’en passe et des meilleurs. Nous en sommes arrivés à un point tel que nous allons devoir faire appel à la psychologue scolaire (et je sais bien qu’il ne peut s’agir là que de la première étape d’un long chemin).

Quelle impuissance en tant que parent… Tu as beau tourner et retourner le problème, tu ne sais pas ou plus comment aider ton enfant. Tu le sais en souffrance mais tu ne peux que subir à ses côtés.  Tu te poses des milliards de questions sur les choix que tu fais pour lui, priant secrètement de faire les bons… Tu sens cette boule, au creux de ton ventre, enflée chaque jour davantage. Et si je me fourvoyais ?… Et si les décisions prises aujourd’hui ne s’avéraient pas être plus nuisibles encore ?… Et si, à défaut d’élever mon enfant, je ne constituais qu’une entrave supplémentaire à son développement ?… Et si, et si, et si…

Alors tu regretteras l’époque du Camilia, de la Calmosine et autres pipettes de sérum physiologique… Car même si tu doutais sérieusement de l’utilité de la chose, au moins tu agissais…

Aujourd’hui enfin, l’adage « petits enfants, petits problèmes, grands enfants, grands problèmes » prend malheureusement sens… Et j’ai comme l’intuition que cela ne fait que commencer…

Et toi, tu as fait le même constat? 

Notre routine matinale…

réveil routine matin

Aujourd’hui, je reviens avec un petit billet afin de te présenter notre routine matinale…

Nous aurons mis le temps (des mois, voire des années) mais nous y sommes arrivés! Nous sommes parvenus à trouver un équilibre nous permettant d’appréhender sereinement le réveil et la préparation pour la journée…

Tout d’abord, sache que j’essaie d’anticiper au maximum les taches matinales. Les vêtements, la table du petit déjeuner, les divers sacs (à langer, d’école, etc.) sont préparés la veille…

Les choses s’organisent de la façon suivante :

La veille au soir

  • Préparation des affaires des gars

vêtements garçons

  • Préparation de mes fringues

mes vêtements préparés la veille

(Tu l’auras sans doute constaté, je ne repasse pas… Jamais! J’ai le repassage en horreur! Je compte sur les mouvements du corps pour discipliner les fringues)

  • Préparation du petit-déjeuner

biberon bébépetit déjeuner

  • Préparation des sacs des lardons

départ maisonEntre 6h et 7h : réveil de bébé

De préférence affamé et très pressé de boire son bib’ (d’où l’intérêt de tout préparer la veille afin d’éviter de réveiller toute la maisonnée, voire tout le quartier…)

réveil bébé

Selon l’état de fatigue (et l’humeur), c’est soit l’Homme, soit moi-même qui se charge du bib’ matinal…

7h tapantes : réveil du quatr’an

réveil garçon

Qu’il se soit couché à 19h ou à minuit, le quatr’an se réveille à 7 heures (il y a quelques mois maintenant, nous avons installé ce petit réveil car, jusqu’alors, il se levait plutôt vers 5 du mat’)

Entre 7h et 7h30 : petit déjeuner en famille

Bon, le terme « en famille » n’est pas tout à fait approprié dans la mesure où l’Homme ne déjeune pas (il en profite donc pour se préparer) et bébé a déjà pris son bib (mais il reste tout de même à nos côtés, dans sa chaise haute).

30 minutes c’est beaucoup tu vas me dire! En effet! Mais c’est le temps qu’il faut au quatr’an pour déblatérer tout son blabla…

Entre 7h30 et 7h45 : préparation des enfants

change bébé préparation matin

L’Homme et moi prenons en charge chacun un enfant : bébé est changé dans sa chambre alors que le quatr’an se prépare en bas (pipi, brossage de dents, vêtements, lavage de mains, débarbouillage de visage, etc.)

Entre 7h45 et 8h : préparation de maman

maquillage maman

Douchage, habillage, maquillage, il me reste 15 minutes pour prendre une allure humaine avant d’aller au boulot!

Durant ces 15 minutes, les Hommes jouent un peu ensemble histoire d’entamer la journée dans de bonnes conditions…

8h00 : décollage des troupes

L’Homme, dont le boulot est plus proche de la crèche, emmène bébé. De mon côté, je dépose le quatr’an à la garderie ou à l’école selon l’heure à laquelle je commence…

Et voilà une affaire rondement menée!!


Et toi? Comment s’organisent tes matinées?