petits pieds bébé

Au mois de janvier dernier, je te parlais du fait que l’Homme et moi souhaitions se lancer dans l’aventure bébé 2. Mais, notre projet a été mis à mal, d’abord par la réalité (des vaccins pas à jour) mais aussi et surtout par mes angoisses

Et oui, quoi de plus angoissant, pour une personne comme moi, que de se lancer dans cet inconnu… La peur d’un autre accouchement traumatisant. La peur de donner naissance à un enfant ayant des soucis de santé. La peur de repasser par la case « dépression post partum ». La peur, la peur, la peur…

Alors j’ai différé encore et encore ce projet. Pour des raisons plus ou moins recevables. Je trouve que le désir d’un deuxième enfant n’est pas le même que pour un premier. On sait plus ou moins ce qui nous attend. Sans compter le fait qu’il faille s’occuper de l’aîné.

Certaines personnes mettront facilement leurs appréhensions de côté. Je ne suis pas de celles là.  Je suis quelqu’un qui veut tout maîtriser, tout le temps. Je veux avoir la main sur ma vie, que rien ne m’échappe. Or, s’il est bien une chose qui se soustrait à toute forme de contrôle, c’est bien la maternité.

La maternité, à mes yeux, implique une forme de lâcher prise qui peut se révéler difficilement acceptable. Il faut accepter de laisser le temps faire son œuvre. Accepter de voir se voir son corps ne plus être sien. Accepter de renoncer à son temps, ses envies, ses besoins (dans un premier temps du moins). Accepter de sacrifier une partie de soi.

Mais ce laïus, que je t’ai sorti à de nombreuses reprises, n’a aujourd’hui plus de sens à mes yeux. Aujourd’hui, je désire cet enfant. Je ne te dirai pas que je suis prête car je sais ô combien il est difficile d’affirmer cela. Mais je suis prête à accepter l’incontrôlable. Aujourd’hui, j’ai lâché prise. Aujourd’hui, je veux agrandir ma famille et mes angoisses ne font plus le poids.

Bref, aujourd’hui, je n’ai plus peur…

Et toi, tes envies de bébé, elles ont été impérieuses ou, comme moi, plus nuancées?

17 Comments on Aujourd’hui, je n’ai plus peur…

  1. Ça fait plaisir de lire ces paroles!!
    La peur de l’inconnu, du vacillement de la maternité est normale je crois. On la vit tous plus ou moins intensément mais je pense qu’elle est nécessaire avant chaque nouveau projet bébé (ou de changement de vie)
    J’ai toujours eu ce questionnement puis mon inconscience légendaire a repris le dessus
    • Tu veux pas m’en donner un peu? D’insouciance hein parce que je ne suis pas persuadée que ce soit de l’inconscience en ce qui te concerne 😉
  2. J’ai moi même eu bcp de craintes pour bébé deux..
    C’etait plus des questions sur l’amour que j’allais lui porter : est ce que je vais l’aimer autant que la premiere?!
    Et puis ces peurs se sont dissipées à sa naissance.
    Cette une belle aventure, mm si c’est pa stoujours simple..
    • Ah ça c’est un questionnement que j’entends beaucoup. Mais comme tu le soulignes, tout cela se dissipe assez vite! Et, en effet, cela reste une belle aventure avec des hauts et des bas 😉
  3. L’envie de BB2 n’est jamais venue ici (la vraie envie, pas la pression sociétale/familiale). Je savoure le confort (et le contrôle ;-p) de n’avoir qu’un enfant.
    • Non c’est vrai que ça n’est pas évident… Cela m’aura pris des mois… Mais comme c’est bon d’en être arrivé là aujourd’hui 🙂
  4. Comme je te comprends! J’ai déjà vécu ces appréhensions pour le 1er ! Et ceci étant, je ne compte pas les dépasser pour d’autres 😉
    Mais voilà, il faut le dire, tout n’est pas évident pour tout le monde (surtout quand on aime bien contrôler et il n’y a pas de “mauvaises excuses” juste qu’on est pas prête c’est tout) après, quand on n’a plus peur et bien il est temps de se lancer alors bonne chance 🙂
    • Merci beaucoup! Bon, je ne suis pas à l’abri de nouvelles angoisses mais celles ci en tout cas, sont dépassées 😉
  5. Pour bébé 1, l’envie était fulgurante, incontrôlable, furieuse. Aujourd’hui, nous souhaitons un 2ème enfant, l’envie est plus mesurée, parce que, comme tu le dis, on sait à quoi s’attendre un peu. Peur de ne pas avoir assez de temps et d’énergie pour les deux. Peur de sombrer physiquement et mentalement. Peur de lâcher prise finalement…
    Bébé 1 a bien “calmé” mon envie de maternité, il l’a rempli en grande partie, du coup l’envie de bébé 2 est moins fulgurante, mais plus douce, plus “contrôlée”. Ce n’est pas plus mal, mais tout de même, mes angoisses sont assez puissantes. Je te comprends!
    • C’est tout à fait vrai ce que tu dis! Alors que, pour bébé 1, l’envie est plutôt celle du coeur; pour bébé 2, la raison vient s’en mêler!
  6. Eh bien moi je suis encore dans la phase “j’ai peur”. J’écrivais dessus il y a peu d’ailleurs, ça me travaille pas mal …
    L’envie commence à prendre un peu de place, mais j’ai peur de ne pas faire face, de revivre les mêmes angoisses, la même fatigue que pour Rose. J’attends de me sentir plus sûre de moi, et plus forte. Mais je suis malgré tout nostalgique des premiers mois… pas très logique tout ça.
    • J’avais lu ton article! Et comme je t’ai comprise… J’étais vraiment dans les mêmes questionnements au départ (et pendant un sacré paquet de temps à vrai dire). Puis, les choses évoluent mais ça tu t’en doutes… Et comme tu le soulignes si justement, la maternité échappe à toute forme de logique! Parfois, il est juste bon de se laisser porter 😉 (mais c’est loin d’être simple)
  7. Un bel article que j’ai publié sur la page Facebook de l’association Maman Blues.
    Il parlera très certainement aux mamans qui ont traversé la tempête et qui souhaitent se lancer à nouveau dans l’aventure.
    Pour ma part, petit deuxième non prévu et une vraie belle grossesse (même si toujours des soucis physiques), un accouchement ou j’ai été actrice et une rencontre avec mon garçon extraordinaire.
    • Ton témoignage est rassurant… “un accouchement ou j’ai été actrice et une rencontre extraordinaire” –> mon rêve! Un grand merci pour le partage sur FB!!!!
      • Et oui après cette première grossesse nourrie d’angoisses et de peurs, je me suis reconstruite, j’ai appris à me connaître.
        Je rêvais d’un deuxième enfant depuis toujours mais ma situation familiale trop complexe m’a mené à faire le deuil de ce second. Mais le sort et puis l’inconscient en ont décidé différemment. Dès le test de grossesse, j’ai su que tout serait bien plus glamour. J’étais bien évidemment très entourée par ma famille, les ami(e)s et le corps médical que j’avais mis au courant pour éviter les déconvenues. J’ai décidé de faire autrement. J’ai fui la clinique qui avait vu naître ma fille et que seul mon utérus intéresserait à nouveau! Je me suis rapprochée d’une gros hôpital mais je n’ai commencé à y aller pour que le suivi obligatoire à partir de 6 mois si je ne me trompe. J’ai trouvé une sage-femme libéral avec un petit cabinet libéral. Malgré un nouvel alitement de plus d’un mois, comme pour ma première grossesse, malgré les contractions très tôt durant la grossesse et tout le toutim, je me suis affirmée. J’ai refusé que l’on m’emmerde avec mon diabète gestationnel, avec la toxoplasmose. J’ai été actrice en effet. Ce petit bonhomme m’a ému aux larmes quand je l’ai tenu dans mes bras. Je savais que je devrais à nouveau apprendre parce que chaque maternité nous fait à nouveau mère. Mais je connaissais mes capacités et mes limites. C’est tellement important d’avoir des paroles réconfortantes et qui appuient toutes les compétences qu’une mère peut avoir en elle mais qu’elle ne perçoit pas à travers le brouillard du mal être. Les professionnels doivent tenir compte du versant psychique de la maternité!!!

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