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Petits enfants, petits problèmes, grands enfants, …

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Ô combien de fois m’a-t-on répétée cet adage… Et, pour être très honnête, j’ai toujours eu beaucoup de mal à y croire.

Cela semble somme toute logique lorsque tu passes des mois et des mois avec un bébé malade, que ta maison est devenue une véritable officine et que tu songes très sérieusement à te reconvertir dans le domaine médical tellement tes connaissances en la matière se sont aiguisées…

Alors tu songes à l’avenir. Tu te dis que ton bébé va grandir, que son système immunitaire va se renforcer et que l’époque des inhalateur/sirop/pipette/suppo va s’éloigner progressivement…  Et c’est vrai ! Dès lors qu’il n’y a pas de soucis de santé particuliers, les choses s’apaisent. Le temps fait son œuvre…

Mais (parce qu’il y a toujours un « mais »), d’autres problèmes peuvent alors apparaître : ceux pour lesquels il n’existe malheureusement pas de sirop …

Je m’en aperçois chaque jour qui passe avec les difficultés que rencontre le quatr’an à l’école. La maîtresse ne cesse de m’interpeler quant à son comportement « inadapté », ses colères, son intolérance à la frustration, j’en passe et des meilleurs. Nous en sommes arrivés à un point tel que nous allons devoir faire appel à la psychologue scolaire (et je sais bien qu’il ne peut s’agir là que de la première étape d’un long chemin).

Quelle impuissance en tant que parent… Tu as beau tourner et retourner le problème, tu ne sais pas ou plus comment aider ton enfant. Tu le sais en souffrance mais tu ne peux que subir à ses côtés.  Tu te poses des milliards de questions sur les choix que tu fais pour lui, priant secrètement de faire les bons… Tu sens cette boule, au creux de ton ventre, enflée chaque jour davantage. Et si je me fourvoyais ?… Et si les décisions prises aujourd’hui ne s’avéraient pas être plus nuisibles encore ?… Et si, à défaut d’élever mon enfant, je ne constituais qu’une entrave supplémentaire à son développement ?… Et si, et si, et si…

Alors tu regretteras l’époque du Camilia, de la Calmosine et autres pipettes de sérum physiologique… Car même si tu doutais sérieusement de l’utilité de la chose, au moins tu agissais…

Aujourd’hui enfin, l’adage « petits enfants, petits problèmes, grands enfants, grands problèmes » prend malheureusement sens… Et j’ai comme l’intuition que cela ne fait que commencer…

Et toi, tu as fait le même constat? 

Quand les parents ne répondent plus présents…

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Depuis quelques mois, nous pouvons affirmer, qu’avec l’Homme, on en bave ! Je dirais même qu’on en chie grave si j’étais vulgaire (ah bah oui, je le suis !). Maladies à gogo, nuits en pointillés (que dis-je nuit… le terme « sieste » serait plus approprié…), convocations diverses et variées à l’école, appels de la crèche, etc. Ce n’est jamais grave non… Mais c’est constant, permanent, incessant… Comme si nous étions en permanence dans l’œil du cyclone…

Tout naturellement, nous racontons notre quotidien à nos parents respectifs… La plupart du temps, nous attendons d’eux une oreille attentive, de la compréhension, de l’empathie voire des conseils… Mais il arrive parfois que nous souhaitions autre chose… Ce quelque chose, qui peut être considéré comme le Graal de tout parent, peut se résumer en une phrase « je te garde les enfants si tu veux… ».

Sauf que, ces derniers mois, nos parents se révèlent être souvent aux abonnés absents :

– Te garder le petit car il est malade et ne peut pas aller à la crèche ? Désolée, je ne peux pas, j’ai cours de dessin…

– Aller récupérer ton troizan à l’école car il chie en spray ? Oh tu sais comme est ton père, il ne sait pas gérer ça…

– Ah non, je ne peux pas te garder bébé pour ton rendez-vous chez le dentiste… Je dois aller chez le coiffeur…

(Non, je n’exagère pas… Ce sont véritablement leurs propos…)

Alors nous en sommes venus à nous demander, avec l’Homme, à quel moment nos parents ont cessé de se soucier de nous ? Bon ok, je vais un peu loin… Mais ils voient bien pourtant que tout n’est pas tout rose. Que nous n’avons que peu ou pas de répit. Que nous sommes épuisés, éreintés, abîmés par un quotidien parfois bien lourd… Que pensent-ils ? Comment ne peuvent-ils pas voir à quel point nous avons besoin d’eux ? De leur soutien ? De leur relai ?

Peut être se disent-ils que nous sommes adultes, responsables et que, dorénavant, c’est à nous de gérer…

Peut être estiment-ils que la vie est là, dans la difficulté…

Peut être pensent-ils qu’ils ont suffisamment donné et, qu’à présent, c’est à eux de profiter…

Autant d’hypothèses auxquelles nous n’avons pas de réponse…

Mais, dans les jours les plus difficiles, nous nous questionnons : comment peuvent-ils agir ainsi ? Comment peuvent-ils nous laisser dans un merdier pareil ? Oui, ce sont nos fils, nous en sommes évidemment responsables. Ils n’ont pas demandé à être grands-parents. Ce sont nos choix, pas les leurs…

Mais nous sommes leurs enfants… Et nous avons besoin d’eux… Comment peuvent-ils ne pas le voir, l’entendre… Comment peuvent-ils passer à côté de nous ainsi…


Et toi, tu trouves des relais dans ton entourage pour te soulager parfois? 

PS : si tu me suis sur les réseaux sociaux, tu sais que ce week-end, nos parents prennent les enfants… Il n’y a qu’à voir ma réaction pour constater à quel point cela relève de l’exceptionnel…

Arrête de m’ignorer…

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Tels sont les mots qui sont sortis de la bouche de l’Homme ce matin après un énième affront de la part du troizan… Depuis quelques temps maintenant, il est vrai que ce dernier a tendance à ignorer son papa.

« Tu viens me faire un bisou ? Comment s’est passée ta journée ? Tu veux qu’on joue tous les deux ? ». Autant de requêtes qui restent sans réponse… Je n’ose imaginer le mal que cela doit faire à l’Homme. Il est vrai que ce dernier passe beaucoup moins de temps que moi avec son fils. Entre le boulot qui lui prend beaucoup de temps et bébé qui lui pompe ce qu’il lui reste d’énergie, les moments passés véritablement ensemble se font rares…

Pourtant, il s’investi autant que moi et ce, depuis sa naissance… Autant de biberons, de couches, de nuits blanches, de rendez-vous médicaux… Mais, toujours est-il, qu’à l’heure actuelle, c’est bien moi qui l’amène/le récupère à l’école… C’est moi qui le conduis au judo… C’est avec moi qu’il passe le plus clair de son temps… C’est donc tout naturellement qu’il s’adresse à moi lorsqu’il souhaite quelque chose : manger/jouer/câliner/etc.

Sauf que, chaque fois que l’Homme est confronté à cette ignorance, son cœur se brise davantage… Et je ne peux imaginer à quel point cela doit être douloureux…

Mais, si tu passes par là (et je sais que c’est le cas), sois attentif à toutes ces preuves d’amour qu’il t’offre au quotidien :

– quand tu obtiens des fous rires que jamais je n’ai pu lui soutirer…

– quand, parfois, tu rentres du boulot et qu’il te saute dans les bras et te dit « papa, ze suis contente de te voir » (oui, pour les accords, on repassera)…

– quand il te demande chaque soir, toi et seulement toi son papa, pour t’offrir son dernier câlin de la journée…

– quand je t’ai au téléphone et qu’il me dit « moi aussi ze veux parler à papa… »

– quand, chaque soir, lorsque nous rentrons de l’école, il me demande « est ce que papa il est à la maison ? »

Tous ces actes, ces mots, aussi anodins puissent-ils paraître, sont des pépites dont il faut se saisir…

Alors accroche toi et ne doute jamais de l’amour qu’il te porte !

 

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