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Un grand moment

un grand moment

Les enfants, soyez sages, nous allons vivre un grand moment !

C’est quoi un moment ?

C’est un instant  Jean-Jacques

Un-stant ?  Et deux-stants c’est quoi maman ?

Assieds-toi et regarde !

 

Laisse les câbles de la télévision Pierre-José

Noooooooooooooooon !!!!!!!!!!!!!!

On se calme Pierre-José ! Ce n’est pas le moment de s’exciter, papa l’est suffisamment pour nous quatre…

Non maman, on dit « c’est pas le deux-stants de s’exciter »

Oui, allé, si tu veux ! On soumettra ton expression à l’Académie Française plus tard…

 

*Coup de corne de brume*

On se cale, on se cale

Oui, on se calme Pierre-José

Maman, c’était quoi ce bruit ??? Ca fait trop peur !

C’était un coup de corne de brume

Un coup de corne ???? Hannnn !!!! Y a un animaux dans le jardin ???

Mais non Jean-Jacques, c’est comme un instrument de musique

 

Moyen que vous baissiez tous d’une octave ? J’entends que dalle

Venez les enfants, on va laisser papa tranquille. De toute évidence, vous vous sentez aussi concernés par l’évènement que moi par Peppa Pig

Han Maman !!!! On veut regarder Peppa Pig !

Peppa Pi! Peppa Pi!

Merde, mais pourquoi j’ai dit ça!?!?

Merde, merde, merde !

Non Pierre-José, on ne dit pas de vilain mot !

Merde !

 

Bon allé, si on allait jouer dehors ?

Ouiiiiiiiiiiii !!!!!

Mais maman, pourquoi les gens, ils crient comme ça ?

Parce qu’ils sont contents

Ah…. Alors quand tu nous cries dessus, c’est que t’es contente ?

Non pas tout à fait Jean-Jacques

 

Pierre-José, ne mets pas les cailloux dans ta bouche !

Nooooonnnn !!!!!

Tu sauras dire autre chose que « non » un jour ?

Noooonnn !!!!

 

Han, maman, c’est quoi tous ces kaksons ?

Des klaxons Jean-Jacques, on dit des klaxons

Non, c’est pas comme ça qu’on dit ! On dit kaksons !

Je te garantie qu’on dit klaxons Jean-Jacques !

N’importe quoi ! C’est moi qui vient d’apprendre à lire alors je sais mieux que toi ! Toi t’as appris y a trop longtemps alors tu sais plus d’abord !

 


Bref, à ce qu’il paraît, l’équipe de France est championne du monde ! Bravo à eux ! Et bravo à tous les parents qui ont réussi à profiter de l’instant, oups je veux dire du deux-stants avec leurs enfants…. Comme tu peux le constater, ici, ils s’en tapaient allègrement le coquillard !

 

 

Repenser notre rôle de parent…

repenser notre rôle de parent

Le deuxième chantier qui nous attendait, après le réinvestissement de notre foyer, concernait la place que nous occupions auprès de nos enfants. Nous savions que ce que nous leur offrions étaient à côté de leurs besoins. Preuve en était les problèmes de sommeil de notre deuzan et les soucis de comportement de notre cinq’ans.

Malgré toutes nos tentatives, en dépit de tous nos essais, notre petit dernier ne faisait toujours pas ses nuits. Difficultés d’endormissement, multiples réveils nocturnes, la question du sommeil était devenue fondamentale au sein de notre foyer. Tout le monde en pâtissait : l’Homme et moi-même bien sûr, mais aussi notre aîné qui subissait ce chaos. Et, bien sûr, notre deuzan qui ne parvenait jamais à trouver LE repos.

Qu’avait-il ? Etait-il souffrant ? Y avait-il quelque chose qui le gênait dans sa chambre (trop chaud, trop froid, trop sombre, etc.) ? Que pouvions-nous mettre en place pour, qu’enfin, il trouve le sommeil ?

Autant de questions qui restaient sans réponse…

Puis, à côté de celui qui nuisait à nos nuits, il y avait celui qui nous tracassait le jour… A l’école, à la maison, chez nos proches, il nous usait par ses crises, colères, frustrations, … Nous supportions de moins en moins ce qu’il devenait, allant même parfois à douter de l’amour que nous lui portions… Comme pour son frère cadet, nous avons tenté maintes et maintes choses : pratiquer un sport, mettre en place un tableau des récompenses, rencontrer une psychologue, lui consacrer du temps privilégié, etc. Rien n’y faisait… Toujours les mêmes attitudes d’opposition, provocation, revendication…

Etant dans une dynamique de changement, nous avons voulu, cette fois, penser les choses avant d’agir. Car, pour faire disparaître un symptôme, encore faut-il être capable d’identifier la maladie… Alors nous nous sommes laissé le temps de l’analyse. Nous avons observé nos enfants, essayant de faire des liens entre leurs attitudes et leur quotidien, tentant de faire des hypothèses explicatives à leurs comportements… Lorsqu’enfin, nous comprîmes.

Ils étaient ce que nous étions…

A l’époque, nous n’étions que stress, frustration, colère, amertume… Stress de ne jamais avoir de répit. Frustration de ne jamais avoir le temps de rien. Colère envers le reste du monde que nous tenions responsables de notre quotidien. Amertume vis-à-vis de cette vie dans laquelle nous ne nous épanouissions pas…

Le lien était pourtant évident. Nous sommes des figures, des modèles pour nos enfants. Ils évoluent en fonction du cadre que nous leur proposons.

Si ce cadre n’est pas serein, comment attendre d’eux qu’ils le soient ?

Comment en vouloir à l’un de ne pas réussir à faire des nuits paisibles alors que nous, ses parents, sommes l’opposés de la quiétude ?

Comment en vouloir à l’autre de n’être qu’ondes négatives alors qu’il baigne dans un climat hostile ?

Les faits étaient là, évidents, sous notre nez depuis le début… Il nous aura fallu du temps pour en identifier l’origine. L’origine, c’était simplement nous.

Nous restait maintenant à revoir foncièrement ce que nous étions, et de fait, ce que nous renvoyions à nos enfants, afin de leur proposer un cadre de vie bienveillant. L’objectif était clair mais non moins ambitieux : faire de nos enfants des individus sereins et apaisés.

Aujourd’hui, nos enfants vont mieux. Notre petit dernier fait (enfin !) ses nuits. Notre aîné est beaucoup plus calme, à l’écoute et attentif à ce qu’on peut lui dire. Même s’il reste du chemin à parcourir, nous avons le sentiment d’être sur la bonne voie… Dans mon prochain billet, je te présenterai ce que nous avons mis en place et ce qui a fonctionné chez nous. En espérant que tu pourras y trouver quelques pistes de solution!


Et toi, as-tu déjà constaté à quel point ton attitude, ton comportement, ton humeur peut jouer sur ton enfant ?

Nous sommes le problème … mais aussi la solution!

nous sommes le problème et la solution

Au regard de nos différents constats, l’évidence, soudain, nous apparut

Nous étions LE problème…

Qu’il s’agisse de l’état de la maison, de la dégradation de notre couple, du cadre de vie que nous offrions à nos enfants, tout émanait de nous.

Nous n’avions eu de cesse jusqu’alors de nous lamenter « dans la vie, il y a ceux qui ont de la chance puis il y a nous… ». Nous comprimes enfin que c’était notre propre regard sur notre vie qu’il nous fallait changer. Nous avions la vie que nous « méritions ». Si celle-ci ne nous convenait pas, libre à nous d’en changer car…

Nous étions LE problème mais nous étions aussi LA solution…

Nul autre que nous n’avait la main sur nos existences. Il nous fallait cesser d’attendre une solution providentielle à nos difficultés. A nous de sortir de cette position attentiste et d’arrêter de subir…

En parallèle à cette réflexion commune, nous prîmes le temps chacun de procéder à une brève introspection : pourquoi agissions-nous, pensions-nous de la sorte ? Les éléments saillants qui sortirent de cette brève analyse furent les suivants :

J’étais dans l’hyper-contrôle alors que l’Homme était dans la fuite…

Nous savions alors, qu’à côté des changements concrets que nous devions opérer dans notre quotidien, il nous fallait également faire un travail en profondeur. De mon côté, je me devais d’apprendre à lâcher-prise et faire confiance. L’Homme, quant à lui, devait prendre conscience de l’importance de sa place au sein de notre foyer et, de fait, s’y investir conséquemment.

Ce travail « psychique » ne s’effectuant pas en quelques jours, il nous fallait néanmoins commencer à amorcer le renouveau dont nous avions vitalement besoin. Pour se faire, nous nous sommes fixés des objectifs :

Objectif n°1 : réinvestir notre foyer

Objectif n°2 : repenser notre rôle de parent

Objectif n°3 : prendre soin de notre couple

Objectif n°4 : se retrouver en tant qu’individu

Pour chaque objectif, nous avons décliné un ensemble d’actions très concrètes, réalistes et réalisables rapidement. Par exemple, en ce qui concerne notre maison, nous avons listé :

  • Se débarrasser de tout le superflu
  • Réaménager le salon
  • Proposer un espace de jeux spécifiquement pour notre aîné
  • Ne plus avoir d’angle-mort afin de faciliter la « surveillance » des enfants
  • Retirer la télévision de l’espace de vie
  • Etc.

Pour se faire, nous nous sommes fixés des échéances. Nous nous sommes créés un agenda commun au sein duquel nous notions nos diverses tâches quotidiennes. Ainsi, chaque jour qui passait voyait la mise en place d’un changement voire d’une amélioration de notre quotidien.

Le meilleur nous attendait…


N’hésite pas à me faire savoir si tu veux que je continue à te présenter notre réaménagement. Je pourrais, par exemple, rédiger un billet par objectif mentionné plus haut (maison/enfant/couple/soi-même).

 

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