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Repenser notre rôle de parent…

repenser notre rôle de parent

Le deuxième chantier qui nous attendait, après le réinvestissement de notre foyer, concernait la place que nous occupions auprès de nos enfants. Nous savions que ce que nous leur offrions étaient à côté de leurs besoins. Preuve en était les problèmes de sommeil de notre deuzan et les soucis de comportement de notre cinq’ans.

Malgré toutes nos tentatives, en dépit de tous nos essais, notre petit dernier ne faisait toujours pas ses nuits. Difficultés d’endormissement, multiples réveils nocturnes, la question du sommeil était devenue fondamentale au sein de notre foyer. Tout le monde en pâtissait : l’Homme et moi-même bien sûr, mais aussi notre aîné qui subissait ce chaos. Et, bien sûr, notre deuzan qui ne parvenait jamais à trouver LE repos.

Qu’avait-il ? Etait-il souffrant ? Y avait-il quelque chose qui le gênait dans sa chambre (trop chaud, trop froid, trop sombre, etc.) ? Que pouvions-nous mettre en place pour, qu’enfin, il trouve le sommeil ?

Autant de questions qui restaient sans réponse…

Puis, à côté de celui qui nuisait à nos nuits, il y avait celui qui nous tracassait le jour… A l’école, à la maison, chez nos proches, il nous usait par ses crises, colères, frustrations, … Nous supportions de moins en moins ce qu’il devenait, allant même parfois à douter de l’amour que nous lui portions… Comme pour son frère cadet, nous avons tenté maintes et maintes choses : pratiquer un sport, mettre en place un tableau des récompenses, rencontrer une psychologue, lui consacrer du temps privilégié, etc. Rien n’y faisait… Toujours les mêmes attitudes d’opposition, provocation, revendication…

Etant dans une dynamique de changement, nous avons voulu, cette fois, penser les choses avant d’agir. Car, pour faire disparaître un symptôme, encore faut-il être capable d’identifier la maladie… Alors nous nous sommes laissé le temps de l’analyse. Nous avons observé nos enfants, essayant de faire des liens entre leurs attitudes et leur quotidien, tentant de faire des hypothèses explicatives à leurs comportements… Lorsqu’enfin, nous comprîmes.

Ils étaient ce que nous étions…

A l’époque, nous n’étions que stress, frustration, colère, amertume… Stress de ne jamais avoir de répit. Frustration de ne jamais avoir le temps de rien. Colère envers le reste du monde que nous tenions responsables de notre quotidien. Amertume vis-à-vis de cette vie dans laquelle nous ne nous épanouissions pas…

Le lien était pourtant évident. Nous sommes des figures, des modèles pour nos enfants. Ils évoluent en fonction du cadre que nous leur proposons.

Si ce cadre n’est pas serein, comment attendre d’eux qu’ils le soient ?

Comment en vouloir à l’un de ne pas réussir à faire des nuits paisibles alors que nous, ses parents, sommes l’opposés de la quiétude ?

Comment en vouloir à l’autre de n’être qu’ondes négatives alors qu’il baigne dans un climat hostile ?

Les faits étaient là, évidents, sous notre nez depuis le début… Il nous aura fallu du temps pour en identifier l’origine. L’origine, c’était simplement nous.

Nous restait maintenant à revoir foncièrement ce que nous étions, et de fait, ce que nous renvoyions à nos enfants, afin de leur proposer un cadre de vie bienveillant. L’objectif était clair mais non moins ambitieux : faire de nos enfants des individus sereins et apaisés.

Aujourd’hui, nos enfants vont mieux. Notre petit dernier fait (enfin !) ses nuits. Notre aîné est beaucoup plus calme, à l’écoute et attentif à ce qu’on peut lui dire. Même s’il reste du chemin à parcourir, nous avons le sentiment d’être sur la bonne voie… Dans mon prochain billet, je te présenterai ce que nous avons mis en place et ce qui a fonctionné chez nous. En espérant que tu pourras y trouver quelques pistes de solution!


Et toi, as-tu déjà constaté à quel point ton attitude, ton comportement, ton humeur peut jouer sur ton enfant ?

Nous sommes le problème … mais aussi la solution!

nous sommes le problème et la solution

Au regard de nos différents constats, l’évidence, soudain, nous apparut

Nous étions LE problème…

Qu’il s’agisse de l’état de la maison, de la dégradation de notre couple, du cadre de vie que nous offrions à nos enfants, tout émanait de nous.

Nous n’avions eu de cesse jusqu’alors de nous lamenter « dans la vie, il y a ceux qui ont de la chance puis il y a nous… ». Nous comprimes enfin que c’était notre propre regard sur notre vie qu’il nous fallait changer. Nous avions la vie que nous « méritions ». Si celle-ci ne nous convenait pas, libre à nous d’en changer car…

Nous étions LE problème mais nous étions aussi LA solution…

Nul autre que nous n’avait la main sur nos existences. Il nous fallait cesser d’attendre une solution providentielle à nos difficultés. A nous de sortir de cette position attentiste et d’arrêter de subir…

En parallèle à cette réflexion commune, nous prîmes le temps chacun de procéder à une brève introspection : pourquoi agissions-nous, pensions-nous de la sorte ? Les éléments saillants qui sortirent de cette brève analyse furent les suivants :

J’étais dans l’hyper-contrôle alors que l’Homme était dans la fuite…

Nous savions alors, qu’à côté des changements concrets que nous devions opérer dans notre quotidien, il nous fallait également faire un travail en profondeur. De mon côté, je me devais d’apprendre à lâcher-prise et faire confiance. L’Homme, quant à lui, devait prendre conscience de l’importance de sa place au sein de notre foyer et, de fait, s’y investir conséquemment.

Ce travail « psychique » ne s’effectuant pas en quelques jours, il nous fallait néanmoins commencer à amorcer le renouveau dont nous avions vitalement besoin. Pour se faire, nous nous sommes fixés des objectifs :

Objectif n°1 : réinvestir notre foyer

Objectif n°2 : repenser notre rôle de parent

Objectif n°3 : prendre soin de notre couple

Objectif n°4 : se retrouver en tant qu’individu

Pour chaque objectif, nous avons décliné un ensemble d’actions très concrètes, réalistes et réalisables rapidement. Par exemple, en ce qui concerne notre maison, nous avons listé :

  • Se débarrasser de tout le superflu
  • Réaménager le salon
  • Proposer un espace de jeux spécifiquement pour notre aîné
  • Ne plus avoir d’angle-mort afin de faciliter la « surveillance » des enfants
  • Retirer la télévision de l’espace de vie
  • Etc.

Pour se faire, nous nous sommes fixés des échéances. Nous nous sommes créés un agenda commun au sein duquel nous notions nos diverses tâches quotidiennes. Ainsi, chaque jour qui passait voyait la mise en place d’un changement voire d’une amélioration de notre quotidien.

Le meilleur nous attendait…


N’hésite pas à me faire savoir si tu veux que je continue à te présenter notre réaménagement. Je pourrais, par exemple, rédiger un billet par objectif mentionné plus haut (maison/enfant/couple/soi-même).

 

L’heure du bilan…

faire le bilan

Voici le quatrième volet de mon récit (première partie, seconde et troisième)

Les mots étaient posés. Il avait pris sa décision. Il souhaitait rester. Soulagée d’un énorme fardeau, je n’en restais pas moins lucide. Il voulait rester certes, mais pas sans conditions.

Alors le plus gros chantier de notre vie nous attend…

Se furent les seuls mots que nous échangeâmes de la journée, parfaitement conscients que, le soir même, une discussion aurait lieu.

Une fois les enfants couchés, nous nous installâmes  autour d’un verre de vin. Voyant l’Homme réceptif à mes propos, je mis les pieds dans le plat.

Aujourd’hui, nous ne sommes pas heureux…

Je lui proposai alors ce qui me semblait être le plan d’action le plus pertinent : faire le bilan de tout ce qui nous semblait négatif. Pas à la va-vite non. En se donnant le temps de la réflexion. Car, il fallait bien se l’avouer, des choses négatives, dans notre vie, il n’en manquait pas. Je suggérai de nous laisser quelques jours afin de poser tout cela sur papier. Il adhéra.

Le temps s’écoula lentement, tristement, ce qui nous fit prendre conscience, une fois de plus, de l’impériosité d’un changement.

Arriva la fin de semaine. Nous avions chacun fait nos « devoirs ». Etrangement, ou pas, nos constats furent sensiblement identiques. Nos sources d’insatisfaction tournaient autour de plusieurs axes :

  • La maison : cinq ans que nous avions aménagé et pourtant, rien n’avait évolué. Des cartons ici et là. Un espace mal agencé. Des pièces non achevées. Tout cela n’était sans doute pas étranger au fait que nous n’ayons pas le sentiment de nous sentir chez nous
  • Les enfants et cette sensation d’être à côté de tout, en particulier à côté de leurs besoins (de cadre, de limites, d’affection, de protection, de sécurité, …)
  • Notre couple qui n’était plus que l’ombre de lui-même… Plus de communication, plus d’échange, plus de compréhension, plus d’empathie, plus … rien !
  • Nous-mêmes avec cette lassitude permanente. Cet ennui constant. Nous n’étions animés par rien d’autre que l’amertume de subir une vie dont nous ne rêvions pas.

Poser ces mots fut déjà salvateur pour notre couple. Malgré le fait que nous ayons l’impression d’être devenus des étrangers l’un pour l’autre, nous avions deux points communs : nous ressentions la même chose et nous étions animés par l’envie de changer.

Puis, scolairement oserais-je dire, nous avons fait un tableau

Mes problèmes Mes besoins Mes ressources Mon plan d’action
A quelles difficultés étions nous concrètement confrontés ? Quels besoins ce problème nous empêchait-il d’assouvir ? De quels moyens (humains, matériels, financiers, etc.) disposions-nous pour faire face à ces difficultés ? Quelles actions, simples, précises et réalisables pouvions nous mener pour aller vers un mieux-être ?

 

Ce tableau, nous avons mis du temps à le compléter. Un renouveau ne s’improvisant pas, il nous fallait être précis, de façon à ce que nous voyions rapidement les effets de notre investissement mais aussi surtout de façon pérenne.

Puis, vint le moment de passer à l’action…

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