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Votre convention collective ne prévoit pas de journée « enfant malade »

journée enfant malade

Voilà ce que s’est vu répondre l’Homme lorsqu’hier, il s’est renseigné à ce sujet… « Si vos enfants sont souffrants, il vous faut soit poser un congé payé, si toutefois il vous en reste, soit un congé sans solde ». Je dois bien avouer être restée pantoise à cette annonce. Pas de journée enfant malade…

Fort heureusement pour nous, j’ai la chance de pouvoir bénéficier de ce droit. Même si, de fait, il s’agit d’une bien lourde tâche à assumer dans la mesure où tout repose sur mes épaules (tout, y compris mes absences répétées au boulot).

Mais qu’aurions nous fait si tel n’avait pas été le cas ? Si j’avais été dans le même cas de figure que l’Homme (qui, soulignons-le, ne connaît pas les RTT au sein de sa boîte) ? Nous aurions liquidé nos congés payés au gré des maladies diverses et variées (et surtout fréquentes) de nos enfants ? Nous aurions dû nous résoudre à poser du « sans solde » ?

Malheureusement, nous ne pouvons que rarement compter sur les grands-parents pour prendre le relai… Alors vers qui nous tourner ? Nos amis ? Impossible car ils connaissent les mêmes contraintes que nous… Une assistante maternelle ? Difficile à envisager compte-tenu de tout ce que nous déboursons déjà chaque mois pour la garde de nos enfants… Alors quelle solution ?

Comme je le disais, j’ai la chance de pouvoir bénéficier ce droit… Mais comment font ces gens pour qui les journées « enfant malade » n’existent pas ? Vers qui se tournent-ils ? Quel relai trouvent-ils ? Comment s’organisent-ils ? Doivent-ils, en plus de l’inquiétude que génère un enfant souffrant, se soucier du manque à gagner sur la fiche de paye en fin de mois ?

J’ai bon espoir de ne pas avoir à écouler toutes mes précieuses journées « enfant malade » mais, si tel est le cas, j’ignore encore comment nous ferons face…

Et chez toi, comment ça s’organise ?

 

A vous, ces femmes…

Aujourd’hui, je souhaite rendre un « hommage »… Cette semaine, m’a été donnée l’occasion de vivre un événement qui m’a profondément touchée, événement dont j’ai eu l’occasion de parler sur les réseaux sociaux. Mon bébé, mon neuf mois, a été « victime » d’un défaut de surveillance à la crèche. Rassure-toi, il va très bien. Mais, mon cœur de maman a été meurtri.

Cet événement a toutefois eu le mérite de me faire prendre conscience d’une chose : Mesdames, vous qui vous occupez de mes enfants, vous m’êtes précieuses… Alors, je souhaitais vous adresser ce message…

A vous, ces femmes, à qui je confie mes enfants, je tenais à vous remercier du fond du cœur…

De prendre soin de mes enfants comme vous le faîtes…

De leur prodiguer les soins dont ils ont besoin…

De les nourrir, les abreuver…

De soigner leurs petits bobos et leurs grands maux…

De les écouter, de tenter de les comprendre…

D’apaiser leurs crises de larmes…

De les câliner, les bercer…

De les accompagner dans leur quotidien…

De prendre notre relai à nous, parents, qui sommes parfois bien trop souvent absents…

De les amener vers la voie de l’autonomie…

De donner, chaque jour, de votre personne pour leur garantir sécurité et sérénité…

De vous soucier de leur bien-être…

De les élever, les éduquer, les faire grandir…

A toi la maîtresse, à toi l’ATSEM, à toi l’assistante maternelle, à toi l’éducatrice de jeunes enfants, à toutes ces femmes qui se font mon relai au quotidien, un grand merci !

PS : tu l’auras remarqué, je ne fais référence qu’à des femmes. Je ne nie évidemment pas la présence d’hommes mais, en ce qui me concerne, c’est bien le féminin qui l’emporte dans la prise en charge de mes enfants.

Deux enfants…

deux enfants

Hier soir, je suis allée dîner avec une amie. Maman d’un garçon de bientôt trois ans, elle se questionne quant à l’éventualité d’un petit deuxième. Malgré le fait que l’envie soit belle et bien là, elle s’inquiète : « ça me semble déjà si difficile avec un mais alors deux… Comment tu fais toi ? ». Et bien moi, contre toute attente, je trouve les choses bien plus simples avec deux enfants…

Avec deux enfants, ton attention est partagée. Tu ne te focalises plus sur l’un. Par exemple, lorsque mon grand était encore tout seul, j’épiais le moindre de ses faits et gestes. Est-ce qu’il mange bien ? Dort bien ? Va bien ? Est-ce qu’il ne nous couverait pas quelque chose ? Avec deux enfants, tes angoisses, si tant est que tu en ais, sont partagées. Et non, ce que je redoutais, décuplées.

Avec deux enfants, tu es davantage dans l’action. Tu n’as pas forcément le temps de t’arrêter et te questionner, tergiverser. Ou alors, si tu le fais, il y en a toujours un pour te ramener à la réalité.

Avec deux enfants, tu as acquis de l’expérience. Tu sais que les nuits, aussi pourries soient elles, vont finir par revenir à la normale. Tu sais mieux appréhender les maladies diverses et variées. Tu prends confiance en toi et te sens plus à même de gérer l’ingérable…

Avec deux enfants, tu rognes encore plus sur tes principes éducatifs et, de fait, tu t’adonnes davantage à ce fabuleux concept qu’est le « lâcher prise ». Trois soirs de suite qu’il mange pâtes/jambon ? Pas bien grave ! Pas de bain pendant deux jours ? Il ne devrait pas en garder de grandes séquelles !

Avec deux enfants, tu découvres ce que peut être la fraternité. Etant moi même fille unique, je n’ai pas eu la chance de connaître cette forme de relation. Bien sûr, compte tenu de l’âge de mes fils, il est encore trop tôt pour palper ce lien. Mais tu sais qu’avec le temps,  quelque chose d’unique va se créer entre eux et tu te sens extrêmement chanceuse de pouvoir assister à cela…

Et quand, avec deux enfants, tu estimes que ta famille est au complet, tu découvres une certaine forme de sérénité, un apaisement. Comme si toutes les pièces du puzzle de ta vie prenaient enfin forme. Alors tu profites de chaque moment passé avec eux. Tu graves des souvenirs. Tu te nourris de leur innocence. Et tu grandis à leur côté…

 

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