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Je ne veux plus délaisser mon couple…

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J’entame aujourd’hui la troisième étape de mon programme « reprise en main ». Pour rappel, les deux premières phases concernaient le fait de « prendre du temps pour soi » et « ne plus passer son temps à courir ». J’essaie d’appliquer au quotidien mes nouvelles résolutions, en particulier celles consistant à s’accorder, chaque jour, un petit plaisir. Et je dois bien avouer que cela me fait beaucoup de bien. Aujourd’hui donc, je reviens pour aborder la thématique « couple ».

Deux enfants en bas âge, deux boulots prenants, la logistique à gérer, la fatigue, rien de tel pour mettre de côté son conjoint. Or, s’il est une donnée que jamais je n’ai oublié c’est qu’à l’origine, il y a le couple. Notre maison, nos enfants, notre foyer, c’est de notre amour qu’est né tout cela. Ainsi, lorsque je vois parfois, qu’avec l’Homme, nous nous croisons à peine le temps d’une journée, cela me désole.

Je pense que, malheureusement, mon conjoint et moi avons perdu en « spontanéité ». C’est somme toute logique lorsque l’on regarde tout ce que nous avons a géré par ailleurs. L’énergie n’est souvent plus là pour se retrouver. Fatigue et lassitude prennent le pas sur le reste. Aujourd’hui, nous préférons nettement grappiller quelques heures de sommeil plutôt que de se poser, le temps d’une soirée, à discuter avec un bon verre de vin (oui, le vin est important pour discuter).

Or, je ne veux plus que les choses soient ainsi. Quoique l’on fasse, la fatigue sera là. Notre sept mois ne fait toujours pas ses nuits. Nous passons nos journées à bosser. Nous avons une maison à gérer. On ne peut pas lutter contre ça. Il nous faut en prendre notre parti : nous sommes fatigués. Toutefois, je pense qu’il est indispensable de distinguer fatigue physique et fatigue psychologique. Selon moi, la première peut difficilement être domptée (sauf en dormant, ce que bébé ne nous permet pas actuellement). Par contre, il me semble que l’on peut davantage agir sur la seconde.

A mon sens, la fatigue psychologique résulte d’un doux mélange de routine et lassitude, où les jours se suivent et se ressemblent sans que rien ne vienne « casser » le train-train quotidien. C’est cette forme de fatigue que je cherche à dompter en m’accordant, chaque jour, un petit plaisir personnel. Et je pense que c’est précisément à cet endroit que le couple peut intervenir. L’échange avec le conjoint, se retrouver en tant qu’homme et femme (et non plus en tant que parent) est une ressource qu’il importe, à mes yeux, de ne pas négliger.

C’est ainsi que, depuis le début de la semaine, nous nous sommes accordés des moments en tête à tête avec mon conjoint : une pause déjeuner, un apéro, … Il ne s’agit pas de passer le maximum de temps ensemble mais du temps de qualité : des moments où les enfants sont couchés, où nous ne pensons pas au boulot, où nous ne sommes pas aux prises avec d’autres activités.

Nous avons donc décidé de systématiser les choses. Nos résolutions : s’accorder deux moments privilégiés dans la semaine, un déjeuner et un dîner. Cela peut sembler assez simpliste mais, en l’état actuel des choses, nous ne pouvons guère mieux. Evidemment, cela ne nous empêchera pas de nous retrouver par ailleurs, si le temps nous le permet. Nous nous sommes également fixés une « mission » : les enfants ne doivent pas être à l’ordre du jour. Il s’agira vraiment de moments où nous nous centrerons sur nous, nos états d’âme, nos envies, nos projets,…

Pour que la mère laisse place à la femme… Et pour ne jamais oublier qu’à l’origine, il y a le couple…

 

Nos chemins se sont croisés le temps d’une raclette…

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Si tu me suis, tu sais que, depuis cinq mois maintenant (soit la naissance de mon deuxième enfant), je vis dans le chaos le plus total. Pas de rythme, pas d’horaire, pas d’organisation, je cours à droite à gauche sans vraiment savoir où je vais. Enfin, pour être honnête, nous courons à droite à gauche, car il ne faut pas oublier l’Homme, aussi investi que moi auprès des enfants.

Dans ce capharnaüm qu’est notre vie, nous consacrons beaucoup de temps à nos fils. A tel point que nous ne nous voyons plus. Nous ne vivons plus ensemble, mais l’un à côté de l’autre, comme sur des chemins parallèles. Lorsque l’un s’occupe du grand, l’autre se charge du petit. Lorsque l’un est à la maison, l’autre est en courses. Lorsque l’un est chez le médecin avec bébé, l’autre est au parc avec le troizan. Toujours l’un à côté de l’autre, jamais l’un avec l’autre…

Mais, victoire, ce week-end nous avons pu nous retrouver, le temps d’une raclette. Un morceau de fromage, un verre de vin, nous étions enfin tous les deux. C’était sans compter sur le cinq mois qui a crié famine à 22h. Nous avons donc bénéficié, en tout et pour tout, de 30 minutes à nous. 30 minutes. Sur 24 heures. C’est peu non ?

Parfois, nous en plaisantons. Lorsque nous parvenons à boire un café ensemble, nous jouons les présentations « Bonjour, moi c’est Myriam ! Enchantée ! Ca fait longtemps que vous vivez ici ? Nous ne nous sommes jamais rencontrés je crois… ». Le reste du temps, nous avons l’impression de jouer le remake de « Maman j’ai raté l’avion ! » (tu sais, la scène du début où tout le monde court, sans se voir ni se parler).

Encore une fois, je sais que ce n’est qu’une passade. Que les choses vont s’apaiser. Oui, je sais… Mais je m’impatiente. Mon Homme me manque. Nos discussions, nos apéros, nos échanges, nos rigolades me manquent. Aujourd’hui, et pour encore un petit moment, nous vivons par et pour nos enfants. L’un à côté de l’autre, comme des colocataires…

Et chez toi, comment ça se passe ? Vous parvenez à vous octroyer des petits moments à deux ?

A toi…

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A toi qui m’a accompagnée à chaque échographie… Heureusement que tu étais présent avec ta petite clé USB car, si nous avions compté sur moi, nous n’aurions pas eu de photos de notre fils…

A toi qui m’a offert le plus confortable des cocons durant ma grossesse, anticipant le moindre de mes besoins… Allant même jusqu’à me gaver de chocolat…

A toi qui, le jour de l’accouchement, t’es mis en retrait afin que je puisse profiter du peau à peau avec notre enfant… Sans que j’aie eu besoin de te le dire, tu savais l’importance de ce moment pour moi…

A toi qui a donné le premier bain, de tes mains maladroites… D’ailleurs, aujourd’hui encore, c’est entre tes bras qu’il trouve l’apaisement lorsqu’il patauge dans cette si grande baignoire…

A toi qui, dès lors que tu décèles un signe de faiblesse, me propose de t’occuper des enfants des heures durant afin que je puisse changer d’air… Et même lorsqu’ils ont été « difficiles », tu trouves la force de garder le sourire…

A toi qui, lorsque tu vois à quel point le quotidien peut parfois me peser, trouve le moyen de m’en extirper… Sache que tu composes le numéro du livreur de pizza comme personne !

A toi qui, malgré les kilos « superflus » et la tronche en vrac, trouve le moyen de me faire me sentir belle…

A toi qui cherche n’importe quel prétexte pour faire les nuits auprès de bébé et ce, afin que je puisse me reposer…

A toi qui fais passer mon confort avant le tien…

A toi qui m’encourage et me soutient dans mon rôle de maman…

A toi qui me permet aussi de rester une femme…

A toi qui reste mon roc durant les épreuves…

A toi qui partage mes moments de bonheur…

Même si les mots ne suffisent pas, sache que sans toi, je ne suis pas moi…

PS : à toi qui, en ce moment même, me harcèle de textos afin de savoir comment s’est passé le dépôt de bébé ;). A toi, le meilleur des conjoints, le meilleur des papas, le meilleur des hommes…

 

 

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