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Le vampiriser de son énergie…

épuisement

Si tu me suis, tu sais que je suis, depuis quelque temps maintenant, assignée à résidence. Les trop nombreuses contractions que j’ai pu avoir ont eu raison de mon col. Et ce statut de « maman alitée » n’est pas des plus confortables, ni pour moi, ni pour mon entourage proche. Et lorsque je parle de mon entourage proche, je fais bien évidemment référence à l’Homme.

Depuis que je suis arrêtée, il fait son maximum pour soulager mon quotidien : s’occuper du petit, faire le ménage, les courses, … il mouille la chemise ! Non seulement, il se charge de l’intendance mais il s’occupe aussi de moi. De mon moral pour être plus précise. Il le sait, rester H24 enfermée seule dans cette maison, commence à me faire vriller les neurones. Chaque jour qui passe, il se montre plein de petites attentions (me ramener mon magasine préféré, me louer un film, m’acheter des chocolats, etc.).

Mais, depuis quelque temps, je constate, malgré tous ses efforts pour le dissimuler, que son énergie s’amenuise. Il tente, tant bien que mal, de faire bonne figure. Mais je le vois : je vampirise l’énergie de mon conjoint. Je suis tellement autocentrée que, parfois, je néglige le travail qu’il brasse en une journée. Et le soir venu, je lui en demande encore et encore. Toujours plus, comme si tout cela était normal.

« Bah quoi, je suis enfermée chez moi à ne rien foutre de mes journées et à m’emmerder comme un rat mort. Lui il est libre de ses mouvements, il peut faire ce qu’il veut. On est deux dans cette histoire de maternité alors il me doit bien ça ! »

Oui, il m’arrive de raisonner ainsi. Et, même si je ne m’en blâme pas, je ne trouve pas ça très juste. Je ne m’en blâme pas car je sais que le cocktail hormones-enfermement-ruminations ne fait pas très bon ménage et peut m’encourager à avoir des pensées morbides. Mais je ne trouve pas ça juste car, comme je le souligne, je ne suis pas seule dans cette histoire.

Mon Homme est ma ressource, mon pilier, ma béquille. Mais lui dans tout ça ? Où trouve-t-il toute cette énergie ? Je pense que, jusqu’alors, il puisait dans ses propres ressources. Mais, aujourd’hui, celles-ci semblent manquer. Sa batterie se vide chaque jour qui passe et personne n’est là pour la recharger.

Il me faut donc réagir. Je ne peux pas le laisser s’épuiser ainsi. Il est donc temps pour moi de sortir la tête de mon nombril. Lui concocter de bons petits dîners, inviter ses amis à la maison, lui laisser du temps rien que pour lui, etc. A mon tour aujourd’hui, dans la mesure de mes capacités, de m’occuper de lui. Car, sans lui, je ne suis pas moi…

Se reprendre en main…

grossesse 3 mois

Si tu me suis, tu sais que ce début de grossesse s’avère quelque peu chaotique. Oh pas d’inquiétude du côté de bébé… Aux dernières nouvelles, ce dernier se porte comme un charme. C’est plutôt du côté de l’incubateur que ça déconne ! En résumé, disons que j’ai du oublier de lire les astérisques en bas de page lorsque j’ai signé pour cette grossesse n°2

* Vous vous engagez, et ce sur une période plus ou moins prolongée, à en chier des copeaux de bois c’est-à-dire à subir nausées, maux de tête, épuisement, sciatique, … sans qu’aucun remède ne soit totalement efficace.

Mais, depuis quelque temps, j’ai dis stop au larmoiement et à l’apitoiement (je me réserve néanmoins le droit de déverser mes plaintes soporifiques auprès de l’Homme). Je vis actuellement ce qui sera sans doute ma dernière grossesse. Celle-ci n’est certes pas comme je l’imaginais mais je me dois d’en profiter sous peine de le regretter par la suite… J’ai donc décidé de me reprendre en main. Comment ??? Et bien en me chouchoutant…

  • Acte I : le shopping !!!

Hier, j’ai mis ma plus belle culotte pour aller flâner dans les magasins à la recherche de jolis vêtements de grossesse. C’était bien sûr sans compter sur la pauvreté des magasins de ma ville. J’ai tout de même trouvé mon bonheur en achetant des fringues qui collent à mon style pré-grossesse. D’ailleurs, pour me « forcer » à m’habiller (correctement j’entends hein, je ne me balade pas nue), j’ai décidé de poster sur les réseaux sociaux (Facebook et Instagram en particulier) une photo « tenue du jour ». Si t’es en manque d’inspiration et que mon style te plait, n’hésite pas à me follow bébé (Maître Gims, sors de ce corps !!!).

  • Acte II : les soins…

Pendant la grossesse, la peau change. Beaucoup s’accordent à dire qu’il s’agit d’une période bénie où cheveux, ongles et peau sont sublimés. Encore une fois, j’ai du rater la période d’inscription car je donne plutôt dans la face de pizza que dans la fesse de bébé (quoique, avec un petit érythème…).  Il s’agit là de ma mission du jour : me procurer des soins qui vont convenir à la conjoncture actuelle.

  • Acte III : mes proches

Depuis le début, la douleur a tendance à me renfermer sur moi-même. Je suis autocentrée, fixée sur mon mal être. Or, autour de moi, se passent de bien jolies choses que je ne peux rater en particulier concernant mon fils. Il grandit à une vitesse folle et je ne peux rater ça. Il me faut donc profiter de lui, d’autant que le temps qu’il nous reste en solo nous est compté ! Et qui sait, peut être que son énergie sera communicative… J’ai d’ailleurs beaucoup pensé à lui ces derniers temps dans mes virées shopping dans la mesure où, d’une part, j’ai effectué tous ses achats de Noël et, d’autre part, je l’ai habillé pour l’hiver (d’ailleurs, si l’une ou l’autre de ces thématiques t’intéressent, n’hésite pas à me le dire que j’en fasse un billet sur le blog).

Puis il y a mon Homme. Mon roc. Celui qui fait en sorte d’alléger en permanence mon quotidien. Il est sur tous les fronts : cuisine, ménage, courses, garderie, etc.  Demain, nous allons célébrer nos 7 ans de vie commune et je vais sauter sur l’occasion pour lui concocter un dîner élaboré avec tout ce qu’il aime : du gras ! (au passage, note que notre couple s’est formé le jour d’Halloween et la veille de la Toussaint. Que veux tu, on est glam’ ou on ne l’est pas !). Il me faut profiter de lui avant l’arrivée de bébé.

Bref, tu l’auras compris, c’est pleine de bonnes résolutions que j’attaque cette rentrée (on peut dire que les vacances de la Toussaint m’ont fait le plus grand bien). J’espère que cela durera sinon n’hésite pas à me mettre une claque au cul en me rappelant tout ce que je viens d’écrire !

Bon et sinon, ça va toi ? Ca fait un moment que je ne suis pas venue par ici… Raconte moi, quoi de neuf par chez toi ???

Ne pas attendre de lui…

desperate housewives

A plusieurs reprises, en discutant avec des amies, j’ai pu constater à quel point nous attendions beaucoup de nos Hommes. Qu’ils nous écoutent, comprennent, anticipent nos besoins (et y répondent évidemment) et nous prêtent de l’attention. Or, nos Hommes respectifs ont un point commun : ils ne sont pas fins psychologues.

Hier, je suis allée boire un café chez une de mes amies. Discuter de tout cela a suscité de vives émotions chez elle. Je lui ai alors exposé mon point de vue : ton épanouissement personnel ne peut pas reposer uniquement sur ton Homme. Ca, vois tu, je pense que, malgré la plus belle des complicités, il est parfois des points que l’Autre ne sait satisfaire. Je m’explique.

Mon amie (enceinte au demeurant) me disait à quel point le fait que son Homme n’anticipe pas ses besoins la rend malheureuse. Evidemment, j’ai compris mais je n’ai pu m’empêcher de lui dire : « ce n’est pas parce que toi tu le fais pour lui que lui sait le faire pour toi ». Nous aimerions qu’ils devinent nos états d’âme et qu’ils nous apportent la réponse que l’on attend d’eux. Nous aimerions pouvoir parler des heures d’un problème (qui en fait n’en est pas franchement un). Nous aimerions qu’ils nous poussent à aller plus loin dans nos réflexions en nous questionnant encore et encore.

Or, s’il est une chose que nos Hommes ne savent pas faire, c’est précisément ça.  Ce que je disais à mon amie c’est que, de mon côté, j’ai cessé de solliciter l’Homme sur ce terrain. J’ai été trop déçue et frustrée de voir que, bien souvent, il répondait à côté de mes attentes. Pas par malveillance. Juste parce qu’il ne sait pas faire. Et c’est précisément la raison pour laquelle j’ai des amies (et un blog !). A qui je peux parler de tout. Et qui comprendront mes angoisses. Qui sauront y répondre. Avec lesquelles je pourrais discuter des heures et des heures.

Ce que je disais à mon amie : ne pas attendre de ton Homme ce pour quoi il n’est pas « doué ». Il sait te combler par ailleurs. Il se peut qu’il ne devienne jamais l’oreille bienveillante que tu attends. Mais, moi, ton amie, je suis là pour ça…

PS : j’ai discuté de tout cela avec l’Homme le soir venu. Il est le premier à reconnaître sa « médiocrité » pour ce qui est d’écouter les autres et se réjouit de savoir que j’ai d’autres épaules que les siennes sur lesquelles m’épancher…

Et toi, ton Homme sait-il se montrer fin psychologue ? Ou bien, as-tu renoncé également à attendre cela de lui ?

Attention : je ne parle pas ici des Hommes en général hein! Ne me tombez pas dessus! Je parle juste de ceux que je connais…

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