Cet enfant qui nous pousse à bout…

enfant qui pousse à bout

Il est des jours où il est aisé de voir le bon en lui… Et puis il y a les autres… Ceux où l’on se laisse à penser qu’il est foncièrement méchant. Que, quoique l’on fasse, aucune évolution positive n’est envisageable. Peu importe l’énergie que l’on pourrait déployer, les choses ne changeront pas. Jamais.

D’aussi loin que je m’en souvienne, la vie n’a jamais été un long fleuve tranquille à ses côtés. D’abord à la crèche, puis à l’école, dans ses activités sportives, aujourd’hui au centre de loisirs. Toujours le même constat : il n’en fait qu’à sa tête. Ecrit ainsi, il est difficile d’imaginer à quel point cela peut être invivable. Et pourtant…

Ce matin encore, mon fils, contrarié par le fait que j’ai refusé de jouer avec lui, s’est sauvé de la maison. Après l’avoir convaincu de rentrer, il en est venu aux mains. Puis il a hurlé. Parce qu’ « il n’en fait qu’à sa tête ».

Bien sûr, cela va bien au-delà de ça… Cet enfant, si intelligent au demeurant, ne sait vivre avec ses émotions. Comme s’il apprenait à jongler avec les divers sentiments qui l’assaillent et que, systématiquement, toutes les balles lui retombaient pleine figure. Au même titre que la joie devient l’euphorie, la colère se transforme en rage…

Fort heureusement, nous restons des parents aimants, envers et contre tout. Alors nous nous questionnons. Nous prospectons. Nous nous renseignons. Nous essayons. Que pouvons-nous faire ? Comment l’aider et l’accompagner au mieux ? De quelle façon parvenir à apaiser les choses ?

Alors, j’ai lu. Beaucoup. Partout. De la discipline positive à l’éducation bienveillante, des bouquins indigérables aux articles plus légers. Evidemment, j’ai demandé conseil. Aux proches, aux professionnels. A qui voulait bien entendre ma détresse et mon impuissance.

Aujourd’hui, mon constat est amer : rien ne change. Peu importe l’énergie que l’on déploie, nous sommes au même endroit qu’il y a quelques années. Ou peut-être pas. Peut-être qu’il y a du progrès et que nous ne le voyons même plus, enfermés dans notre épuisement.

Inutile d’entrer dans les détails de son comportement. Ceux qui le vivent, savent. Quant aux autres, ils ne peuvent imaginer. Oh non, impossible d’imaginer à quel point il est difficile de vivre à ses côtés. Pas tout le temps, fort heureusement. Mais bien trop souvent hélas…

Alors aujourd’hui encore, je vais dépenser une énergie folle à tenter de trouver des solutions. A repenser, questionner, investiguer, aménager…

Car aujourd’hui encore, j’ai cette énergie… Mais qu’en sera-t-il demain ?…

 

5 Comments on Cet enfant qui nous pousse à bout…

  1. Maman tornade
    31 juillet 2018 at 12:22 (3 mois ago)
    Coucou
    N’ayant pas dormi de la nuit à cause de la cadette je peux te dire que ton article aurait pu être de moi. Tout comme toi. Au début pour la grande qui fort heureusement s’est calmée un peu grâce au saut de classe. Maintenant avec la petite puissance 1000. Lectures conseils médecin. Un bilan psy ? Bref j’en peux plus. Et il y a des gens assez bons pour te dire que c’est un problème de discipline. Que le pb c’est les parents. Non le pb c’est que la désobéissance est un vice tellement à la mode qu’elle touche les petits dès leur première marche
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  2. Melanie
    31 juillet 2018 at 17:57 (3 mois ago)
    Bonjour
    Je m’y retrouve tellement dans ton récit! Elle a des émotions explosives, ça part d’une broutille qui se transforme en crise d’hystérie avec vomissements etc Elle veut que ça va comme elle le veut! La dernière en date, elle hurler contre le soleil car il ne l’écoutait pas!!!!
    J’ai aussi consulté, essayer différentes choses, la micro kiné etc les plantes ont marché un temps
    Là je suis fatiguée de me triturer le cerveau pour trouver une solution qui n’existe peut être pas?
    On est là pour elle mais je vais essayer de lâcher prise, je dis bien essayer car le quotidien n’est pas toujours évident !

    Bonne journée

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  3. Géraldine
    31 juillet 2018 at 22:03 (3 mois ago)
    Merci je me sens moins seule ce soir….courage
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  4. Vanessa Débordée
    1 août 2018 at 09:10 (3 mois ago)
    Alors….
    Mon 8 ans est/était pareil. Impossible à canaliser, des crises de folies, j’en venais à rêver de le mettre en internat pour souffler et on en était arrivé au point où son frère et sa soeur ne le supportaient plus et ne voulaient plus vivre avec lui.

    Question idiote, en-as-tu parlé à ton médecin traitant ?

    Parce que ici, ça c’est calmé parce qu’on a découvert qu’il avec un TDA avec Hyperactivité couplé d’un TOP (Trouble de l’Opposition avec provocation).
    Il est sous traitement (ritaline) depuis décembre, et il a une prise en charge adaptée qui lui apprend à écouter ses émotions et à les gérer, à arrêter de se mettre la pression et de se dévaloriser (car souvent, les enfants comme les nôtres manquent énormément de confiance en eux).
    Et on revit !

    Je ne peux que te conseiller de faire un “dépistage”. Parce que si c’est bien un TDA avec hyperactivité, rien de ce que tu feras ne changera la situation.
    En gros, là, si c’est un hyperactif, c’est plus fort que lui. Et le gronder, punir…. ne servira absolument à rien et pire, ce serait comme en vouloir à un enfant diabétique de faire une hypoglycémie : il ne contrôle rien, c’est son cerveau qui bug et va trop vite, et il ne peut que suivre, même s’il ne le voudrait pas.

    Trouve un psychiatre qui sera capable de poser (ou non !) le diagnostic.
    En attendant, tu peux trouver sur le net un test qui s’appelle “Test de Conners”, télécharge le et remplie le. Fais le remplir aussi par les gens autour de toi qui connais bien ton fils.
    Tu verras peut être un peu plus clair et ça donnera aussi un éclairage au médecin, voir pourra accélérer la prise en charge.

    Courage parce que si c’est ça, on manque de médecin et les rendez-vous avec des médecins hospitaliers qui peuvent prescrire un traitement sont longs à avoir.
    Mais perso, avoir ce diagnostic m’a permis d’être plus zen. En comprenant finalement qu’il ne fait pas exprès, qu’il est juste malade et que c’est donc un symptôme, je supporte bien mieux son comportement.
    Et par ricocher, il s’est aussi apaisé, même avant le traitement 😉

    n’hésite pas à me contacter si tu veux des infos 😉

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  5. Anyo
    6 août 2018 at 00:27 (3 mois ago)
    Je suis de tout coeur avec vous !
    La psy m’a déconseillé la discipline positive.
    Trop contrôler ses sentiments face à un enfant qui ne sait pas les gérer va le rendre encore plus vulnérable. Se mettre en colère puis en reparler plus tard juste en qq mots l’aideront à se trouver “normal”.

    Mais te connaissant tu dois déjà le faire ! (Et éventuellement culpabiliser qd tu sors de tes gonds)

    Il y a des jours où on se sent assez forts puis d’autres où l’on se dit qu’on a loupé qqch, qu’il faut qu’on cherche mieux, plus loin…

    J’espère que vous arriverez à trouver des solutions, des aides et surtout que vous puissiez voir tout le positif que vous lui avez apporté !!

    😘😘😘😘😘😘

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