Cette inquiétude intérieure…

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« Le plus difficile dans la maternité, c’est cette inquiétude intérieure que l’on ne peut pas montrer« . Lorsque j’étais enceinte de mon premier enfant, rien ne me parlait moins que cette phrase introductive à l’émission Baby Boom que je me régalais à regarder… Aujourd’hui, je suis maman de deux enfants et cette citation m’habite à longueur de temps…

J’ai toujours été une personne angoissée. Pour tout, pour rien (surtout pour rien d’ailleurs). Le principe même de l’angoisse, c’est qu’elle est irraisonnée. Elle n’a pas d’objet à proprement parler. Elle se fixe ça et là, sans réel motif et se développe jusqu’à générer un mal-être assez inexplicable. A la différence de la peur qui est clairement identifiable (peur des clowns, peur des araignées, etc.), l’angoisse est flottante et diffuse. Elle peut rapidement envahir ton esprit mais aussi ton corps (aigreurs d’estomac, mal au dos, etc. vive la somatisation).

Aujourd’hui, je dirai que ce n’est plus d’angoisse dont je souffre mais bien de cette inquiétude. Mon angoisse a su trouver un objet : mes enfants. Elle n’est plus irraisonnée. Au contraire, elle est bien ancrée dans la réalité.

Evidemment, et fort heureusement pour moi, je ne suis pas inquiète en permanence. Mais il me suffit d’un rien pour « activer la machine ». Un bref instant, un moment de vie banal peut rapidement être source d’interprétation :

– elle est drôlement persistante cette toux… Et si ça partait en bronchiolite ? Est-ce qu’on va encore avoir droit aux séances de kiné respiratoire ? Je vais peut-être prendre rendez-vous chez le médecin maintenant ? Oui mais non, car il est trop tôt pour faire quoique ce soit… Mais si j’attends, peut être qu’il sera trop tard et que ses bronches seront infectées…

– je le trouve bien éteint aujourd’hui mon troizan… J’espère qu’il n’y a pas eu de souci à l’école… Sans doute qu’avec son comportement, il a encore eu des problèmes… Il va vraiment finir par se faire rejeter par ses camarades… D’ailleurs, ce doit être déjà le cas… Mon tout petit, jouant seul dans la cours, à l’écart de tous…

Tu peux donc constater à quel point il ne fait pas bon vivre dans mon cerveau par moment…

J’ignore si toutes les mamans sont ainsi. J’emploie volontiers le terme « maman » car je sais, par exemple, que mon Homme, lui est très pragmatique. Pas d’inquiétude à avoir tant qu’il n’y a pas de problème concret. Comme j’aimerais pouvoir raisonner ainsi…

Malheureusement, je crains devoir cohabiter une sacrée paire d’années avec cette inquiétude. Même pire, j’ai bien l’impression qu’elle ne me quittera vraiment jamais. Elle est née au moment où je suis devenue mère… Et être mère, c’est pour la vie…

Et toi, plutôt inquiet/inquiète comme moi ou raisonné/raisonnée comme mon Homme ?

 

4 Comments on Cette inquiétude intérieure…

  1. Weena
    18 novembre 2016 at 13:44 (9 mois ago)
    Complètement irraisonnée, surtout sur les enfants et un peu le Breton … Une sieste un peu plus longue, un retard inexpliqué et me voilà qui me fait des films option issue fatale … ‘-_-
    La plupart du temps, j’arrive à canaliser mon cerveaux, mais je déteste sentir éclore ces boules d’angoisses infondées …
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    • Pasquunemere
      24 novembre 2016 at 11:10 (9 mois ago)
      On est d’accord… Surtout lorsque cela prend des ampleurs incroyables et que nous parvenons pas à nous « raisonner »…
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  2. Die Franzoesin
    18 novembre 2016 at 14:42 (9 mois ago)
    Je suis pareil… Et mon mari est comme ton homme. Je trouve heureusement, car il m’aide souvent à ne pas me laisser emporter par ces angoisses !
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    • Pasquunemere
      24 novembre 2016 at 11:09 (9 mois ago)
      Oui tout à fait!! Ils nous ramènent sur terre lorsque nous nous envolons dans nos délires 😉
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