De l’importance de la rencontre…

rencontre maman bébé

La semaine dernière, j’ai regardé Les Maternelles. Parfois je m’égare devant cette émission et je me questionne. En l’occurrence, le thème du jour était « mon enfant est casse cou ». Comme à l’accoutumé, un spécialiste, à savoir un gynéco-obstétricien, était présent. Et, pour apporter un éclairage à l’ordre du jour, il a interrogé les mamans sur la façon dont s’est déroulé l’accouchement. Plus précisément, il a mis en évidence l’importance de la première rencontre avec son enfant…

C’est évidemment une question que je me suis moi-même posée. Est-ce que la façon dont est arrivé mon tout p’tit a biaisé nos relations ? Je t’en ai parlé maintes et maintes fois mais les premiers mois de vie commune ont été plus qu’éprouvants. En résumé, je peux affirmer que l’accès à la maternité n’a pas fait de moi une femme épanouie.

Mais alors, est ce que l’origine à tout cela se loge précisément dans le fait que je n’ai pas pu voir mon enfant à la naissance ? Est-ce que nos relations ont pâti du fait que je n’ai pu le toucher qu’au bout de longues minutes ? Est-ce que les choses auraient été différentes s’il n’avait pas connu la couveuse ? Je ne pense pas…

Certes, la façon dont se déroule l’accouchement peut apporter quelques éclairages sur l’histoire commune que partage un enfant avec ses parents. Mais, à mon sens, il ne faut pas tout résumer à cela. Je tente, tant bien que mal, de rationnaliser tout ça. Mais, aujourd’hui encore, je ne peux m’empêcher de culpabiliser. Mon cerveau est envahi de questions commençant toutes par « et si… ».

Alors où est ce que je veux en venir ? Et bien au fait qu’il faut cesser de culpabiliser les parents par des théories de « ce qu’il convient de faire ». J’estime que les parents se débrouillent très bien tout seul pour se culpabiliser, s’angoisser, se questionner, se remettre en question, etc. sans qu’on ait besoin d’en remettre une louche (ou une couche, au choix).

Résumer une histoire de vie à partir d’UN évènement est, selon moi, beaucoup trop réducteur. Et puis finalement, si, au lieu de vouloir identifier UNE cause unique, on cherchait à travailler sur les conséquences. Oui je sais que mon fils et moi avons « mal » commencé. Et après ? En quoi cela me permet-il d’avancer avec lui ? Je ne vais tout de même pas le remettre dans mon utérus afin de refaire le match…

Et toi, tu dis quoi de tout ça ? La première rencontre avec ton enfant t’a-t-elle comblé ? Ou, à l’inverse, espérais-tu autre chose ? Est-ce que tu penses que cela a conditionné la relation que tu entretiens avec lui ? Bref, raconte-moi !

9 Comments on De l’importance de la rencontre…

  1. CompletementNad
    8 avril 2015 at 15:19 (2 années ago)
    j’ai envie de dire que la naissance d’un enfant c’est deux histoires qui s’entremêlent, la notre et la sienne. Oui parfois elle démarre pas très bien ou pas comme on le voulait mais c’est ce qu’on en fait par la suite qui conditionne le lien et la relation entre ses deux histoires.
    Et puis comme tu dis on culpabilise déjà assez comme ça pour nous rajouter ça surtout qu’une naissance on a pas vraiment la main dessus c’est pas comme si on pouvait décider précisément de comment tout allait se passer.
    Bref ne te mes pas ce genre de trucs dans la tête.
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  2. Cli
    8 avril 2015 at 22:00 (2 années ago)
    « Rejouer le match » tu m’as tuée! Très amusant!!
    Sinon eh bien pour ma grande la rencontre a été très différente de l’idée que j’avais. Je ne sais pas trop comment l’expliquer mais en fait j’avais une idée d’elle à travers ce que je ressentais durant la grossesse et durant ce que j’ai imaginé depuis que je veux un enfant (c’est à dire de très longues années…) et quand elle a été là elle était différente de tout cela. Je n’ai pas réussi à faire le lien direct ente le bébé que j’avais dans mon ventre et celui que j’avais dans les bras. J’ai du la redécouvrir, apprendre.
    Ce sentiment n’a pas été le même pour ma 2ème puisque que je m’y attendais, je savais qu’elle ne ressemblerait pas à l’image que j’avais d’elle….et bizarrement elle était bien plus proche. Surement par l’expérience, moins d’attentes….Par contre elle est née avec un soucis médical qui a nécessité des examens et une remise en question de tout ce qui avait pu amener cela….
    Pour mon 1er accouchement en plus ça a été très étrange car péri surdosée, je n’ai pas senti pour pousser. Le 2ème j’ai perdu les eaux et j’ai tout ressenti. Alors peut-être que ça a joué sur les 1ers moments avec elles et notre relation au départ (bien que je n’en mettrai pas ma main au feu). Mais maintenant mes relations avec les 2 sont les mêmes et elles sont très bonnes (même si parfois elles me font tourner bourrique!). Je suis juste un peu trop protectrice et fusionnelle avec elles mais c’est ma nature!
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    • Pasquunemere
      14 avril 2015 at 14:30 (2 années ago)
      Ah ça, la question de l’enfant « rêvé », « fantasmé » est un concept très étudié en psycho… Moi aussi, je pense que j’ai eu beaucoup d’attente pour mon fils. Je l’imaginais d’une telle façon, je m’imaginais être telle mère, etc. Du coup, la chute a été rude! J’espère que, s’il y a second, je vivrai les choses plus sereinement, comme ça a été ton cas! Et puis l’essentiel étant, comme tu le soulignes, la relation que l’on a avec eux dans le présent…
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  3. petite yaye
    8 avril 2015 at 23:31 (2 années ago)
    mmmm… un peu bizarre de vouloir TOUT expliquer par un moment… Mais puisque tu me poses la question, j’ai vraiment insisté pour garder mon petit bonhomme avec moi à la naissance, tellement insisté que finalement l’équipe médicale s’est barrée, le papa il était euh… je ne sais même pas mais pas dans la pièce en tout cas !! et qu’au bout d’une heure je crevais vraiment de soif, un bébé sur mon ventre sans oser me relever toute seule et je m’époumonais à appeler au secours puisque je n’arrivais même pas à atteindre le bouton de secours (y-en-avait-il un d’ailleurs ?!)
    Et bien deux ans plus tard, on en est toujours là !!! un bonheur incroyable d’être avec mon loulou, vraiment très proche de lui, un père absent mais soi-disant présent, et des appels au secours pour me soulager un peu… dans le vide !
    ha ha ! Faut peut-être que j’aille raconter ça aux maternelles, ou pas !!
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    • Pasquunemere
      14 avril 2015 at 14:32 (2 années ago)
      Ah la la… Ta lucidité vis à vis de tout ça est « saisissante »… J’ignore par quels moyens surhumains tu tiens le coup. Tu sais ô combien ça m’inspire le respect! Et oui, je pense que ton témoignage de vie serait très riche d’enseignements!
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  4. Die Franzoesin
    11 avril 2015 at 20:10 (2 années ago)
    C’est une bonne question que tu poses. Parfois je me dis que les débuts un peu chaotiques de la maternité m’ont conditionnée à etre surprotectrice avec mon fils. Et d’un autre côté 30 ans en arrière ma rencontre avec ma mère a été plus que catastrophique (j’ai été transférée directement apres la naissance dans un autre hôpital à 45 minutes de route et placée 15 jours en chambre stérile)!et pourtant désormais je ne vois pas grande différence entre ma relation avec elle et celle de ma sœur par exemple… Donc bon si effet il y a il s’atténue sans doute avec le temps et le vécu !
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    • Pasquunemere
      14 avril 2015 at 14:37 (2 années ago)
      Je pense, tout comme toi, que les choses s’atténuent avec le temps… Après tout dépend également de la façon dont la relation est appréhendée par les protagonistes… Je pense que la façon dont je suis mère est aussi beaucoup fonction de ma personnalité et ce, peu importe la façon dont aurait pu se dérouler mon accouchement…
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  5. monica
    11 avril 2015 at 22:01 (2 années ago)
    Trop tot pour le dire mais jai vecu un super accouchement donc y a de lespoir 🙂
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    • Pasquunemere
      14 avril 2015 at 14:37 (2 années ago)
      C’est déjà un très bon point en effet!!! Et puis de ce que je vois, tu as l’air d’avoir une très jolie relation avec ta pitchoune…
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