Et lâcher prise…

lâcher prise

Depuis peu, je parviens à regarder le monde sous un autre angle… Par la force des choses, j’ai appris qu’il est possible de classer la vie en deux catégories : ce qui compte/ne compte pas. Vision quelque peu manichéenne je te le concède. Et pourtant…

Avec la naissance de mes enfants, j’ai découvert ce qu’est la fatigue. La vraie. Celle qui t’empêche de raisonner, d’avancer, de réfléchir. Celle qui te sidère, t’entrave. Celle qui te fait voir la vie en noir, qui te fait réagir au quart de tour. Celle qui fait que tu ne te reconnais plus.

Toutefois, cette même fatigue aura eu le mérite de m’apprendre une chose : mettre mon énergie sur ce qui compte vraiment. J’irais même au-delà en disant mettre mon énergie sur ce sur quoi j’ai la main. Car il est évidemment des évènements qui importent mais sur lesquels je n’ai aucun pouvoir : l’hospitalisation d’un proche, les difficultés « scolaires » de mon troizan, les conflits familiaux, etc. Tout ceci me touche bien sûr. Mais j’ai appris à regarder les choses différemment…

Que puis-je y faire ? Ai-je une solution concrète à apporter ? Est-ce que tourner et retourner le problème dans ma tête fera avancer les choses ? Bien souvent, après m’être posée ces questions, je m’aperçois qu’il est des éléments que l’on ne maîtrise pas…

Par contre, ce que l’on peut maîtriser, c’est la façon dont on traite l’information. Quelle place vais-je accorder à cet évènement dans ma vie ?  Prenons l’exemple de l’école. Quatre convocations depuis la rentrée, des remarques quasi hebdomadaires de la part de la maîtresse, des mots dans le cahier, j’en passe et des meilleurs. Bien sûr, tout cela est loin de me réjouir. Mais que puis-je y faire ? A la maison, mon fils est adorable (relativement hein, il reste un enfant de trois ans). Les crises, conflits, colères sont derrière nous. Alors oui, à l’école, les choses s’avèrent plus complexes. Mais quel pouvoir ai-je là dessus ? En dehors du fait de lui faire un rappel régulier des règles, j’entends… Mon fils me semble être un enfant heureux, plein de vie, en bonne santé et qui prend toujours un grand plaisir à se rendre à l’école. Voilà ce qui compte.

Il est des choses dans la vie sur lesquelles nous n’avons pas la main. Ces choses, j’ai fait le choix de les prendre avec distance. J’entraperçois enfin ce que peut être le lâcher prise et j’ai bon espoir, d’ici quelque temps, de pouvoir toucher du doigt ce que l’on appelle « sérénité »…

Et toi, le lâcher prise, tu essaies ? Tu y parviens ?

 

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