Gérer le conflit : quelques conseils

parent enfant main

Bon, si t’as raté les derniers épisodes absolument géniaux de ma life, je te conseille de lire mes deux derniers billets (je n’ai plus envie de rire et c’est juste un enfant). En ce moment, je suis assez dark tu vois. Je me verrais bien entonner la chanson « Zombie » sur une colline irlandaise. Bref, je vais pas rejouer le match. Si je reviens aujourd’hui, c’est pour te faire part des conseils que j’ai glané ici et là pour mieux appréhender la relation avec son enfant.

Il se trouve que j’ai regroupé ces conseils en 3 points : soi/l’enfant/le couple. Aujourd’hui, je vais développer une partie du premier point : le travail autour de soi. Allé c’est parti :

  1. Prendre soin de soi

Dormir quand le besoin s’en fait sentir (et quand ton enfant te le permet), bien se nourrir, si besoin faire une cure de vitamines, sortir prendre l’air, faire des activités qui font du bien à ton ptit cœur, etc. Tu l’auras compris, pour bien s’occuper de son enfant, il faut avoir rechargé les batteries.

  1. Se souvenir de ses priorités

Illustration : parfois, je suis en train de faire à manger, et c’est précisément ce moment que le petit choisi pour avoir envie de lire/faire de la pâte à modeler/jouer aux lego avec moi. Jusqu’alors, je lui demandais de patienter car j’étais occupée. Ce qui avait le don de le faire partir en crise (la notion de temps, de patience chez un enfant de deux ans, pas besoin de te faire un dessin). Il me fallait donc, non seulement cesser de faire à bouffer, mais aussi calmer mon fils.

Aujourd’hui, j’ai décidé, avant de répondre à ses sollicitations, de remettre les choses en perspective. Qu’est ce qui compte à l’instant T ? Parfois, il suffit simplement de lui accorder 5 minutes avant de pouvoir retourner à ce que je faisais.

  1. Accepter sa part de responsabilité

Illustration : à mon insu, j’ai instauré un rituel chez mon fils. Vois-tu, j’ai pris pour habitude de lui donner des petits gâteaux lorsque je vais le chercher à la crèche. Sauf que (en toute logique me diras tu), au moment du repas, et bah nécessairement, il n’a plus très faim. Aujourd’hui, j’ai décidé de supprimer ce rituel. Et bah accroche-toi Jeanine ! J’en bave ! Et je constate que, bien malgré moi, j’ai instauré tout un tas de petits rituels sur lesquels il faut que je bosse. Bah oui, j’ai été con, il me faut réparer…

  1. Se poser en modèle

Tu l’as sans doute remarqué, à partir d’un certain âge, ton enfant imite bon nombre de tes comportements. Il agit en miroir de ce que tu lui donnes. Moi, par exemple, je gueule souvent, je m’emporte rapidement, je suis souvent sur les nerfs (oui la vie à mes côtés est un pur bonheur). Et bien, que je ne m’étonne pas d’avoir un tout p’tit sur ressort qui réagit au quart de tour…

  1. Savoir s’excuser

Ca c’est compliqué pour moi. Reconnaître ses torts et s’excuser auprès de l’autre. Sauf que, je ne peux nier le fait que je suis souvent à côté de mes pompes avec mon fils. Il lui arrive de subir ma fatigue, mon stress, mon énervement, etc. Quand je lui reproche quelque chose, est ce vraiment de son propre fait ou bien est ce mon état qui a une incidence sur mon seuil de tolérance ? Auquel cas, je m’excuse en lui expliquant les raisons de ma gueulante.

  1. Parler en « je » et non en « tu »

« Tu me fatigues », « tu m’agaces », etc. Finalement est ce bien lui qui est fatiguant, agaçant ou moi qui suis fatiguée, agacée ? Le « tu » peut être accusateur alors que le « je » montre que l’on est responsable de ses ressentis et émotions.

  1. Formuler ses phrases sans négation

« Ne monte pas sur la table » –> « et si tu t’asseyais sur ta chaise ». Quand on formule en négatif, on souligne précisément ce qu’il ne faut pas faire. Mieux vaut alors insister ce qui est autorisé.

  1. Relativiser

Ca aussi c’est compliqué pour moi. Remettre les choses en perspective. Prendre du recul.

Exemple : la semaine dernière, mon fils a repeint mon mur blanc avec de la peinture rouge (involontairement). Drame shakespearien à la maison : le petit en panique devant mes hurlements, s’agitant en tous sens, étalant de la peinture partout. T’aurais vu ça, on se serait cru dans un remake de Chuky. Finalement, avec de l’huile de coude, la peinture est partie. Si j’avais été en mesure de relativiser au moment où le « drame » s’est produit, le petit aurait sans doute continué de jouer tranquillement. Je suis quasi sûre que nous aurions même pu nettoyer ensemble…

  1. Etre capable d’empathie

Alors que je le fais quotidiennement, naturellement, j’ai l’impression qu’avec mon tout p’tit, les choses sont moins aisées. Se mettre à sa place, tenter de savoir quels peuvent être ses ressentis lorsque je dis ou fais quelque chose. J’ai l’impression d’être trop dans l’action avec lui. Il me faudrait parfois juste prendre un temps pour me dire : stop ! qu’est ce qu’il se passe dans sa tête là ? Peut être alors serais-je en mesure d’y apporter une réponse appropriée.

  1. Ne pas l’enfermer dans un rôle

Alors là, je m’auto-fais marrer. Parce que je ne cesse de répéter sur mon blog l’importance de ne pas coller d’étiquettes aux enfants, aux gens de manière générale. Et qu’est ce que je fais moi ? Banco ! En ce moment, il en a une belle sur le front « gamin insupportable pour cause de terrible two ». Si ça, ça ne biaise pas les rapports…

  1. Faire le point sur sa propre histoire

Je ne vais pas revenir la dessus. J’en ai parlé à plusieurs reprises, notamment ici. Je constate parfois que je fais preuve d’un autoritarisme abusif. Je sais d’où cela vient. Je m’étais jurée de ne pas reproduire. Facile à dire… Mais j’y travaille…

  1. Eviter ce qui pourrait provoquer une crise

Autrement dit, ne pas laisser à portée des objets qu’il n’a pas droit de toucher.  Par exemple, ici, le soir, on enchaînait les crises car mon tout p’tit voulait grignoter la baguette de pain fraîchement achetée. Et bien maintenant, j’achète la baguette avant d’aller le chercher et je la mets hors de sa portée une fois à la maison. Tant qu’il ne voit pas, il n’est pas tenté.

  1. Pointer le positif

Souligner, encore et encore, les efforts, progrès de son enfant. Là pour le coup, je suis plutôt opérationnelle ! Il faut juste que je cesse, en parallèle, de pointer systématiquement le négatif. Franchement, ça ne te soulerait pas toi, que quelqu’un te dise en permanence « non, c’est pas bien, ne fais pas ça, c’est pas comme ci, etc. » ?

  1. Ne pas lui montrer ce qu’il convient de faire

J’ai remarqué que, lorsque je propose un nouveau jeu à mon fils, je lui montre constamment la façon de procéder. Or, si je lui explique tout d’emblée, où est le jeu ? Si lui a décidé que le rouge allait avec le bleu, pourquoi pas ? Moi aussi, ça me gonflerait qu’on me dise comment faire en permanence…

  1. Expliquer les interdits

Souvent, je dis « non ! » sans suite. Très instructif tout ça n’est ce pas ?… Bah oui mais bon, quand tu le répètes je ne sais combien de fois dans la journée, à un moment tu t’épuises. Sauf qu’encore une fois, si je me mets à la place de mon fils, je reconnais que j’aurais du mal à accepter qu’on me dise « non » sans de plus amples explications.

Bon je vais arrêter là cette liste de conseils que j’ai pu tirer de mes différentes lectures. J’en ai encore près d’une vingtaine sous le coude. Mais je pense que mon pavé est suffisamment indigeste. Si toutefois la suite t’intéresse, n’hésite pas à me le faire savoir…

7 Comments on Gérer le conflit : quelques conseils

  1. sophielulum
    9 mars 2015 at 11:08 (2 années ago)
    Effectivement pas toujours évident de se remettre en question est pourtant c’est important. Pour nous comme pour l’enfant, mes enfants sont grand 11 et bientôt 14 à cet age aussi c’est difficile pendant un temps je passais mon temps à râler je m’épuiser moi même puis j’ai pris du recule et depuis ça se passe mieux bon courage bisous
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    • Pasquunemere
      10 mars 2015 at 11:31 (2 années ago)
      Comme tu le dis, c’est épuisant de passer son temps à râler! Il faut prendre conscience du fait que cela n’arrange rien d’un côté comme de l’autre. Bon, sur le moment, difficile de réfléchir ainsi (car il faut que ça sorte!). Mais pourtant prendre du recul et appréhender les choses différemment apportent nettement plus! Bon courage à nous!!!
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  2. anyo
    9 mars 2015 at 14:46 (2 années ago)
    Des conseils qu’on a tendance à oublier dans la folie du quotidien! A afficher dans la salle de bains et à relire pendant nos brossages de dents!
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    • Pasquunemere
      10 mars 2015 at 11:32 (2 années ago)
      Non mais figure toi que j’y pense! Me mettre des post il aux endroits clés pour me rappeler ces conseils au quotidien!
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      • anyo
        10 mars 2015 at 12:50 (2 années ago)
        J’avais fait ça un temps au dessus de mon bureau! On ne le voit plus mais on sait que c’est là.
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  3. Monica
    10 mars 2015 at 14:03 (2 années ago)
    comme toujours un super article, intéressant et bien réfléchi.
    Je trouve ça très bien que tu arrive à te remettre en cause, à réfléchir à la solution et non pas qu’au problème.
    Clairement ton article va vers la parentalité positive et je pense que c’est la voie à suivre même si ce n’est pas toujours évident.
    En tout cas rien que ta démarche de t’informer et d’essayer fait de toi une super maman!
    Félicitations <3
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    • Pasquunemere
      10 mars 2015 at 16:15 (2 années ago)
      Merci pour tous tes mots! Ils me font toujours beaucoup de bien (surtout en ce moment, j’en ai bien besoin!!!)
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