Il y a les pleurs et les chouinettes…

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Longtemps, mon homme et moi avons refusé de laisser pleurer le tout p’tit. Nous sommes passés par plusieurs phases, chacune ayant ses propres arguments :

  • De la naissance à 6 mois : si le tout p’tit pleure, c’est qu’il a un besoin…

Faim, soif, chaud, froid, sommeil, affection, inconfort, etc. autant d’éléments qui peuvent déclencher les crises de larmes de bébé. Nous partions du principe que, si jeune, un enfant ne peut pleurer par chantage, mécontentement ou autre crise de colère aigüe. Nous répondions donc à chacun de ses appels.

  • De 6 mois à 10 mois : si le tout p’tit pleure, c’est qu’il a mal…

Notre fils est un grand fan du corps médical. Pour preuve, la dernière fois que nous sommes allés aux urgences en pleine nuit, l’interne de garde nous a dit « ah tiens, encore vous ! ». Et quand le médecin urgentiste te dit ça à 2 heures du matin, tu penses « VDM ! ».

Le tout p’tit a pas mal morflé durant sa « jeunesse » : coliques, reflux, œsophagite, constipation chronique, etc. Jusqu’à ce que l’on découvre, qu’en réalité, tous ces symptômes étaient la résultante d’un seul et même problème : l’intolérance aux protéines de lait de vache.

Associons à cela le fait qu’à cet âge, les dents commencent à faire leur apparition.

De plus, le tout p’tit a une passion pour les rhinopharyngites qui elles-mêmes entraînent quasi systématiquement des otites !

Donc autant vous dire que durant cette période, nous avancions à tâtons. Entre les pleurs de douleur et les pleurs de « je vous fais tourner en bourrique », on avait du mal à faire le distinguo !

  • De 10 mois à ce jour : c’est fini mon p’tit bonhomme, on reprend le pouvoir !

Et puis, petit à petit, on reprend du galon niveau discernement. « Là t’es en train de pleurer parce que je t’ai retiré ta cuillère des mains ? », « non mais t’es sérieux, tu te mets dans cet état parce que je t’ai posé dans ta chaise ??? ». Et tu te dis que, non il ne pleure pas parce qu’il a mal, mais simplement parce que son seuil de tolérance à la frustration est aussi bas que ton nombre d’heures de sommeil par nuit !

Une fois que tu as saisi ça, les choses prennent une autre perspective, en particulier, en ce qui nous concerne, pour l’endormissement. Et oui, avant nous n’osions pas le laisser pleurer seul dans son lit, petit être vulnérable qu’il était. Jusqu’à ce qu’on se fasse avoir plusieurs fois à courir à son secours pour le voir se marrer à notre arrivée ! Ouh la, toi heureusement que t’es mon fils parce que j’aime pas bien qu’on se foute de ma gu**** comme ça !

Nous avons donc saisi (il était temps je vous l’accorde) qu’il y a les pleurs et les chouinettes. Et quand on tend l’oreille, la différence est nettement percepible…

2 Comments on Il y a les pleurs et les chouinettes…

  1. Mum_issime
    16 avril 2014 at 10:30 (3 années ago)
    Tout à fait d’accord avec toi, il faut savoir discerner les deux pour ne pas se faire « avoir » par nos bambins 😉
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    • Pasquunemere
      16 avril 2014 at 11:07 (3 années ago)
      Se faire avoir, c’est l’expression adéquate! Et ils sont loin d’être idiots… Espérons qu’il ne capte pas qu’on a fait le distinguo entre les deux car il serait capable de nous inventer une nouvelle catégorie de pleurs qu’on va encore mettre des mois à décrypter…
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