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Mes humeurs

La peur comme frein à ses besoins

 

Hier, sur ma page Facebook, je te demandais quelle était ta préoccupation première du moment… J’ai eu de nombreux commentaires, tout plus diversifiés les uns que les autres… Et pourtant, derrière eux, se cache, selon moi, un seul et même « tourment ».

La pyramide de Maslow

Appelée aussi « pyramide des besoins », ce modèle de motivation, même s’il a été très controversé, voire réfuté (pour des raisons qu’il n’est pas pertinent d’évoquer ici), a le mérite de présenter l’essentiel des besoins de l’être humain.

  • Les besoins physiologiques

On y trouve  la faim, la soif, le sommeil… l’intégrité physique en somme. Il s’agit là des besoins primaires que chacun d’entre nous a besoin d’assouvir… Une espèce de minimum vital…

  • Les besoins de sécurité

Ces besoins sont propres à chacun/e et sont fonction de nos craintes/angoisses. On y trouve là les besoins de sécurité lié à l’emploi, aux revenus, à la santé mais aussi la sécurité affective, la stabilité familiale… Cela fait référence au fait d’avoir un environnement stable et sécurisant

  • Les besoins d’appartenance

Plus concrètement, il s’agit là du besoin d’aimer et d’être aimé. Avoir une famille, avoir des amis, partager des relations affectives avec d’autres… Ne pas être, ou se sentir, isolé…

  • Les besoins d’estime

Etre considéré, respecté, connu et reconnu afin de se constituer un réservoir d’estime et de confiance en soi…

  • Les besoins d’accomplissement de soi

Cela fait référence au fait de mettre en valeur son potentiel (en étudiant, créant, développant ses connaissances, par exemple) afin de se réaliser personnellement.

A l’origine, Maslow disait qu’il fallait compléter chaque « stade » de besoin avant de pouvoir passer au suivant. Depuis, les recherches ont mis en évidence le fait qu’il était possible de naviguer d’un stade de la pyramide à un autre ans avoir nécessairement « validé » les précédents.

Ce qui nous empêche de réaliser nos besoins

L’Homme, pour se sentir satisfait, heureux voire comblé, « doit » satisfaire l’ensemble de ces besoins.

Toutefois, à mon sens, et selon mon interprétation propre, il est un frein majeur qui nous empêche de réaliser certains de ces besoins. J’ai nommé … la peur!

La peur fait partie de nos émotions primaires, aux côtés de la joie, la colère et la tristesse. Si elle est, à l’origine, un mécanisme permettant de faire face à une menace ou à un danger imminent, elle est aujourd’hui un frein à la réalisation de certains besoins.

La peur à laquelle je fais référence est celle créée par nos pensées négatives, qui nous font imaginer le pire, qui génèrent du stress, de l’appréhension, … pour, au final, nous empêcher de passer à l’action. Cette peur peut être issue d’expériences passées mais elle est, le plus souvent, le résultat de fausses croyances.

Mon cas comme illustration

Pour illustrer mon propos, je vais te faire part de ma propre situation (attention, instant « confessions intimes »).

Ma plus grande peur, celle qui me paralyse au quotidien, celle qui m’empêche d’avancer, c’est l’échec. Je suis une enfant qui a été très attendue par ses parents. Je suis arrivée telle une bénédiction, la divine enfant si je puis dire. Ils ont fondé sur moi tous leurs espoirs, rêves et désirs. Ceci, bien sûr, avec la meilleure bienveillance qui soit. Toujours est il que la façon dont j’ai été élevée a eu des incidences sur le reste de ma vie. J’étais leur enfant rêvée, il me fallait être à la hauteur. Tout le temps. Dans quoique j’entreprenne. Impossible pour moi de les confronter à une quelque forme d’impuissance ou de faiblesse.

Ceci a complètement façonné la personne que je suis devenue. Le besoin de contrôle permanent, l’incapacité à lâcher prise, le perfectionnisme, j’en passe et des meilleurs. Tout ce que j’ai entrepris jusqu’à aujourd’hui a été savamment évalué. J’ai toujours pris le temps de réfléchir à ce dans quoi je me lançais et ce, afin de minimiser au maximum le risque d’échec possible.

Aujourd’hui, avec le recul, je m’aperçois que j’ai balisé ma vie. Aucune prise de risque par peur d’échouer. M’apercevoir de cela est, à mon sens, comme une renaissance. Car, en avoir conscience, va, je l’espère, me permettre de me réaménager.

Alors comment avancer?

La première étape me semble être la prise de conscience. Quelle est ma plus grande peur? D’où vient-elle? Est-elle justifiée? Comment a-t-elle « impacté » ma vie? M’a-t-elle empêché de satisfaire mes besoins? (ce qui est pleinement mon cas). Etc.

Une fois cette peur repérée (il peut d’ailleurs y en avoir plusieurs), il s’agit de parvenir à s’en défaire. Vaste projet… Nul besoin de se lancer dans des actes grandiloquents. Mais avancer pas à pas et rogner, chaque fois davantage, sur cette peur. Afin de s’en libérer progressivement et de s’apercevoir que, bien souvent, elle n’a pas lieu d’être.

Cela peut passer, par exemple, par l’élaboration d’un carnet de bord où noter de « petites » actions à effectuer. Mais aussi, par la lecture d’ouvrages de développement personnel. Par de la méditation. Par une psychothérapie. Bref, libre à chacun de choisir l’outil le plus adapté à sa « problématique ». Le tout étant de parvenir à sortir de sa zone de confort.

Ma façon de procéder

En ce qui me concerne, et tu dois déjà le savoir si tu me suis, j’ai décidé de m’assumer en tant que blogueuse. Le « danger » peut te sembler minime mais il est pourtant énorme pour moi. Car les risques d’échouer dans ce domaine sont très nombreux. Toutefois, j’ai fait le choix de me lancer. Il se peut, en effet, que mon blog ne fonctionne pas, que j’ai peu de visibilité, que, comme beaucoup de blogs malheureusement, je ne trouve/fasse pas ma place. Cependant, j’aurais essayé…

Pour rappel, je suis psychologue auprès d’adolescents/es. Nombreux sont ceux qui me font part de leur projet d’avenir et de leur crainte, appréhension de ne pas y arriver. Très souvent, je me targue de la phrase suivante « si tu n’essaies pas, tu ne pourras jamais le savoir. Souhaites tu te réveiller dans dix ans avec le regret de ne pas avoir essayé? Veux tu te réveiller un matin en te disant ‘où serais-je aujourd’hui si j’avais osé ‘ ».

Je ne suis plus une adolescente. Pourtant, il me semble que ces propos sont applicables et ce, peu importe l’âge que l’on peut avoir. Car, la vie est bien trop courte pour ne pas être vécue pleinement, et ce encore moins à cause de peurs que l’on s’inflige soi même.

 

Et toi, te sens tu pleinement satisfait/e de ta vie? As tu des besoins qui ne sont pas assouvis? Te sens tu concerné/e par ces peurs en tant que frein à la réalisation de tes besoins?

 

6 commentaires

  • Ethan nolhan

    Coucou très bel article. Tu dis que tu n’a pas pris de risque mais je pense que oui le couple, les enfants… tous ceci sont des prises de risque ça peut échoué mais tu y es quand même allè. Ici ce qui en priorité m’empêche d’assouvir mes propres besoins c est que je fais passer ceux des autres avant les miens surtout ceux des personnes que j aimes (enfants, conjoint, parents….) j ai ce sentiment de me rendre utile et j aime faire plaisir sans retour forcément cependant je suis souvent déçu surtout de la part de monsieur qui lui n est pas dans cette optique donc je travail sur le lâcher prise et penser un peu à moi et non a l autre. Mais dans mon boulot ce rapport a lautte est important. En ce qui concerne les projets je m’engage je pèse les choses et fait si c est possible mais je me justifie bcp par peur du jugement de l autre. Enfin tous ceci demande un gros travail sur soi

    • myriam

      Tu m’étonnes ! Parfois le travail de toute une vie!
      Et tu sais identifier les raisons pour lesquelles tu fais passer les besoins des autres avant les tiens ?

  • Al.

    Très intéressant… Mais je pense que la pr établir mon couac il me faudra plus dune séance car la comme ça ne me parle pas. Instant intime.Jai plutôt eu le sentiment de ne pas avoir trouvé ma place dans ma famille enfin surtout avc la profession de ma maman assistante familiale… Et du coup j’ai aimé le premier que j’ai rencontre qui a poursuivit de me brisé a coup de violence physique et verbale. Heureusement il y a 10 ans je rencontrais mon homme !
    Bref ma problématique me semble différente et je ne sais Par ou commencer ni ds quels besoins je suis au jour d’aujourd’hui !

    • myriam

      Rien n’est inextricable tu sais. La première chose c’est, déjà, de repérer que quelque chose « coince » (et c’est ce que tu es capable de faire 😉 ). Ensuite, selon ton envie, va ce avec quoi tu te sens à l’aise… Un jour, je parlerai du bouquin « Les cinq blessures de l’âme » qui est également pas mal dans son genre 😉

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