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Ma famille

Mon accouchement, jour 5 : il est là !!!

Ce billet fait partie des premiers articles que j’ai publié sur mon premier blog. Je tenais à ce qu’il soit présent sur celui-ci. Voici la suite du récit de l’accouchement de mon cinquan… Afin d’en préserver l’authenticité, je n’ai procédé à aucune correction. Si tu veux lire le début, tu trouveras la première, seconde , troisième et quatrième partie en cliquant sur les liens… Un vrai roman!)

Vers 8 heures, c’est intenable. Je m’apprête à réveiller mon homme pour lui dire d’appeler une sage femme quand Splash (clin d’œil à l’émission de la veille au soir, ironie quand tu nous tiens) ! Je viens de rompre la poche des eaux…

Mon homme, qui sort de son sommeil, met quelques secondes avant de réaliser ce qu’il vient de se produire. Il appelle de suite une sage femme. Il se passe un petit moment avant que quelqu’un ne vienne me voir. En effet, à 8 heures, c’est le moment du changement de personnel et donc des transmissions. Tout le monde est occupé.

De mon côté, suite à la rupture de la poche des eaux, je sens que tout s’accélère et prend une ampleur qui me dépasse. Je ne suis que douleur (d’ailleurs je vomis à plusieurs reprises). Plus rien n’existe autour de moi.

Une sage femme vient m’ausculter.  Mon col est ouvert à deux. Voyant mon visage se déformer sous la douleur, elle prend la décision de me descendre en salle de naissance. Je suis installée sur un brancard. J’entends beaucoup d’agitation autour de moi mais ne parvient pas à discerner précisément les choses. Je me concentre sur la seule voix qui parvient à m’apaiser : celle de mon homme. Ayant été présent lors des séances de préparation à l’accouchement, il me guide en s’appliquant à faire les exercices de respiration avec moi. Je n’entends plus que lui. Durant les quelques secondes de répit que m’accordent les contractions, je tente de faire comprendre qu’il me faut la péridurale.

Je suis enfin en salle de naissance. Nous nous retrouvons seuls mon homme et moi sauf que … « IL EST LA !! » me mets je à hurler. Mon homme, complètement décontenancé, fait part de l’urgence de ma situation à l’équipe. Les sages femmes arrivent et s’appliquent à respecter le protocole : me changer de tenue, mettre leurs gants, masques, etc. Mais vous avez compris ce que je viens de dire bordel de mer** : je le sens, il est là !!! Je pense que mon statut de primipare ne m’a pas aidé. En effet, les sages femmes (sans doute coutumière des fausses alertes) prennent leur temps. Quand enfin une se décide à m’ausculter. En l’espace d’une heure, je suis passée d’un col ouvert à 2 à un col ouvert à 10. D’où l’intensité de la douleur…

Ca y est, enfin je suis prise au sérieux. Tout le monde s’affole autour de moi. On tente de m’installer pour la poussée. Dans la précipitation, tout se fait « à l’arrache ». Il me faut accepter l’idée que je vais devoir accoucher sans péridurale. Au point où j’en suis…

C’est parti ! Il me faut pousser. Les contractions ne me laissent plus aucun répit. Tout va très vite, trop vite. Le monito installé à mes côtés ne fait que bipper. Visiblement, bébé et moi supportons très mal la vitesse à laquelle se déroulent les choses. A un moment, je tombe dans les vapes. Je sais que c’est parce que je suis en hyperventilation. Néanmoins, rétrospectivement, je me demande si ça n’est pas mon cerveau qui a eu besoin d’une pause. Durant ce bref instant, je me sens bien, je me sens légère. J’entends des voix au loin tentant de me ramener à la réalité mais c’est trop dur.

Puis je refais surface. La sage femme m’ordonne « bébé va mal, il va falloir pousser maintenant ! ». Ok, je donne tout ce que j’ai. Mais mes ressources s’amenuisent petit à petit. Voyant que je ne pourrai faire guère mieux, elle décide d’appeler l’obstétricien pour avoir une aide technique (autant dire ventouse). Cette ventouse qu’on m’installe là, sans péridurale, ne peut être la même que celle qu’on m’a montré lors des séances de préparation à l’accouchement. C’est insupportable. L’engin enfin posé, il va me falloir fournir un dernier effort. Lorsqu’enfin, je sens la tête de bébé sortir. Puis alors qu’on me demandait de pousser jusqu’à m’en déchirer (ce qui s’est d’ailleurs produit), il me faut tout arrêter. Bébé a le cordon autour du coup…

L’équipe s’applique à couper ce cordon. Puis, il me faut pousser une dernière fois afin de libérer les épaules. Il est 9h37 et l’on me dit « prenez le, il est là ». J’accueille donc mon bébé. Mais je le trouve très violacé et, surtout, il ne pleure pas. A mon tour de leur donner des ordres : « vous prenez le et occupez vous de lui ! ». Ce qu’ils font. Ils emmènent le tout p’tit dans une salle adjacente à la notre.

Et là, ce moment qui, objectivement ne doit pas excéder quelques minutes, nous semble durer des heures. Puis nous l’entendons enfin, ce cri, ce merveilleux son à nos oreilles. L’équipe le garde encore quelques instants afin de procéder aux différents examens.

De mon côté (je vous passe les détails de la délivrance), je me fais recoudre, toujours sans anesthésie. Je sens tout ce qu’il se passe mais mon esprit est ailleurs. Je n’ai toujours pas vu mon fils.

Enfin, au bout de quelques minutes, on nous l’amène. Mais, compte tenu de tout ce qu’il a subi, il se retrouve en couveuse. Il est donc là, à côté de moi. Ce petit être pour lequel j’ai vécu tout ça…

 

Voilà donc mon accouchement… Je ne pensais pas m’en souvenir avec autant de détails ; comme si j’avais gardé tout cela en mémoire, pour pouvoir un jour en faire le récit. J’espère n’avoir effrayé personne. Tout ce que l’on a vécu reste atypique. Malgré toute cette technicité, je pense que mon corps n’était simplement pas prêt pour l’accouchement (et donc que le déclenchement s’est révélé « contre-productif »).

En ce qui concerne le cœur du tout p’tit, tout va bien. Il semblerait que, depuis le départ, le cordon se soit positionné de telle façon à faire apparaître ces ratés. En aucun cas, il ne s’agissait de souci du côté de l’activité cardiaque.

Je suis fière d’avoir « survécu » à ça. Je suis fière de mon homme. Je suis fière de mon fils. Cette épreuve que nous avons vécu n’a fait que nous renforcer.

Et mon accouchement, même si traumatique en soi, ne m’empêche absolument pas d’envisager la possibilité d’un p’tit deuz…

Un commentaire

  • Ethan nolhan

    Oufff je comprends J ai vécu l horreur aussi pour mon premier ils ont faillit tout m’enlever mais embolisation à marcher haï plus saigner et comme toi mon corps n était pas prêt la veille rdv gynécologue col ferme contraction 0 il mausculre me fais archi mal le soir je sens un truc qui se décollé et la nuit la poche se rompt et je pense que ce cher monsieur ma décoller les membranes sur un col non favorable à ça a ce moment là mais ça je l ai compris bien plus tard. Et on m’a aussi explique que mon utérus à eu saturation de toute cette ocytocine et à plus voulut se contracter après ma délivrance. Mais J ai fais un second et J ai adore sa naissance même si J ai aussi eu embolisatio mais rien à voir avec le second ka c’était plus par précaution et j’envisage le troisième. Voilà voilà

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