Mes humeurs

Le poids de la bienveillance…

Bienveillance par ci, bienveillance par là, il me semble que, jamais de ma vie, je n’ai autant lu ce mot… Ses bienfaits, ses mérites, ses avantages … mais surtout l’impérieuse nécessité de l’utiliser et ce, au détriment de toute forme de bienveillance. CQFD.

A mon sens, bienveillance rime avec tolérance. Or, cette injonction à la bienveillance ne serait-elle pas contradictoire avec le principe même de bienveillance ? Imposer à quelqu’un une façon de faire, que l’on estime être la meilleure, la plus juste, la plus louable, ne serait-ce pas, au mieux, contre-productif et, au pire, culpabilisant ?

Les ouvrages sur la parentalité positive, l’éducation bienveillante foisonnent de toute part. Impossible pour quiconque d’y échapper. Tu te dois d’être un parent bienveillant. Un parent à l’écoute. Un parent modéré. Un parent cadrant. Un parent sécurisant. Un parent disponible.

En revanche, pour ce qui est de la bienveillance envers soi-même, il semble qu’on soit passé à côté de quelque chose… Car, avant d’être parent, nous sommes humains. Et ce qui régit l’humain, entre autre chose évidemment, ce sont les émotions.

Nul ne peut se targuer d’être d’humeur constante en permanence. La vie étant ce qu’elle est, il arrive qu’on soit malmené, affecté, irrité, … dans de mauvaises dispositions en somme. Malgré cela, il faut rester bienveillant, en toutes circonstances, au risque de voir le fardeau de la culpabilité s’abattre sur nos frêles épaules.

Pourquoi ai-je crié ainsi ?….

J’aurais dû dire ça…

Pourquoi l’ai-je puni de la sorte ?…

Et si j’avais fait ça ?…

Pourquoi ai-je réagi ainsi ?…

 

Déraper, on le fait tous. C’est NOR-MAL. Avec toutes ces injonctions sociétales, on en viendrait presque à oublier que nous sommes humains. Pourquoi taire, camoufler, étouffer toutes ces émotions qui nous assaillent sous prétexte du bon développement de nos enfants ?  Leur évolution ne passerait-elle pas précisément par la vision d’un parent vulnérable, capable de fragilité, qui assume ces états d’âme, qui dérape, qui commet des erreurs, qui demande pardon, qui se montre faillible ? Etre vraiment soi face à ses enfants, n’est-ce pas là tout ce qui compte ?

En ce qui me concerne, je préfère nettement le concept de tolérance à celui de bienveillance. Acceptons que nous n’agissions pas tous de la même façon. Acceptons nos émotions. Acceptons nos dérapages.

Acceptons nous

 

2 commentaires

  • AL**

    Je valide complètement !
    Je suis tolerante et je parle beaucoup ma fille. Je mets des mots sur les maux. Jecoute ses émotions debordante er inconterolable !
    Je suis humaine, je fais des erreurs, jaccepte mon imperfection et surtout je crois en moi (bon sur ce point y a encore du taf)
    Mon frere redige un memoire dailleur sur ce sujet !

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :