Mes humeurs

L’être et le pare-être

Il y a quelques jours, j’ai décidé de reprendre une de mes vieilles habitudes : le shopping. Des mois que je n’avais pas erré dans les magasins en quête de la fringue qui me siérait à merveille. Finalement, je ne suis ressortie de ce périple qu’avec une question en tête : pourquoi avoir toujours plus ?

Durant une grande partie de ma vie, j’ai accordé une extrême importance au paraître. Une allure soignée, une tenue au carré, une attitude maîtrisée. Jusqu’au jour où j’ai compris qu’en réalité, cette façade ne faisait que m’éloigner des autres. Car qu’est-ce que le paraître si ce n’est une posture visant à mettre l’autre à distance de ce que l’on est vraiment ?

Le pare-être. Comme le parechoc, le pare-feu, le pare-balle, le pare-soleil… Bref, tu auras compris le parallèle. L’extérieur venant protéger l’intérieur…

Partout des messages incitant à consommer toujours plus, à acheter encore et encore, comme si notre bien-être en dépendait. Aller chercher à l’extérieur de soi ce qui viendrait combler un manque…

Il suffit de faire une requête sur Internet « comment paraître » afin que des dizaines de suggestions apparaissent : plus jeune, plus beau, plus mince, plus riche… Alors on s’équipe, on achète, on consomme, pour pare-être… Car il semble bien évident que, se faisant, on s’éloigne considérablement de l’essentiel : soi-même.

En parallèle,  des invectives à l’épanouissement, à la quête de soi. Un tel message contradictoire me questionne : dans une société qui valorise le développement personnel, comment peut-on autant prôner le consumérisme ? Avoir plus, toujours plus, comme pour se donner une consistance, est-ce bien là ce qui importe ? Attendre de l’extérieur qu’il vienne enduire des failles personnelles, leurre des temps modernes ? Dès lors que l’on cherche à l’extérieur un moyen de combler l’intérieur, ne s’éloigne-t-on pas considérablement de toute démarche de développement personnel ? Pire, j’aurais tendance à penser que cela ne fait que creuser l’écart entre ce que l’on est et ce que l’on renvoie…

Risquent alors de s’ensuivre un sentiment de solitude, une sensation d’être incompris, de ne pas être apprécié à sa juste valeur…  Pour finalement ne plus pouvoir s’extirper de ce paraître dans lequel nous nous sommes enfermés…

Alors, peut-être devrions-nous essayer de nous débarrasser de tous ces artefacts ? De nous mettre à nu? Car, derrière le pare-être, se cachent de merveilleux êtres… Soyons nous car il me semble c’est là le bien le plus précieux que nous ayons…

2 commentaires

  • AL**

    Grosse consommatrice de tt… jai freiner tt ca. Jai pris conscience de la valeur de l’amour, de l’amitié et ca, ca n’a pas prix. Apres se mettre a nu aujourd’hui oui mais la je le regrette… je donne tt en amour et amitié et non ne doit rien attendre de l’autre. Mais qd on a la sensation de perdre s’est amies alors qu’on sest mise a nu. Ca donne envie de refaire l’huître. Et de consommer pour combler le vide.

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