Mes humeurs

De l’importance de prendre de la hauteur…

Je me souviens parfaitement de cette morosité, de cette lassitude, de cette impression que les choses n’iraient jamais mieux. Que ma vie était ainsi, pour toujours. Sans lueur d’espoir. Sans autre issue possible que l’anesthésie affective dans laquelle je baignais.

Je me noyais alors dans les affres de la maternité. Epuisement, burn-out, dépression, … peu importe le terme. Le néant était mon quotidien. « J’ai la vie que j’ai choisi de mener », tel était le fardeau qui pesait sur mes frêles épaules.

Puis, un jour, le déclic : la peur de voir tout ce que j’avais construit s’effondrer… Balayé aussi vite qu’un château de cartes, exposé en plein vent. Deux options : m’écrouler ou me relever. Il me fallut peu de temps pour faire mon choix. Me restait à savoir comment faire pour sortir de ce trou que je m’étais longtemps creusé.

Avant d’agir, j’ai pris le temps de réfléchir. Poser mes maux. Pour y voir plus clair. Pour prendre de la hauteur. Je me souviens avoir pris ce bout de papier, ce crayon et commencé à lister tout ce qui ne me convenait pas dans mon quotidien. Pas de façon abstraite mais de façon très précise. De mémoire, cela ressemblait à un tableau de ce type :

 

Mes problèmes

Mes questionnements

Mon analyse

Ennui Comment puis-je m’ennuyer alors que je suis une maman qui travaille, avec deux enfants en bas âge et qui, par ailleurs, n’a pas une seconde pour elle ? Est-ce vraiment de l’ennui ? Ou de l’insatisfaction ? Ou un manque de stimulation ? Je m’ennuie car je manque de stimulation.

Qu’est-ce que j’aime faire et qui me procure un sentiment de bien-être ?

Sentiment de n’être plus qu’une mère Pourquoi ai-je ce sentiment ? Qui m’oblige à ressentir cela ? Pourquoi me suis-je enfermée la dedans ? Personne ne m’y force. Personne sauf moi-même Je me suis enfermée toute seule dans ce rôle de mère, en étant plus que ça. Je me fixe des objectifs à atteindre. Je veux la perfection. Or, mes enfants ne veulent pas une maman parfaite mais une maman heureuse
Pas de temps pour moi N’ai-je vraiment pas de temps pour moi ? Ou bien est ce que je ne m’y autorise pas ? Quelle vision ai-je d’un « bonne maman » ? Celle d’une mère qui se « sacrifie » pour ses enfants ? Comme ma mère… Je ne suis pas ma mère. Je n’ai pas à sacrifier tout pour mes enfants. J’ai des ressources qu’elle n’avait pas à l’époque : un conjoint présent, une famille disponible, etc.
Ne pas me sentir bien chez moi Cette maison, nous l’avons construite à notre image. Qu’est ce qui fait qu’aujourd’hui, je ne m’y sens pas bien ? Car elle est synonyme de mal-être. Pourquoi mon foyer est-il devenu mon ennemi ? Ma maison est à l’image de mon état d’esprit. Morose. Tout comme mon cerveau, peut-être nécessite-t-elle quelques réaménagements afin que je me sente bien…

 

Il y avait sans doute bien d’autres éléments dans ce tableau. Toutefois, en trame de fond, une seule et même thématique. Je n’étais plus moi. J’étais cette image de mère, telle qu’elle devait être selon mes critères de « perfection ». Comme sur une fiche de poste. J’exécutais. Mais je ne ressentais pas. Je ne vivais pas. J’étais une coquille vide…

Puis, après avoir effectué cette introspection, je suis passée à l’action…

 

Ne souhaitant pas rendre ce texte indigeste, je vais m’arrêter là. Toutefois, si ça t’intéresse, n’hésite pas à me le faire savoir afin que je rédige la suite 😉

3 commentaires

Répondre à AL** Annuler la réponse.

%d blogueurs aiment cette page :