Mes humeurs

Impossible de lâcher prise…

Si tu souhaites lire la première partie de ce billet, c’est par ici.

 

Partout, on peut lire la nécessité, pour tout parent, mais en particulier pour les mamans, de lâcher prise. Comme une solution simple et efficace d’accéder au bonheur. « Cesse de tout contrôler et ta vie sera meilleure ». Comme si c’était d’une simplicité absolue…

Néanmoins, tout du moins en ce qui me concerne, les faits étaient avérés : c’est parce que je ne lâchais rien que j’étais tombée dans ce qu’il convient de nommer « burn-out ». Le contrôle absolu. Les pleins pouvoirs. Que je m’étais moi-même assignée. Car personne d’autre que moi ne m’obligeait à agir ainsi. J’étais mon propre bourreau. Mais aussi victime…

A l’époque, j’ai bien essayé d’appliquer les conseils glanés ici et là : lâcher du lest, « déléguer », demander de l’aide… Et pourtant, rien n’y faisait. Car, non seulement je n’atteignais pas ce fameux lâcher prise mais, en plus, je culpabilisais. De ne pas faire les choses telles que j’estimais qu’elles devaient être. Savoureux cocktail Molotov.

Alors, j’ai décidé de prendre le problème autrement. Avant d’agir différemment, il me fallait questionner les raisons pour lesquelles je me comportais de la sorte. Pourquoi je m’infligeais une telle pression ? Une telle quête de perfection ? Pourquoi certaines mamans parvenaient à vivre sereinement leur maternité et pas moi ? Quels verrous me fallait-il déverrouiller pour trouver l’apaisement ?

Une fois encore, j’ai eu recours au papier/crayon pour poser mes maux. A chaque situation problématique, je notais, d’une part, les faits et, d’autre part, mon ressenti. Lorsque je sortais de mes gongs avec mes enfants, lorsque je culpabilisais de ne pas avoir fait telle ou telle chose, ou encore lorsque je rongeais mon frein de constater que rien ne se passait comme je l’espérais… Je notais tout avec, comme idée sous-jacente, de prendre suffisamment de recul, après coup, pour pouvoir analyser… Et ce fut le cas.

Le soir venu, je reprenais mon calepin et tentais d’analyser ce qui s’était passé durant la journée. Parfois, mes comportements pouvaient simplement s’expliquer par de la fatigue (et dieu sait qu’elle est bien présente avec un troizan qui ne fait toujours pas ses nuits). A d’autres moments, il s’agissait de maux bien plus ancrés, héritage d’une transmission intergénérationnelle.

Au bout d’un certain temps, j’ai pu faire le tour de ce qui me posait problème. Deux grandes thématiques : d’un côté le physiologique, de l’autre le psychologique… Ne me restait plus qu’à faire sauter les verrous qui m’empêchaient jusqu’alors d’atteindre apaisement et sérénité…

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