L’accouchement, déterminant pour la suite?

compte à rebourd accouchement

Hier, un/une inconnu/e a partagé mon article au doux nom de « Mon congé maternité, mon enfer ». Ceci a été l’occasion pour moi de relire ce billet mais aussi de me questionner : comment faire pour ne pas revivre tout cela ? J’ai déjà quelques idées dont je te parlerai très bientôt. Mais s’il est une chose sur laquelle je n’ai aucune prise c’est mon accouchement…

Mon propre vécu, les divers témoignages que j’ai pu recueillir, mes échanges avec d’autres mamans, la majorité des récits convergent vers une seule et même idée : la façon dont est vécu l’accouchement a une influence sur la relation qui s’instaure avec bébé. Attention, je dis bien « la façon dont est vécu » car, selon les sensibilités de chacune, les ressentis vont être différents. Une maman pourra avoir vécu un véritable scénario catastrophe et, pourtant, conserver un merveilleux souvenir de son accouchement. A l’inverse, il peut suffire d’un détail pour que l’accouchement « rêvé » finisse en désillusion…

Plus l’accouchement approche, plus j’appréhende. Je n’espère pas un accouchement parfait. Je suis prête à souffrir plus qu’il n’en faut. Mais s’il est une exigence que j’ai, c’est que mon enfant aille bien. Aujourd’hui,  mon rêve c’est de pouvoir faire du peau à peau. J’imagine les choses ainsi : une dernière poussée, prendre mon fils et le garder près de moi pendant de longues minutes. Voilà ce dont j’ai été privée pour mon aîné et voilà ce dont je rêve aujourd’hui…

Sauf qu’imaginer un accouchement, ça n’est jamais bon. Car, s’il est une chose qui nous échappe complètement, c’est bien ça : l’arrivée dans ce monde de nos enfants. Alors, j’aimerais ne pas imaginer. J’aimerais ne pas espérer. J’’aimerais ne pas me projeter. Mais je crois que, malheureusement, ce sont des processus intrinsèquement humains…

Pour être parfaitement honnête avec toi, j’ai peur. Peur d’un faux départ qui biaise encore les relations que j’aurai avec mon enfant… Comment se préparer à cela? Comment pouvoir le contrecarrer?

Et pour toi, comment se sont passées les choses ? La façon dont tu as vécu ton accouchement a-t-elle eu une incidence sur les liens que tu as tissé avec ton enfant ?

14 Comments on L’accouchement, déterminant pour la suite?

  1. Béné
    19 janvier 2016 at 14:03 (2 années ago)
    Mon accouchement s’est super bien passé, je touche du bois (si on fait abstraction, bien sûr, de la douleur des contractions et de la couture post-passage du bébé… ^^). Et j’en suis très contente franchement.
    Mais je n’ai jamais réfléchi à la possible incidence sur la relation que j’ai avec ma fille tiens =/ Ceci dit, quand je l’ai eu dans les bras, j’ai pas eu ce soi-disant déferlement d’amour pour elle, j’ai même eu un peu peur, genre « ha ouais, ma cocotte, c’est parti là !!!!! »
    En revanche, je suis allée lire ton article sur ton congé maternité, et là je me suis complètement retrouvée. J’ai haït et je hais encore le souvenir de ces 3 mois, qui m’ont paru interminable, qui m’ont rendu dingue, et qui m’ont fait dire « le 2ème ? No way ! »
    Puis, passé 3 mois, un déclic. On vivait pas une période tip top, entre mon état et un changement de boulot merdique pour mon mari. Et au milieu, bah y’avait cette petite fille. Et depuis, je me sens vraiment maman.
    C’est hyper décousu comme commentaire ^^’
    Donc finalement, si j’y pense un peu mieux, la peur que j’ai eu quand on me l’a prise dans les bras a sûrement entraîné ces 3 mois merdiques ^^’
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    • Pasquunemere
      20 janvier 2016 at 22:00 (2 années ago)
      Comme quoi, un unique événement (qui peut paraître parfois anodin) peut entraîner des mois de souffrance, galère, incompréhension, mal-être… Il va me falloir être hyper attentive à tout ça pour ne pas retomber dans l’enfer que j’ai vécu après la naissance de mon fils…
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  2. OhMyGosses
    19 janvier 2016 at 15:00 (2 années ago)
    Je viens justement de faire un article sur mon blog sur mon accouchement « choisi » (http://www.ohmygosses.com/accoucher-par-cesarienne/). Cet accouchement je l’ai vécu en toute sérénité et sans frustration. Je pense en effet qu’un accouchement n’est pas un acte de la vie anodin. Ce n’est pas rien tout de même… autant du point de vue médical (pour le bébé et pour la mère) que du point de vue émotionnel. N’ayant eu aucune difficultés liées à l’accouchement (césarienne programmée) et aucun regret, les semaines qui ont suivies pour mes deux enfants se sont très bien passées (malgré un court séjour en néonat pour le 1er). Sinon je suis totalement d’accord avec la conclusion de ton article « Mon congé maternité, mon enfer » sur l’instinct maternel. La relation à l’enfant se construit comme toute relation humaine.
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    • Pasquunemere
      20 janvier 2016 at 21:57 (2 années ago)
      L’important c’est précisément ce que tu soulignes : être acteur des événements. Rien de pire que de subir les choses, encore plus lorsqu’il s’agit de la mise au monde de son enfant…
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  3. Sandrine, Mon Carnet Deco
    19 janvier 2016 at 17:41 (2 années ago)
    Clairement!!!! Et pourtant, c’est mon accouchement le plus « facile » qui à été pour moi le plus difficile à … je cherche mes mots…. accepter…
    Pour ma première, 15 heure de travail, je suis prête au moment d’accoucher même si j’ai Poussé pendant + de 2 heures et que j’ai fait plusieurs malaises sur la table d’accouchement… Mon troisième, 43 heures de travail, une rupture d’une veine qui à frôlé l’hémorragie, mais grâce à une péridurale super bien dosé, j’ai « sentie » mon bébé s’engager, et ça à été mon plus bel accouchement… Pour mon deuxième, accouchement en 30 minutes, tout se passe très bien, la sage femme me dit même qu’elle aimerait n’avoir que se genre d’accouchement, et pourtant, comme je l’ai mal vécu! je n’ai rien vu venir, et j’ai la sensation d’avoir « expulsé » mon bébé, pas de l’avoir mis au monde… Et je ne sais pas si ça à rapport, mais les relations avec lui, même 6 ans après, sont toujours tellement compliquées… J’ai du mal à le comprendre, et on est toujours en conflits… Bref, je ne t’aide pas beaucoup, mais j’ai la sensation que ça a un impacte…
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    • Pasquunemere
      20 janvier 2016 at 21:55 (2 années ago)
      Bien sûr que ton témoignage m’aide car il me permet de mettre des mots… Moi aussi j’ai eu un accouchement hyper rapide (en plus d’être hyper violent). Et je n’avais pensé comme tu l’as fait mais c’est pourtant très juste : je n’ai rien vu venir, et j’ai la sensation d’avoir « expulsé » mon bébé, pas de l’avoir mis au monde… C’est tout à fait ça…
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  4. Ma Bouille Et Moi
    19 janvier 2016 at 18:49 (2 années ago)
    Je suis persuadée que l’accouchement joue un rôle dans la relation avec l’enfant!
    Personnellement, même si tout s’est bien passé dans l’absolu, je considère que mon accouchement a été volé par une équipe médicale pas du tout a l’écoute, et qui n’a pas su m’accompagner dans mes choix.
    Physiquement, je n’ai rien a redire, mais psychologiquement, ce fut un désastre. En ont découlé 5 mois de dépression post partum.

    Au point que quand la perspective du 2ème sera envisagée, j’aimerais pouvoir accoucher a la maison. Pas question de me faire une fois de plus snobée dans mes choix!

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    • Pasquunemere
      20 janvier 2016 at 21:53 (2 années ago)
      Ah ça, l’importance du personnel médical et paramédical… Parfois, certains ne se rendent pas compte comme ils peuvent marquer nos vies dans le meilleur comme dans le pire…
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  5. Mumnours
    19 janvier 2016 at 21:24 (2 années ago)
    Je pense aussi que l’accouchement à un impact important sur le bébé. Cest sa première impression, son premier ressenti de ce nouveau monde qui l’entoure. Mieux vaut que tout se passe bien pour lui. Qu’il ne souffre pas trop.
    Pour exemple mon bébé est né prématurément, presque 24h de travail, en souffrance les dernières minutes , spatule…
    Il a longtemps été un bébé en colère, qui pleurait beaucoup. L’ostéopathe et la microkine ont été indispensable pour le soulager.
    Alors oui je pense que l’accouchement est l’un des éléments cle pour un bébé serein. Cest le départ dans la vie. Bien-sûr heureusement ca ne fait pas tout. De mon côté je me suis rattrapée avec un bel et long allaitement bien réussi !
    Je te souhaite une très bel accouchement !
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    • Pasquunemere
      20 janvier 2016 at 21:52 (2 années ago)
      Merci à toi! J’espère vraiment que mon bébé aura la plus belle arrivée au monde qui soit. Et, si ça n’est pas le cas, je ferai mon possible pour lui offrir le meilleur par la suite…
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  6. Die Franzoesin
    20 janvier 2016 at 22:17 (2 années ago)
    Je vais peut-être avoir un avis différent de ceux qui précèdent mais c’est ça qui est intéressant, de confronter les avis 🙂 . J’ai eu un bel accouchement, du peau à peau, un bon souvenir. En revanche la première semaine avec bébé a été une catastrophe : baby blues, allaitement raté, jaunisse, perte de poids, hospitalisation… Et j’ai l’impression que de nos jours, on se met tellement la pression sur la réussite de ces moments, que quand ils ne se passent pas comme prévu, ça nous rajoute une couche de mal-être et de culpabilité, on a l’impression que c’est la fin du monde, que toute la relation va en être abîmée. A l’usage, je me suis à l’inverse rendue compte par exemple que mon allaitement râté n’a pas du tout empêché une relation très charnelle voire fusionnelle de se mettre en place avec mon bébé. Donc j’ai tendance à relativiser ces discours que je trouve culpabilisant pour les pauvres mamans qui n’ont malheureusement pas toutes droit à un accouchement ou des débuts parfaits (c’est avant tout beaucoup de chance). Je te souhaite cependant le meilleur, et l’accouchement dont tu rêves, évidemment !
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    • Pasquunemere
      22 janvier 2016 at 14:31 (2 années ago)
      Mais ton avis, aussi différent soit-il, me rassure beaucoup! J’aime lire que, même s’il y a des couacs, une belle relation peut s’instaurer. Et, à l’inverse, une rencontre « parfaite » n’est pas guise d’une jolie relation. Tout se construit, déconstruit et reconstruit au final 😉
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  7. maman-etc
    24 janvier 2016 at 15:46 (2 années ago)
    Mon accouchement ne sait pas passé comme je l’aurai aimé. Pourtant j’avais tout prévu ou presque, le projet de naissance, la visite de la maternité, la rencontre avec les sages femmes. J’avais pas prévu que mon gynéco me la ferrait à l’envers. La sage femme gérait tout super bien mais il a voulu mettre son grain de sel. Au final il a refusait que je tente d’accoucher sur le côté (alors que la sage femme était ok), je lui ai demandé deux fois mais non il a refusé en vieux bonhomme « c’est moi qui décide ici ». 35 mn de poussée et une épisio plus tard petit Bonhomme était là. Les premiers jours j’ai pas mal fulminé contre le gynéco. Au final il a fallut l’accepter, aujourd’hui c’est encore difficile.Niveau relation avec mon petit Bonhomme ça n’a rien entaché mais les débuts ont été difficile avec la descente d’hormone. Être heureuse et pleurer, la fatigue… Je trouve qu’on nous prépare pas assez à l’après accouchement.
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    • Pasquunemere
      25 janvier 2016 at 13:22 (2 années ago)
      Ah ça je suis bien d’accord avec toi!!! Il me semble que j’avais fait un article la dessus d’ailleurs… Je disais que, oui des cours de prépa à l’accouchement c’est bien, mais des cours de prépa à la « maternité » ce serait pas mal aussi! (carton rouge pour le gynéco et son abus d’autorité!)
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