L’exigence envers soi même ou l’art de ne pas savoir lâcher prise

exigence

Discussion au sommet hier avec la chouquette. Quelques verres de vin. Un plateau de fromages et charcuterie. Parler de la vie, du travail, du tout p’tit, des projets. Faire le point. Ca a du bon. Mais ça peut aussi révéler des failles. Les miennes en l’occurrence (car je ne vais pas vous parler des failles de la chouquette, enfin pas aujourd’hui en tous cas). Mon exigence envers moi-même mais aussi envers les autres. Chouette défaut n’est ce pas ? Le truc qui te pourri la vie insidieusement…

Et oui car vois tu, quand tu es exigent, par principe tu es chiant. Pourquoi tu es chiant ? Parce que tu fais suer le monde avec ce que tu considères être la bonne façon de procéder. Alors certes, tu fais les choses avec beaucoup de perfectionnisme. Mais tu attends que les autres fassent de même. C’est la que le bas blesse. Car pourquoi les autres se devraient d’agir à ta façon. Ils font les choses comme ils l’entendent et, visiblement, se bouffent moins la rate que toi.

Avec la chouquette, nous avons particulièrement discuté du boulot. Il a notamment tenté de faire comprendre que mon investissement au travail était quelque peu démesuré (oui la chouquette tente de prendre des pincettes pour ne pas me faire sortir de mes gongs). Et il n’a pas tort. Penser boulot à la maison. Penser maison au boulot. Anticiper tout, tout le temps afin que les choses se déroulent « correctement ». Avoir le contrôle. Tout est dit.

Car c’est bien là la question : avoir une prise sur les évènements. Tenter de maîtriser l’incontrôlable. Comme si cela allait changer quelque chose… Quel leurre… C’est surtout épuisant, enfin pour moi. Avoir le cerveau en ébullition H24. Penser pour soi mais aussi pour les autres (puis leur reprocher par la suite accessoirement : « mais je ne suis pas ta mère!!! »).

La chouquette a l’honnêteté de reconnaître que cela a un côté confortable de « se laisser porter ». Mais il avoue aussi que c’est précisément parce que je pense pour lui qu’il ne le fait pas. En gros, si j’arrêtais de le faire, il en serait parfaitement capable.

Mais alors comment procéder ? Lâcher prise… Humm… Mais encore… Je vois bien de quoi il retourne maintenant de là à me l’approprier… Peut être en se forçant un peu au début. Laisser aller les choses comme elles viennent sans anticiper (pour finalement sans doute se rendre compte que ça se passe bien). Laisser les autres faire comme bon leur semble. Et finalement centrer mon énergie sur moi, mon bien être à moi, mes envies à moi. C’est joli tout plein hein autant de naïveté ? Non allé, c’est décidé d’ici peu j’organise mon lâcher prise 😉

6 Comments on L’exigence envers soi même ou l’art de ne pas savoir lâcher prise

  1. Maman est en haut, elle fait la déco
    10 octobre 2014 at 13:26 (3 années ago)
    Je me reconnais un peu dans ce que tu dis : ne pas s’avoir s’arrêter et ne pas savoir prendre du temps pour soi. Se dire qu’il y a toujours du boulot à faire (bureau ou maison…). Incurable ?
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    • Pasquunemere
      10 octobre 2014 at 13:41 (3 années ago)
      Pfff je crains effectivement que ce soit une question de tempérament. Mais je pars du principe aussi que beaucoup de choses s’apprennent. Donc qui sait, lacher prise en fait peut être partie…
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  2. petite yaye
    10 octobre 2014 at 23:32 (3 années ago)
    Ça doit être féminin ce genre de défaut car j’ai rarement croisé un mec qui avait un pb de lâcher prise !!! La prise de conscience c’est déjà plus de la moitié de chemin d’accomplie… tu nous raconteras si les stratégies que tu comptes organiser pour fairecla seconde partie du chemin fonctionnent !
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    • Pasquunemere
      11 octobre 2014 at 13:37 (3 années ago)
      Oui je vous tiendrai au jus! C’est pas gagné! Ce matin je dépose le tout p’tit chez sa mamie. La vieille au soir je faisais une liste pour ne rien oublier. Super le lâcher prise n’est ce pas?…
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  3. manganeseetautreselements
    11 octobre 2014 at 21:31 (3 années ago)
    Oh que ça me parle tout ça ! Je suis du genre à prévoir/organiser/dire aux autres ce qu’ils doivent faire et c’est épuisant. Par exemple je suis en train de lancer l’organisation de Noël là, tu vois, dans les deux familles.
    Bref, comme ça a failli me faire m’auto-dissoudre dans mon ulcère quand le Petit est arrivé (oui question organisation il était pas bien coopératif les premiers mois… toujours pas en fait…), j’ai été obligée de lacher prise. De force. J’ai commencé par faire exactement ce que je faisais en me disant « ça je pourrai ne plus le faire » ou « ça c’est important ». Étonnement il y avait pas mal de « ne plus le faire ». Que petit à petit je n’ai plus fait. Genre noter tout ce qu’il mangeait, à quelle heure, combien il dormait, etc. Et j’ai appliqué ça à d’autres domaines, un peu. Surtout au boulot où j’ai décidé de ne plus faire plusieurs petites choses qui n’étaient pas de mon ressort mais que « ça arrangeait bien que ce soit moi qui le fasse et comme ça au moins c’était bien fait ». (Tu vois l’idée je pense). De temps en temps j’ai des rechutes et j’ai envie de reprendre les choses en main. Et de temps en temps je goute à cette sensation étrange et plutôt agréable de se laisser porter 🙂
    Je te souhaite d’y arriver et un bon lacher prise !
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    • Pasquunemere
      12 octobre 2014 at 21:04 (3 années ago)
      Oh la la, tu me vends du rêve là… Donc c’est possible! Comme tu dis, l’une des premières choses à faire est de prioriser. Où est l’essentiel, pour le reste je lache du lest… Avec le temps qui sait…
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