Ma grossesse…

grossesse

Aujourd’hui, j’ai décidé de poser des mots sur ma (seule et unique) grossesse. Parce que mon blog est mon journal pas tout à fait intime. Et que je veux tout y noter. Pour ne pas oublier…

Autant mon accouchement a été traumatique chaotique, autant ma grossesse s’est déroulée de la façon la plus sereine qui soit… Bébé s’est installé au bout de quelques petits mois d’essai. Juste avant que le désir de grossesse ne vire à l’obsession. C’est au mois de juin que j’ai appris qu’il s’était niché au creux de mon ventre. Alors que je ne crois pas à ces choses là, j’avais comme l’impression de sentir sa présence alors que rien ne le prouvait…

J’ai donc fait le fameux test pipi un matin, avant que l’Homme ne parte en déplacement pour une semaine. Et la deuxième barre est apparue, doucement. Je n’ai pas pleuré. Mais l’Homme m’a avoué avoir versé quelques larmes dans le train. Je me suis de suite appropriée cette grossesse, posant déjà ma main sur ce ventre plat.

J’ai cessé de fumer de suite. Cela ne m’a pas manqué. Mon corps n’était plus mien. Il était totalement dévoué à cet enfant. J’ai viré un peu obsessionnelle concernant mes pratiques alimentaires. J’étais mon propre dictateur. Pourtant, cela ne m’a posée aucun problème. J’ai eu des envies folles de riz cantonais (ce qui est d’ailleurs resté par la suite). J’ai mangé, sans me priver, allant jusqu’à prendre 18 kilos… J’étais grosse et heureuse de l’être…

Je n’ai pas eu de symptôme particulièrement désobligeant, le principal étant cet état de fatigue qui, au premier trimestre, me faisait dormir 18h/jour. Ah et cette sensation douloureuse à la poitrine, le moindre coup de vent me faisait souffrir. Pas de nausée. Pas de maux d’estomac. Pas de trouble du sommeil. Rien.

J’ai été arrêtée relativement tôt. A l’époque, je faisais plus de 4 heures de trajet par jour. Mon médecin a décidé qu’il était plus prudent de m’éviter ces contraintes. Je ne me suis jamais ennuyée durant mon congé maternité. Je faisais les magasins pour mon futur bébé. Je voyais des amies. Je larvais sur mon canapé. Du bonheur !

Malheureusement, je n’ai pas pu préparer les choses comme je le souhaitais. J’aurais aimé lui créer un nid douillet. Mais, il était prévu que nous déménagions. Je me suis donc contenté d’installer son lit près du nôtre.

Sans relever de la prématurité, mon bébé est arrivé trop tôt. A 38 SA. J’aurais aimé que cette grossesse dure encore un peu. Qu’il reste au chaud. Mais les médecins en ont décidé autrement (si tu veux connaître la suite, n’hésite pas à taper « accouchement » dans la barre de recherche en bas à droite. Mais prends toi un thé ou un café car c’est en 5 épisodes).

J’ai vécu une grossesse de rêve. Malheureusement, la suite n’a pas été aussi idyllique…

Et toi, ta ou tes grossesse(s), tu me racontes ???

4 Comments on Ma grossesse…

  1. Die Franzoesin
    1 juillet 2015 at 20:26 (2 années ago)
    Moi grossesse ratée… Je ne peux pas me plaindre car au final bébé est arrivé en bonne santé et c’est le principal. Mais j’ai eu des nausées au début, une espèce de dépression bizarre aussi, des angoisses ingérables et le dernier trimestre j’ai du le passer alitée pour finalement accoucher à 36SA… La grossesse est ce que je redoute le plus pour un potentiel deuxième…
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    • Pasquunemere
      2 juillet 2015 at 09:36 (2 années ago)
      Ah la la, oui je comprends tes appréhensions!! C’est fou parce qu’on a beau savoir que chaque grossesse (et accouchement) est différente, on ne peut s’empêcher d’imaginer que les choses ne se répètent…
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  2. marcende
    2 juillet 2015 at 05:36 (2 années ago)
    Parfois la grossesse est un moment de grande sérénité et puis les choses dérapent sans que l’on est les cartes en mains…
    Pour ma part, pour ma première grossesse, cela fut un enfer autant physiquement que psychiquement. On peut dire que je me suis coltinée une dépression pré natal moi qui n’avait jamais connu de mal être profond. J’ai finalement terminé en beauté puisque j’ai enquillé direct avec une dépression du post partum. Dès mes deux mois de grossesse, une angoisse profonde m’a envahie. Elle a grossi, grossi et encore grossi jusqu’à atteindre son paroxysme juste après l’accouchement. Cette naissance n’a pas été seulement celle de ma fille. Elle a aussi été la mienne en tant que mère. Après ce tremblement de mère, j’ai découvert l’association Maman Blues et j’ai compris que je n’étais pas la seule…
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    • Pasquunemere
      2 juillet 2015 at 09:45 (2 années ago)
      Comme tu le dis, tout nous échappe durant et après une grossesse : notre corps mais aussi notre psyché… L’essentiel, comme tu le soulignes si justement, c’est de rompre avec l’isolement! S’entourer, parler et échanger sont les maîtres mots dans de pareilles situations!
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