Mon accouchement, jour 4 : Vous êtes sérieux ???

0008876319V-849x565

Nous patientons quelques heures avant d’avoir un retour de l’équipe. Nous discutons de tout ce que nous avons vécu ces derniers temps (rappelons le pour un rhume !) lorsque la sage femme arrive dans notre chambre avec une tête déconfite : « on vous déclenche »

Pardon ???? On me déclenche ??? Mais vous vous foutez de nous ??? La sage femme, qui ne fait que relayer les décisions prises en haut lieu, ne peut que compatir. Elle nous explique que, par mesure de précaution, ils préfèrent sortir le tout p’tit car ils ignorent ce qu’il se passe dans mon ventre. Nous sommes sidérés par la nouvelle. Un déclenchement…

On nous explique la procédure : en début d’après midi, on me descendra en salle de naissance (je vais finir par les connaître toutes par cœur) et on me posera un tampon. Ce dernier a une durée d’action de 24 heures. Compte tenu du fait que mon corps n’a pas réagi à l’ocytocine, j’aurais sans doute droit à la pose d’un autre tampon le lendemain. La sage femme nous dit également qu’il faut commencer à envisager la possibilité d’une césarienne. Mon utérus ne semble pas du tout chaud pour se lancer dans l’accouchement, ainsi si rien ne bouge dans les 48 heures, je finirais au bloc opératoire.

Après avoir une fois de plus digéré toutes ces informations, mon homme et moi réalisons la nouvelle : au pire des cas, dans 36 heures, le tout p’tit sera à nos côtés. Malgré le côté technique de tout ce qui se joue, nous nous réjouissons de cette nouvelle. Finalement, cette décision vient mettre un terme à tout ce que nous vivons ces derniers jours. Nous savons enfin où nous allons.

Vers 13 heures, je suis emmenée en salle d’accouchement où l’on me pose le fameux tampon. Cette procédure implique encore une fois de rester sous monito pendant plusieurs heures. Il m’est quasiment impossible de rester dans la position qu’on m’impose. Quand je fais part de mes souffrances à la sage femme, j’obtiens pour réponse « restez dans cette position, c’est le protocole ! ». Merci Madame pour votre compréhension… L’enregistrement est nickel. On me sort enfin de ma cage.

Mon homme et moi allons nous balader le restant de la journée. Nous savons ce qui nous attend et profitons de l’air frais. Je le missionne également d’aller chercher les affaires de bébé à la maison. Nous n’avions pris que peu de naissance mais advienne que pourra…

La soirée approche doucement. Nous dinons et allons nous coucher. Nous nous mettons devant la télé et regardons Splash (vous vous souvenez, cette émission où l’on faisait sauter des « célébrités » d’un plongeoir, mémorable !). A ce moment là, quelques douleurs apparaissent. Rien d’insupportable mais une belle sensation d’inconfort. Je m’applique alors à faire les exercices de respiration que l’on m’a appris lors des séances de préparation à l’accouchement. Cela m’aide un peu.

Puis, dans la nuit, les douleurs s’intensifient vivement. Mon homme appelle la sage femme qui vient me faire un monito. Aucun signe de contraction sur l’appareil. Pour elle, il s’agit de faux travail. Elle me donne un Spasfon pour tenter de m’apaiser.

Rien n’y fait. C’est même de pire en pire. Je passe la nuit recroquevillée sur mon lit, tentant tant bien que mal de faire face. Mon homme me soutient comme il le peut mais tombe d’épuisement vers 5 heures du matin. Je me retrouve seule avec ma douleur.

Vers 8 heures, c’est intenable. Je m’apprête à réveiller mon homme pour lui dire d’appeler une sage femme quand Splash (clin d’œil à l’émission de la veille au soir, ironie quand tu nous tiens) ! Je viens de rompre la poche des eaux…

2 Comments on Mon accouchement, jour 4 : Vous êtes sérieux ???

  1. Maman est en haut, elle fait la déco
    14 avril 2014 at 14:25 (3 années ago)
    Moi aussi un déclenchement mais dans la 1/2 heure qui a suivi mon arrivée à la maternité pour un simple monitoring le jour du terme étant donné que je ne ressentais aucune contraction. Mais bébé lui, il avait le coeur un peu faible… Direct dans la salle d’accouchement, accrochée au monitoring. La rupture de la poche des eaux : c’est la sage femme qui s’en est chargée avec un sorte de grande aiguille…
    Péridurale posée avant même de ressentir les contractions… Bref, pour un premier accouchement, un peu loin de ce que j’imaginais.
    Mais l’essentiel c’est qu’il soit là, pas vrai ? 🙂
    Répondre
    • Pasquunemere
      14 avril 2014 at 14:38 (3 années ago)
      Tout à fait: là et en bonne santé!

      C’est vrai que malgré tout, on ne peut s’empêcher de se faire tout un scénario de l’accouchement. Mais rares sont les fois où les choses se passent comme on l’avait prévu…

      Répondre

Leave a Reply