L’instinct maternel est un leurre !

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Durant ma grossesse, je me suis imaginée tout un tas de scénarii suite à la naissance de notre enfant. Je nous voyais lui et moi faire de longues ballades, rendre visite à mes proches, jouer ensemble, etc. Or, tout ne s’est pas passé comme prévu, si tant est que l’on puisse prévoir quelque chose avec un nouveau né.

La première chose à savoir c’est que, dès le lendemain de mon retour de la maternité, je me suis retrouvée seule avec mon fils. En effet, pour des raisons logistiques, mon conjoint n’a pu prendre son congé paternité que bien plus tard.

C’est ainsi que je me suis retrouvée en tête à tête avec le tout p’tit alors âgé de 6 jours. Comment pourrais-je décrire alors mon état d’esprit du moment ? Je trouve que les formules type « Mayday » ou encore « SOS » collent totalement à ce que j’ai pu ressentir.

Je me suis sentie totalement désemparée face à ce petit être. Les gestes qu’on m’avait appris à la maternité ne me suffisaient plus. J’étais démunie, débordée, paumée. On m’avait tant parlé d’instinct maternel que je me sentais complètement nulle de ne pas comprendre mon enfant.

Jusqu’à ce que je comprenne qu’en fait le fameux instinct maternel dont on nous rabâche les oreilles n’est qu’un leurre !

En effet, je n’ai pas su spontanément comprendre de mon fils. Il m’a fallu BEAUCOUP de temps pour le connaître. Aujourd’hui encore, j’en apprends sur lui.

Mais pour parvenir à me dire ça, je suis passé par de nombreuses phases allant de l’incompréhension au renoncement en passant par la culpabilité. En effet quelle mère pourrais-je bien être si je ne suis pas capable de comprendre de mon fils ?

Partout on entend, voit, lit à quel point il est merveilleux d’avoir du temps pour profiter des premiers mois de son enfant. Que ce soit à travers les médias ou les discours des uns et des autres, on nous montre que la relation mère-enfant est quelque chose de magique, simple, allant de soi. Je pense aussi qu’il s’agit de quelque chose de socialement et culturellement ancré : le culte de la bonne mère aimante et totalement dévouée à son enfant.

C’est ainsi que le début, voire même l’intégralité, de mon congé maternité a été une véritable souffrance pour moi. J’étais en dissonance totale par rapport à ce que je voyais autour de moi : j’étais plus dans un état d’angoisse que de plénitude par rapport à mon enfant. Je ne prenais aucun plaisir à être 24/24h avec mon fils. Je lui prodiguais les soins dont il avait besoin. Il n’a manqué de rien. Mais je me perdais dans tout ça. Je m’oubliais en tant que femme. Je n’étais plus qu’une mère.

C’est alors que j’ai compris l’importance pour lui et pour moi que je me sorte de cet état. C’est ainsi que j’ai pu compter sur le soutien de mes proches qui m’ont relayée auprès de mon enfant. Mon conjoint, en premier lieu, qui en, en gardant notre fils, m’a permis de m’aérer : aller chez le coiffeur, faire les boutiques, me rendre chez mes amies, etc. Mais il y a également mes parents chez qui j’allais avec le tout p’tit. Cela me permettait d’être à la fois avec lui mais aussi de vaquer à mes activités : bosser mes cours, me laisser aller à faire des siestes, mettre du vernis ou autre grelucherie, etc.

Mais ce qui m’a vraiment permis de sortir la tête de l’eau c’est tout simplement de reprendre le boulot (enfin ma formation). Dès lors que j’ai repris une activité, m’occuper de mon fils a été beaucoup plus agréable. Pour pouvoir être pleinement à mon enfant, il me fallait autre chose. C’est alors que j’ai compris que je n’étais pas une mauvaise mère mais simplement que je n’étais pas qu’une mère…

 

Ah si j’étais riche !

Prêt immobilier, dépenses liées au tout p’tit, statut d’étudiante, autant d’éléments qui concourent au fait que mes souhaits de grelucherie ne peuvent être tous assouvis ! Attention, en aucun cas je n’oserais me plaindre, d’autant plus que nous ne sommes pas malheureux, loin de là… Toutefois, il m’arrive de me laisser aller à imaginer ce que j’achèterais si j’en avais les moyens (liste non exhaustive bien évidemment !). Je dresse ici uniquement mes envies « soins et beauté » car si je commence à faire la liste de tout ce qui me fait envie, j’en ai pour deux jours !

D’abord, je remplacerais mes pinceaux :

pinceaux sigma

Ensuite j’élargirais ma collection make-up avec ceci :

palette naked

Puis je ferais un cadeau à ma peau :

coffret clarins

Je rendrais mon bain encore plus girly :

coffret lush

Je prendrais soin de mes ongles:

vernis

Pour finir, je penserais à mon corps:

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Plutôt raisonnable quand j’y pense, non?

Pour les (nombreuses) nuits difficiles !

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Malgré le fait que le tout p’tit ait un peu plus d’un an, les nuits sont loin d’être acquises… Nous avons droit à quelques périodes d’accalmie mais elles se font rares ! Lorsque la chance est de notre côté, nous pouvons dénombrer un ou deux réveils nocturnes. Mais il arrive que le tout p’tit se montre généreux et veuille nous offrir quelques heures supplémentaires à ses côtés.

Preuve en est la nuit dernière où Monsieur a décidé qu’à 22h la nuit était finie. Son optique était alors proche de celle de Julien Lepers à savoir : « place au jeu ! ».

Mais alors comment faire pour pouvoir gérer le lendemain ? Comment être présentable face à ses collègues ? Comment tenir le coup ?

De mon côté, j’ai mis en place ce que je pourrais qualifier de « stratégie spéciale nuit de m**** ».

Bon nombre de femmes font d’innombrables efforts pour camoufler cernes, teint terne et tout autre signe de fatigue. Pour moi, il n’en est rien ! Je ne fais absolument aucun effort et ce, pour deux raisons :

  • d’une part, après ce genre de nuit, je n’ai ni l’envie ni l’énergie de passer 30 minutes le matin à me ravaler la façade. D’ailleurs, quand j’y pense, mieux vaut éviter car je serais largement capable de faire pire que mieux !
  • d’autre part car avoir cette mine me permet d’établir un périmètre de sécurité. Je m’explique : lorsque les gens voient arriver ma tronche de zombie, au mieux ils pensent que j’ai des soucis (donc ils compatissent), au pire ils pensent que je suis mal lunée (donc ils m’évitent). Je peux donc tranquillement passer ma journée à dormir les yeux ouverts !

Je dois bien avouer que cette stratégie a ses travers, le plus important étant que je perds considérablement en échanges humains ! En même temps, si c’est le prix à payer pour avoir la paix, je signe sans hésiter !

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