Alors, il marche ???

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Dès lors que votre enfant commence à avoisiner les 1 an, il vous sera quasi impossible d’échapper à cette question. Alors bien sûr elle pourra émaner de gens bienveillants mais parfois…

Dès l’annonce de ma grossesse, j’ai trouvé que les gens de mon entourage pouvaient se révéler très intrusifs. Pas que les gens de mon entourage d’ailleurs…

Quand on porte la vie en soi, il faut s’attendre à passer du statut de personne lambda à objet publique voire, si j’osais, bête de foire. Il faut partir du principe que ton corps, ton intimité ne t’appartiennent plus. Tu te dois de partager avec tout le monde. Et gare à celles qui ne se prêteront pas au jeu sous peine d’être qualifié de mal-aimable, hautaine, ou autre qualificatif sympathique.

A quand la prochaine écho ? C’est une fille ou un garçon ? Vous allez l’appeler comment ? Et tu penses allaiter ? Ton dernier frottis remonte à quand ? Autant de questions qui peuvent tout à fait sortir de la bouche de parfaits étrangers. Et moi je te demande quel est la taille de ton bonnet de soutien gorge ? A quand remonte ton dernier rapport sexuel ? Ou encore si ta dernière visite chez le gynéco s’est bien passée ?

Bien sûr toutes ces questions ont pour corolaire la flopée de conseils que tu vas prendre en pleine tronche sans, bien sûr, n’avoir rien demandé !

Il faut absolument que tu allaites, c’est mieux pour l’enfant ! Il ne faut pas que tu le portes trop à bras ; il va prendre de mauvaises habitudes ! Il faut que tu le laisses pleurer, sinon t’es pas sortie de l’auberge ! Des conseils qui n’ont absolument aucun sens quand tu veux juste profiter de ta grossesse sereinement.

Bien évidemment, ça ne s’arrête pas là. Les choses s’empirent naturellement dès la naissance de l’enfant. Là, non seulement tu cumules questions + conseils mais tu rajoutes aussi les reproches !

Tu devrais pas lui donner autant à manger ! Il ne faut pas lui laisser sucer son pouce, ça va lui déformer le palais ! Tu devrais pas trop le sortir, il va tomber malade !

Bien sûr, le combo questions-conseils-reproches tombent à pic. Tu es parfaitement en état, toi qui viens d’accoucher, qui vit le grand chamboulement dans ta vie, qui ne dort que quelques heures par jour, à recevoir et accepter avec le sourire toutes ces remarques les plus pertinentes les unes que les autres.

A savoir que les choses ne s’arrêtent pas là. Une fois que l’enfant grandit, tu vas avoir droit à ce que j’appelle la « course à l’acquisition ». Ton enfant va naturellement évoluer et faire pleins de petits trucs qu’il ne faisait pas par le passé. Toi, bien sûr, tu vas t’émerveiller devant tant de progrès. Ton cœur de maman va se remplir de fierté à la vu de tous ces changements. MAIS sache qu’il y a d’autres mamans autour de toi qui, elles, dans un souci de compétition malsaine, te diront toujours que « bah, ça fait longtemps que le mien il fait ça ! ». C’est ainsi que tu reviens à la case départ avec les fameuses questions que j’évoquais plus haut.

Il fait ses nuits ? Il a combien de dents ? Il rampe, fait du 4 pattes, marche ? Il est propre ? Il mesure, pèse combien ? Il porte du quelle taille ? Encore une fois, autant de questions qui, du point de vue de l’enfant, sont tout aussi intrusives. Imaginez vous qu’on vous demande si vous allez à la selle tous les jours, si votre IMC est dans la norme, si vous faites du 38 ou du 44, etc. Vous voyez le genre ?

Bon évidemment, toutes les personnes qui posent ce genre de questions ne sont pas malveillantes. Et je prends grand plaisir à parler de mon tout p’tit (comme vous aurez pu le constater). Mais j’ai du mal à supporter ces gens qui se permettent d’intervenir dans ta vie sans savoir rien de toi, de ce que tu vis, de ton enfant, …

Et pour répondre à la fameuse question de départ : non mon fils ne marche toujours pas. Et, évidemment, selon certaines personnes, je devrais m’en inquiéter… Euh, comment dire ? Fu** !

Et mon couple dans tout ça ?

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Nous n’étions que deux. Nous ne pensions qu’à nous. Nous pouvions sortir sans nous soucier du lendemain. A nous les restos, ciné, soirées entre amis et autre festivité. Nous pouvions envisager une nuit blanche sans sourciller. Mais là, je vous parle d’un temps, que le tout p’tit du haut de ses 1 an, ne peut pas connaître (petit big up à Charles au passage!)

Et oui, vous vous en doutez, dans l’histoire d’un couple, il y a un avant/après bébé. Ce ne sont plus vraiment les mêmes discussions, plus les mêmes questions, plus les mêmes échanges. Et surtout nous, nous ne sommes plus vraiment les mêmes personnes.

Sauf que moi, j’y tiens à mon couple ! Alors comment nous nous y prenons, mon homme et moi, pour conserver la  flamme qui nous anime (très poétique tout ça…) ?

Première donnée à intégrer, assimiler et digérer : on ne dispose pas de notre temps. Et oui, priorité est donnée au tout p’tit. Le soir, le week-end, c’est lui et ses besoins avant tout. Nous n’avons qu’une seule possibilité : les moments où il dort.

Ainsi, tous les soirs, au moment du repas, nous prenons le temps de parler de nos journées respectives, de nos joies, de nos colères, etc. Il ne s’agit en aucun cas de parler du tout p’tit mais juste de nous, histoire de ne pas oublier que nous ne sommes pas que des parents.

De la même façon, nous tentons, une fois par semaine, de nous organiser un petit apéro ou un petit dîner. Nous disposons dès lors de plus de temps pour échanger : sur nous, nos projets, nos envies, nos besoins, …

Le week-end, malgré le fait que nous soyons avec le tout p’tit, nous essayons également de nous accorder des moments : boire un verre, se balader, regarder un film pendant qu’il est à la sieste.

Par ailleurs, il nous arrive de confier le tout p’tit (à ses grands parents notamment, quelle chance de les avoir à proximité) ce qui ouvre grandement les possibilités : ciné, resto, pub avec les potes, spectacle et autre joyeuseté. 

Ajoutons à tout ça une autre donnée : le fait que je prenne soin de moi. Cela engendre un cercle vertueux : je me sens mieux –> je fais davantage d’effort pour être séduisante –> il le remarque et me fait de jolis compliments –> ça me touche et m’encourage à poursuivre mes efforts –> etc. etc.

Evidemment les moments que nous partageons à trois renforcent également notre couple. Voir notre fils progresser, évoluer, grandir simplement nous rapprochent naturellement. Mais, égale à moi-même, je considère qu’il importe de conserver une vie de couple en dehors de sa vie de parent. Avec l’arrivée d’un enfant, il est si facile de se perdre de vue…

Nous sommes les doudous de notre fils…

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Etre le doudou de son enfant… Vous visualisez le truc ou pas ? Je m’explique…

Dans un billet précédent, je fanfaronnais sur le fait que mon homme et moi avions instauré, il y a quelque temps, un rituel du coucher qui s’avérait plutôt efficace.

Or, ce que j’ai évoqué succinctement, c’est que nous sommes confrontés à une difficulté de grande ampleur : les multiples réveils nocturnes. En effet, après avoir enchaîné quelques heures de sommeil paisible, le tout p’tit se réveille et se met à pleurer jusqu’à ce que nous intervenions. Je précise que l’intervention doit consister à poser une main sur sa tête et ce jusqu’à ce qu’il soit reparti dans un profond sommeil. Si nous ne nous appliquons pas à effectuer ce geste, nous nous exposerions au risque de passer une nuit de mer** !

Nous connaissons quelques périodes d’accalmie mais elles restent trop rares à notre gout.  Nous interprétons cela comme un besoin de réassurance exprimé par le tout p’tit.

Nous avons essayé plusieurs techniques :

  • Proposer des doudous que l’on a pris soin de laisser macérer dans nos odeurs corporels
  • Déposer dans son lit nos propres vêtements
  • Installer une petite lumière tamisée près de lui

Résultat des courses : nous sommes les doudous de notre fils. Seul le contact de notre peau réussit à l’apaiser. Nos odeurs, aussi coriaces soient-elles, ne parviennent pas à l’anesthésier.

Vous l’imaginez, la situation ne peut plus durer car il faut tout simplement que nous DORMIONS !!!! Quoi, le manque de sommeil rendrait agressif ? Non, je ne pense pas…

Nous avons donc opté pour une solution : se couper la main, dite main que nous allons soigneusement mettre dans son lit. Avec mon homme, nous allons sous peu tirer à pile ou face afin de savoir lequel de nous deux fera cette offrande au tout p’tit.

Le manque de sommeil rendrait fou également ? Je ne suis pas sûre…

Plus sérieusement, tous les conseils sont les bienvenus !

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