Le coucher du tout p’tit : tout un rituel…

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Il y a peu, nous avons décidé mon homme et moi, d’instaurer un rituel du coucher… Le tout p’tit ayant un an passé, il serait temps… Chi va piano, va sano…

Marre de la guerre chaque soir pour s’endormir. D’ailleurs pourquoi une telle lutte contre le sommeil ? Je ne demande que ça moi DORMIR ! Mais lui non, et vas y que je me marre, que je gigote dans tous les sens, que je râle, en bref il est prêt à tout pour ne pas dormir. Si au moins il pouvait nous faire un truc de fou, je sais pas moi, un numéro de claquettes, marcher sur les mains, quelque chose de distrayant quoi ! Bref…

Mon homme a donc décidé de prendre les choses en mains. Il s’est renseigné sur le net (sur le site des maternelles m’a-t-il dit : http://www.france5.fr/emissions/les-maternelles/recherche?s=rituel+coucher ) et m’a proposé tout un rituel auquel j’ai immédiatement adhéré !

Le dit rituel se présente comme suit :

  • 18h : retour à la maison
  • De 18h à 18h30 : jeux
  • 18h30 : bain
  • 19h : biberon puis on reste au calme sur maman, papa ou sur le canapé (le tout p’tit aime bien feuilleter ses imagiers)
  • 19h30 : coucher avec lecture d’une histoire
  • 20h : extinction des feux et ce, que le tout p’tit soit endormi ou non

L’objectif est d’appliquer systématiquement ce rituel tous les jours dans le même ordre et ce, afin que l’enfant ait des repères. Il se peut très bien que vous ayez des courses à faire ou des rendez-vous à honorer. Peu importe… Vous décalez simplement les étapes ou en sauter éventuellement une (je vous déconseille toutefois de sauter l’étape du repas auquel cas vous risqueriez de passer une nuit catastrophique !).

Les premiers jours ont été quelque peu chaotiques notamment la lecture de l’histoire.  Difficile de lire tranquillement alors que le tout p’tit s’égosille dans son lit. Mais nous n’avons rien lâché !

Le premier jour il s’est endormi d’épuisement ; le 2nd jour il a voulu jouer ; le 3ème il m’a écouté et le 4ème ça l’a bercé. Bon évidemment, il y a des retours en arrière. Il y a des jours où il n’a pas envie de dormir, où il veut jouer, etc. L’idée est de rester constant. C’est 30 minutes de lecture pas 45. Donc si le tout p’tit ne dort toujours pas à l’issue des 30 minutes, je quitte quand même sa chambre en lui souhaitant une bonne nuit et en lui faisant un bisou. S’ensuit généralement une séance de pleurs  qui n’excède jamais les 5 minutes.

Cette technique est loin d’être magique mais elle a fonctionné chez nous. Bon après nous rencontrons bon nombre d’autres difficultés tels, comme je l’ai déjà évoqué, les réveils nocturnes. Ceci étant, je crois que nous sommes les doudous de notre fils… On n’est pas sorti de l’auberge !

L’instinct maternel est un leurre !

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Durant ma grossesse, je me suis imaginée tout un tas de scénarii suite à la naissance de notre enfant. Je nous voyais lui et moi faire de longues ballades, rendre visite à mes proches, jouer ensemble, etc. Or, tout ne s’est pas passé comme prévu, si tant est que l’on puisse prévoir quelque chose avec un nouveau né.

La première chose à savoir c’est que, dès le lendemain de mon retour de la maternité, je me suis retrouvée seule avec mon fils. En effet, pour des raisons logistiques, mon conjoint n’a pu prendre son congé paternité que bien plus tard.

C’est ainsi que je me suis retrouvée en tête à tête avec le tout p’tit alors âgé de 6 jours. Comment pourrais-je décrire alors mon état d’esprit du moment ? Je trouve que les formules type « Mayday » ou encore « SOS » collent totalement à ce que j’ai pu ressentir.

Je me suis sentie totalement désemparée face à ce petit être. Les gestes qu’on m’avait appris à la maternité ne me suffisaient plus. J’étais démunie, débordée, paumée. On m’avait tant parlé d’instinct maternel que je me sentais complètement nulle de ne pas comprendre mon enfant.

Jusqu’à ce que je comprenne qu’en fait le fameux instinct maternel dont on nous rabâche les oreilles n’est qu’un leurre !

En effet, je n’ai pas su spontanément comprendre de mon fils. Il m’a fallu BEAUCOUP de temps pour le connaître. Aujourd’hui encore, j’en apprends sur lui.

Mais pour parvenir à me dire ça, je suis passé par de nombreuses phases allant de l’incompréhension au renoncement en passant par la culpabilité. En effet quelle mère pourrais-je bien être si je ne suis pas capable de comprendre de mon fils ?

Partout on entend, voit, lit à quel point il est merveilleux d’avoir du temps pour profiter des premiers mois de son enfant. Que ce soit à travers les médias ou les discours des uns et des autres, on nous montre que la relation mère-enfant est quelque chose de magique, simple, allant de soi. Je pense aussi qu’il s’agit de quelque chose de socialement et culturellement ancré : le culte de la bonne mère aimante et totalement dévouée à son enfant.

C’est ainsi que le début, voire même l’intégralité, de mon congé maternité a été une véritable souffrance pour moi. J’étais en dissonance totale par rapport à ce que je voyais autour de moi : j’étais plus dans un état d’angoisse que de plénitude par rapport à mon enfant. Je ne prenais aucun plaisir à être 24/24h avec mon fils. Je lui prodiguais les soins dont il avait besoin. Il n’a manqué de rien. Mais je me perdais dans tout ça. Je m’oubliais en tant que femme. Je n’étais plus qu’une mère.

C’est alors que j’ai compris l’importance pour lui et pour moi que je me sorte de cet état. C’est ainsi que j’ai pu compter sur le soutien de mes proches qui m’ont relayée auprès de mon enfant. Mon conjoint, en premier lieu, qui en, en gardant notre fils, m’a permis de m’aérer : aller chez le coiffeur, faire les boutiques, me rendre chez mes amies, etc. Mais il y a également mes parents chez qui j’allais avec le tout p’tit. Cela me permettait d’être à la fois avec lui mais aussi de vaquer à mes activités : bosser mes cours, me laisser aller à faire des siestes, mettre du vernis ou autre grelucherie, etc.

Mais ce qui m’a vraiment permis de sortir la tête de l’eau c’est tout simplement de reprendre le boulot (enfin ma formation). Dès lors que j’ai repris une activité, m’occuper de mon fils a été beaucoup plus agréable. Pour pouvoir être pleinement à mon enfant, il me fallait autre chose. C’est alors que j’ai compris que je n’étais pas une mauvaise mère mais simplement que je n’étais pas qu’une mère…

 

Ah si j’étais riche !

Prêt immobilier, dépenses liées au tout p’tit, statut d’étudiante, autant d’éléments qui concourent au fait que mes souhaits de grelucherie ne peuvent être tous assouvis ! Attention, en aucun cas je n’oserais me plaindre, d’autant plus que nous ne sommes pas malheureux, loin de là… Toutefois, il m’arrive de me laisser aller à imaginer ce que j’achèterais si j’en avais les moyens (liste non exhaustive bien évidemment !). Je dresse ici uniquement mes envies « soins et beauté » car si je commence à faire la liste de tout ce qui me fait envie, j’en ai pour deux jours !

D’abord, je remplacerais mes pinceaux :

pinceaux sigma

Ensuite j’élargirais ma collection make-up avec ceci :

palette naked

Puis je ferais un cadeau à ma peau :

coffret clarins

Je rendrais mon bain encore plus girly :

coffret lush

Je prendrais soin de mes ongles:

vernis

Pour finir, je penserais à mon corps:

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Plutôt raisonnable quand j’y pense, non?

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