Prisonnière de mon propre corps…

cerveau emprisonné

Je n’ai jamais particulièrement aimé mon corps. Trop voluptueux, pas assez séduisant, trop encombrant, pas assez svelte, trop ceci, pas assez cela… Il m’aura fallu des années avant d’en faire un allié. 30 ans en réalité. Aussi surprenant soit il, c’est l’accès à la maternité qui m’a fait apprécier ce corps ennemi. Sauf qu’aujourd’hui, la donne a changé : je suis enceinte de bébé 2 et je me sens prisonnière de mon propre corps…

Alors que ma première grossesse a été une période divine, je ne peux pas en dire autant de la seconde…  Dès le début, j’ai souffert de symptômes assez désagréables (jette donc un œil par ici si le cœur t’en dit). Puis, alors que les choses ont commencé à s’apaiser, des contractions sont apparues. D’abord de façon discrète, puis de plus en plus prégnante. Après une visite chez ma sage femme, le verdict est tombé, ces dites contractions ont modifié mon col. Résultat : il va me falloir me mettre au repos jusqu’à la délivrance (ce mot n’a jamais eu autant de sens à mes yeux).

Depuis un mois et demi (seulement ?!?!?), je suis donc assignée à résidence avec pour prescription « zéro effort » c’est-à-dire pas de port de charge (par charge, il faut compter mon presque troizan de 16 kg), pas trop de marche, pas de voiture, pas de station debout ou assise prolongée, … En résumé, j’ai droit de rester allongée dans mon canapé toute la journée.

Il m’est arrivée de m’octroyer quelques libertés (prendre la voiture, faire une ballade, etc.). Et bien je l’ai payé. Cher. Une salve de contractions m’est tombée dessus comme pour me rappeler « t’as voulu profiter ma grande ? N’oublie pas que tu ne contrôles plus rien ! ». Car c’est de ce sentiment dont il s’agit : je n’ai plus aucune maîtrise sur mon corps. Mais cette fois, il n’est pas mon ennemi comme il l’a été pendant de trop nombreuses années. Non, cette fois, il est mon ravisseur. Je ne suis plus libre de mes mouvements. Il me faut rester là, le plus souvent immobile, et attendre que le temps passe. Et le temps défile particulièrement lentement lorsqu’on l’observe…

Quand on me demande pour quand est prévu l’accouchement, je me sens l’âme d’une détenue « j’ai encore trois mois à tirer ». Alors oui, je sais que ce sont les meilleures raisons du monde qui m’amènent à être dans cet état. Oui, c’est pour le bien de bébé. Oui ce n’est que temporaire. Mon cerveau a parfaitement assimilé ces données. Ce sont mon cœur et ses émotions qui ont un petit peu de mal à suivre…

Bref, je suis enceinte et prisonnière de mon corps…

Tu as déjà vécu ça? Comment tu as fait pour ne pas virer folle?

14 Comments on Prisonnière de mon propre corps…

  1. monica
    29 décembre 2015 at 14:54 (2 années ago)
    Crotte…c’est sur que ça doit paraître trèèèès long!
    Perso, je n’ai eu aucun problème pendant ma grossesse, pourtant le dernier mois m’a paru d’une longueur insoutenable!

    Je ne peux que te conseiller de te mettre vivement aux séries US et d’inviter des cops à la maison pour qu’elles te fassent les ongles des pieds 😉

    Courage bichette <3

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    • Pasquunemere
      30 décembre 2015 at 20:11 (2 années ago)
      Merci ma poule!! Les séries US oui… Mais je suis très difficile!!! Je vais me renseigner!
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  2. Nessendyl
    29 décembre 2015 at 18:40 (2 années ago)
    Piou j’aurais du mal à gérer et je comprends parfaitement ton état d’âme et que ça puisse clairement taper sur les nerfs comme situation!

    J’ai déjà l’impression que mon corps est à quelqu’un d’autre parce que ça tire, pousse et tape sans cesse dans mon ventre, m’appuie sur la vessie etc. Mais là, je n’ose pas imaginer!

    Plein de courage à toi. Essaie de t’occuper du mieux possible! (Oui je sais, tu le sais déjà, mais pas facile de dire mieux… :/)

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    • Pasquunemere
      30 décembre 2015 at 20:11 (2 années ago)
      De toute façon c’est clair que, pendant la grossesse, on est de véritables incubateurs… Il se passe des choses que l’on ne maîtrise absolument pas et face auxquelles on est complètement démunies! Il faut que je m’occupe oui, maintenant il faut trouver quoi faire 😉
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  3. anyo
    30 décembre 2015 at 10:01 (2 années ago)
    Oh la la ma pauvre (je ne t’aide pas du tout en disant cela !)
    J’ai connu et souffert de cet emprisonnement. Je ne supportais même plus de voir des gens libres de leurs mouvement à la télé.
    La sophrologie m’a aidée pour accepter la situation et me rendre moins nerveuse. Le point de croix aussi… je détestais ça de base mais j’y ai trouvé mon compte car ça vide la tête de toutes les pensées qui tournoient sans cesse.
    J’aimerai trouver des mots pour t’aider…
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    • Pasquunemere
      30 décembre 2015 at 20:06 (2 années ago)
      Ouiiii, je me rappelle de ton histoire de point de croix! J’ai essayé le tricot pour ma première grossesse… Et bien j’ai voulu me suicider avec l’aiguille… Il faut que je trouve l’Activité pour distraire mes neurones un peu trop actifs :p
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  4. lacafouine
    30 décembre 2015 at 11:28 (2 années ago)
    Je n’ai pas vécu cela mais cela doit être extrêmement pénible, alors je ne peux que te souhaiter plein de courage!
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    • Pasquunemere
      30 décembre 2015 at 20:05 (2 années ago)
      Merci beaucoup, je vais en avoir besoin 🙂
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  5. Marcende
    30 décembre 2015 at 18:14 (2 années ago)
    J’ai vécu ça pour ma première grossesse et j’ai viré folle (pardon je sors!)
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    • Pasquunemere
      30 décembre 2015 at 20:04 (2 années ago)
      Hihi! Merci pour ta sincérité! Et je ne sais pas comment je vais tenir jusqu’au bout sans péter une pilule 😉
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  6. Die Franzoesin
    31 décembre 2015 at 22:03 (2 années ago)
    J’ai connu ça aussi… Je m’étais fait un emploi du temps précis pour m’occuper ! Lectures de blog de 9 à 10h, émission 1 de 10 à 11, lecture de 11 à 12 et ainsi de suite… Et finalement c’est dingue mais je n’en ai pas un si mauvais souvenir.
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    • Pasquunemere
      4 janvier 2016 at 17:47 (2 années ago)
      C’est marrant, l’Homme m’a suggéré de me faire justement un planning. Je t’avoue que je sais pas trop quoi mettre dedans :/
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  7. Myriam
    3 janvier 2016 at 00:17 (2 années ago)
    Comme je te comprends, je suis aussi forcée au repos parce que je contracte trop, je contractais beaucoup pour le premier, sauf que mon petit utérus n’avait pas vécu de contractions en urgence? Autrement dit, j’ai un peu été charcuté du coup si je me menage pas non seulement ça craint pour un accouchement prématuré et aussi pour moi.

    Ah aussi … je n’avais pas pris de poids aussi vite pour le premier. J’ai toujours été très fine et je n’ai jamais dépassé les 60 kilos . La prise de poids beaucoup trop fulgurante pour le deuxieme, même si elle reste toujours raisonnable ( au niveau du poids atteint), je la vis plutôt mal . J’ai pris 12 kilos en 6 mois ( 68,3 kilos sur la balance ) et je me sens oppréssee par moi même à longueur de journée . Vivement la fin en tout cas, courage 😉

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    • Pasquunemere
      4 janvier 2016 at 17:51 (2 années ago)
      Se sentir oppressée par soi même, je n’aurais pas mieux dit!!! Heureusement que c’est pour la bonne cause car je n’accepterai ça de personne d’autre :p
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