Quand l’ennui appelle les angoisses…

stress

Outch ! Je vends du rêve avec mon super titre accrocheur ! Si j’en arrive aujourd’hui à rédiger ce billet, c’est parce que je suis en vacances. Et qui dit vacances dit repos, farniente, calme voire même en ce qui me concerne ennui. Oui, je tourne en rond. Nous sommes en famille avec l’Homme et le tout p’tit mais les sorties sont limitées (par le froid en particulier). Donc nous restons à la maison. L’expression « tourner comme un lion en cage » me colle parfaitement à la peau.

Le hic c’est que mon cerveau lui n’est jamais en repos. Il turbine, à fond, tout le temps. Le plus souvent, je parviens à l’occuper notamment lorsque je suis au boulot. Mais quand sonne l’heure des vacances, les choses se compliquent. Car les temps morts sont bien plus nombreux. Et qui dit « temps mort » dit divagations diverses et variées.

Les vacances d’une angoissée, acte 1, scène 1 : se monter la rate au court bouillon

Depuis quelques semaines, je me traîne un rhume que je ne parviens pas à soigner. Rien de bien grave en soi me direz-vous. Lorsque j’ai l’esprit occupé, je n’y pense même pas. Mais, pendant les vacances, n’ayant rien à d’autre à penser, je me focalise dessus. Je vous fais le scénario de ce qui se passe dans mon petit crâne : dis donc ça fait un moment que je suis malade quand même –> tous les traitements que je prends se révèlent inefficaces –> ce n’est sans doute pas qu’un rhume –> peut être que mon système immunitaire n’est plus assez fort pour me protéger –> j’ai une maladie du système immunitaire ! Voilà, voilà ! Sinon, mentalement je vais bien hein…

Les vacances d’une angoissée, acte 23, scène 12 : s’imaginer le pire

Hier, je vais en courses (grosse envie de raclette). Durant les dites courses, l’Homme m’envoie un message me disant « préviens moi quand tu pars ». Evidemment je le questionne sur le pourquoi du comment ce texto. Il s’évertue à ne pas me répondre. Et c’est là que les choses commencent à déconner : pourquoi me dit-il ça –> il a du se passer quelque chose à la maison –> il attend que j’ai fini les courses pour ne pas me faire paniquer en plein magasin –> le petit a du se blesser –> dès que je vais lui dire que je pars, il va me demander de le rejoindre aux urgences. A mesure que j’écris ces lignes, je me rends compte du ridicule de la situation. Mais sur le moment, j’en mène pas large. Evidemment, je raconte tout ça à l’homme en rentrant (qui en fait voulait me faire couler un bon bain chaud durant le trajet du retour). Ce à quoi il m’a répondu : « oui j’aurais évidemment attendu que tu ais acheté le fromage à raclette avant de te dire que le petit s’est ouvert le crâne ». CQFD.

Bref, tout cela pour dire que les vacances c’est bien, à partir du moment où l’on est occupé. Dès lors que l’ennuie s’installe, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres pour une angoissée comme moi !

Hier, autour de notre raclette, l’Homme m’a dit un truc qui m’a fait réfléchir (attention âmes sensibles s’abstenir) : « l’angoisse est constitutive de ta vie. Comme t’as toujours besoin de gamberger, tes angoisses te permettent d’alimenter tout ça. Sans angoisse, tu te fais chier ». Autant vous dire que pour une psychologue, ce genre de propos est difficilement entendable.

Mais finalement, n’y aurait-il pas du vrai dans tout ça ?… L’angoisse qui est, à l’origine, un état pathologique, ne deviendrait-elle pas un adjectif avec lequel on se définit ? Et l’un des premiers qualificatifs que je donne de moi c’est « je suis une personne angoissée ». D’ailleurs, mon blog tourne beaucoup autour de mes angoisses. Finalement, sans elles, suis-je vraiment moi ?

La vache, ça va loin tout ça ! Quand je vous disais que les vacances c’était pas bon pour mon cerveau ! Promis, je reviens très vite avec un sujet plus léger !

10 Comments on Quand l’ennui appelle les angoisses…

  1. anyo
    30 décembre 2014 at 14:23 (3 années ago)
    ah mais il fallait dire au début de l’article que ce serait philosophique! mon cerveau en vacances n’a pas résisté… il vient de se crasher lamentablement! 😉
    Je suis moins angoissée que ce que tu décris mais je me reconnais dans tes mots! ici,les vacances sont souvent synonyme de stress. je les idéalise,j’en rêve et puis la larve-attitude repousse tout mes projets et fait naître des angoisses.
    et là,scotchée à mon canapé depuis fin septembre,je gamberge un peu trop…
    mais pour finir,j’aime bien que tu partages si sincèrement tes angoisses car tu n’es pas seule et ça fait du bien de te lire!
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    • Pasquunemere
      4 janvier 2015 at 21:55 (3 années ago)
      Ahahah! Désolée pour la fracture au cerveau! Parfois, je pars dans des envolées lyriques et je suis inarrêtable!
      Aïe comme je te comprends! Les projets non réalisés, la procrastination me font dévisser! En fait, je crois que je suis une grosse malade!
      (merci pour le si joli compliment, ça me touche beaucoup!)
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  2. Clémentineetcie
    30 décembre 2014 at 15:23 (3 années ago)
    Ah mais j’ai une solution anti-angoisse : la maison avec un max de travaux! Mais ça peut filer des boutons, fasse à la somme de boulot à abattre… 😉
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    • Pasquunemere
      4 janvier 2015 at 21:59 (3 années ago)
      Ah mais des travaux on en a plein (on a emménagé l’année dernière!). Mais c’est impossible avec le tout p’tit dans nos pattes! D’ailleurs ça aussi ça me stresse! Ne jamais trouver le temps de concrétiser nos projets! Mais c’est une autre histoire 😉
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  3. CompletementNad
    30 décembre 2014 at 22:04 (3 années ago)
    Toujours un plaisir de te lire même si TES vacances c’est pas bon pour MON cerveau 🙂
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    • Pasquunemere
      4 janvier 2015 at 21:59 (3 années ago)
      Ahahahah! Tu m’as fait bien rire!!
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    • Pasquunemere
      4 janvier 2015 at 22:00 (3 années ago)
      Merci beaucoup!!! A très vite!
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  4. Charlotte B.B.
    3 janvier 2015 at 22:16 (3 années ago)
    J’ai adoré ton article, il m’a fait un déclic !

    Moi qui ai toujours été du genre « optimiste », je suis devenue angoissée suite à un burn out dû à mon premier boulot. Je l’ai quitté en été dernier, j’en ai trouvé un tout à fait taillé à ma personne et malheureusement la société est tombée en faillite. Me voilà depuis début décembre, au chômage, avec une procédure de faillite sur le dos (salaire pas payé, démarches diverses à faire…).

    Etant à la maison, ce dont j’ai pourtant longtemps rêvé lors de journées interminables au boulot, je me suis révélée être angoissée. Mais VRAIMENT. J’ai le même genre de pensées que toi : j’ai une boule au ventre > je prends conscience que je suis stressée > ce n’est pas normal d’être stressée à la maison ? > et si c’était plus que du simple stress ? > j’ai peut-être un problème cardiaque ? Et hop, crise d’angoisse. C’est terrible, je n’en avais jamais eu avant !

    J’espère qu’à la reprise du travail, tout rentrera dans l’ordre, mais je pense bien que oui ☺

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    • Pasquunemere
      4 janvier 2015 at 22:03 (3 années ago)
      Si tu as le même fonctionnement que le mien, cela a de fortes chances de se résorber lorsque tu auras repris le boulot oui! Le hic lorsque l’on reste chez soi, c’est vraiment d’avoir tout le temps et l’espace pour divaguer. Et personnellement, je pars hyper loin! A contrario, quand je suis occupée, je suis concentrée sur ce que je fais (et même si mon cerveau s’égare, cela part rarement loin). Je te souhaite donc que ces crises d’angoisse disparaissent, et très vite!
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