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Chaque comportement des enfants provient d’une erreur des parents!

Chaque comportement des enfants provient d’une erreur des parents

Bien, bien, bien… Ce matin, en m’abreuvant de café suite à une nuit, encore une fois, chaotique, je suis tombée sur ces mots que je qualifierais de « percutants ». Comme souvent, je me suis dit « tiens, encore un billet avec une accroche choc pour arriver sur des nuances au sein même de l’article ». Et bien figure toi que non, loin s’en faut !

Dans cet article, tu trouves du …

«  Si un enfant est irascible … c’est parce que ses exigences ne sont pas satisfaites… Soit les parents ne passent pas assez de temps avec lui, soit ils sont toujours mentalement absents pendants qu’ils sont avec lui. »

Mais aussi…

Si l’enfant est dans l’incapacité de se défendre c’est parce que « les parents grondent souvent l’enfant en public, et ce devant les autres. L’enfant se sent gêné et humilié et perd toute capacité de défense »

Bref, je ne vais pas m’étendre davantage mais tu as compris l’idée générale de l’article, à savoir acculer les parents… « Chaque comportement des enfants provient d’une erreur des parents », tel est l’intitulé du dit-article d’ailleurs…

De fait, je m’interroge. Dans une société qui prône la bienveillance, l’empathie, la compréhension, l’écoute à l’égard des enfants, qu’en est-il pour les parents ?

Un parent qui, à la fois, fait bien ce qu’il peut avec les moyens qu’il a mais qui, en plus, se voit fustiger de tous les méfaits de son enfant… Comme si, ce parent avait besoin d’un tiers (famille, collègue, médias, …)  pour culpabiliser d’ailleurs !

Du coup quoi ? Le parent doit, à la fois

– accepter d’être l’unique responsable de ce qu’est son enfant

– admettre, de fait, de s’en prendre plein la tronche car, si l’enfant dérape, c’est de sa faute

– rester bienveillant envers tout ce petit monde (sauf envers lui-même bien sûr, car il est responsable CQFD)

Il me semble, mais je peux évidemment me tromper, que plutôt que de clamer les bienfaits de la bienveillance ici ou là, il s’agirait plutôt de la mettre effectivement en pratique.

Nous, enfants, adultes, sommes des êtres humains d’une complexité telle qu’il est impossible de la résumer en une phrase telle « chaque comportement des enfants provient d’une erreur des parents ». Quel fatalisme d’ailleurs que de penser de cette façon… Si l’on envisage les choses sous cet angle, cela laisse peu de place en termes d’évolution : le parent étant toujours l’enfant d’un parent qui reproduit lui-même le comportement de son parent… Une espèce de serpent qui se mord la queue !

Traits de personnalité, génétique, transgénérationnel, hérédité, environnement, … sont autant de facteurs qui font ce que nous sommes…

Tout ce laïus pour dire quoi ?!? Et bien que si l’on souhaite que nos enfants évoluent dans la bienveillance (tel qu’elle est encensée ici et là), il me semble que la première étape réside dans le fait que les parents soient, avant toute chose, bienveillants envers eux-mêmes. Et, lorsque je vois que ce genre d’article continue à être publié, j’ai peu d’espoir que l’on y parvienne dans un futur proche…

 

De la considération de la femme enceinte…

caisse prioritaire femme enceinte

Nul besoin d’être psychologue pour connaître la définition de l’empathie… Mais, au cas où tu vives isolé  au fin fond d’une grotte (avec accès internet, va comprendre), je te la rappelle :

Empathie = capacité à se mettre à la place d’autrui afin de comprendre ses émotions, ressentis.

Voilà, ni plus, ni moins. Hyper basique n’est-ce pas ? Prenons un exemple qui puisse te parler. Rappelle-toi le jour où tu as perdu ton animal de compagnie. Blup ton poisson rouge ou Gérard ton gros chat. Tu t’es senti profondément triste. A ce moment là, dans ton entourage, tu as pu trouver du soutien. Des personnes, qui n’ont d‘ailleurs pas forcément connu cette peine, sont venues te donner écoute et réconfort. Ce qui fait que, sans atténuer ta douleur, tu t’es senti moins seul. C’est agréable de se sentir soutenu non ? De se sentir épaulé, écouté et entendu par autrui ? C’est chaud, c’est doux, c’est réconfortant…

De fait, étant entendu que tu as connu, au moins une fois dans ta vie, cette situation d’empathie, je m’attends à ce que, toi aussi, tu sois dans cette dynamique. A minima du moins… Alors je n’ai pas compris. Je n’ai pas compris comment hier, alors que tu m’as vu arrivé avec mon gros bide, tu as pu accélérer le pas pour me passer devant à la caisse prioritaire du supermarché. Qu’est ce qui s’est passé à ce moment là dans ta tête ? (oui tu vois là, j’essaie d’être empathique). Avais-tu une urgence ? Non, vu ton comportement, je ne pense pas. Tu m’as pourtant bien vu (oui, à 9 mois de grossesse, on ne peut  plus trop me louper). Tu souffres peut être d’un handicap ? Pourtant, cela ne semble pas être le cas… Alors quoi ? Cela signifierait-il que tu n’es qu’un connard égocentrique indifférent au reste du monde ? Non, je ne pense pas… Car, pour avoir vécu cet évènement à de nombreuses reprises durant ma grossesse, cela voudrait dire que je suis entourée de connards/connasses. Et ça, je me refuse à y croire…

Pour tenter d’en apprendre davantage sur toi, je regarde le contenu de ton panier : des pâtes, yaourts, jambon, … et des couches ! Serais tu papa ? Ou, sans être papa, tu as dans ton entourage un enfant et donc, potentiellement, une femme qui, un jour a été enceinte. Tu n’es donc pas indifférent au phénomène…

Tu sais donc que, pendant que tu déballes tes petites affaires sur le tapis, j’ai des aiguilles qui me taquinent le bas du dos, un bébé qui fait du trampoline sur ma vessie, tout le sang de mon corps qui vient se loger dans mes pieds, le souffle court, l’aisselle qui commence à envoyer du bois, … Bref, je suis enceinte. Mais ça, tu sembles t’en moquer. Mais tu n’es pas le seul. Il y a cet homme avant toi. Et la caissière également. A aucun moment, l’un d’entre vous n’a été capable d’empathie.

Oh non, je n’attends pas qu’on me déballe le tapis rouge. En effet, je suis enceinte, pas malade (quoique, si je retrouve celui qui a pondu cet adage, je lui balance mon placenta à la tronche !). Toutefois, lorsque je me rends à une caisse prioritaire, je m’attends à être prioritaire. Lorsque je prends les transports en commun, je m’attends à pouvoir poser mon fion de 36 tonnes sur un petit bout de fauteuil. Quand j’entre dans une salle d’attente bondée, j’espère voir quelqu’un se lever pour me laisser disposer de sa place. Naïve je suis ? Oui… Car, pas une fois durant ma grossesse, cela ne s’est produit…

En tous cas, sache que si tu m’avais laissée passer, je t’aurais remercié du plus profond de mon cœur. Et je t’aurais probablement offert mon plus beau sourire. Certes, ce n’est pas grand-chose mais, peut être alors, tu aurais été fier de ton geste. Et ce sourire que je t’aurais offert, tu aurais pu le transmettre à quelqu’un d’autre. Car il semble que les gens autour de nous aient bien besoin de nos sourires.

Ces gens qui déambulent, qui errent, le regard vide, les gestes automatiques, ces gens, j’en suis sûre, sont capables d’empathie. Mais pas avec tout le monde… Pourquoi est ce si difficile d’être empathique avec l’Inconnu ? Cet Inconnu qu’on méconnaît et donc que l’on redoute…

Or, il suffit parfois d’un sourire pour briser cette vitre qui nous sépare. Un sourire change un visage. Un sourire réchauffe un cœur. Un sourire est un partage. Et si partage il y a, alors nous ne sommes plus des inconnus.

Si, hier, tu avais pris le temps de me regarder dans les yeux, si tu m’avais considérée, tu aurais sans doute vu cet espoir dans mes yeux. Cet espoir que tu étais différent des autres. Que toi peut être, tu étais empathique…

Alors regardons-nous… Ne gardons pas pour nous tout ce qu’offre notre regard. Car regarder c’est déjà donner un peu de soi et accepter de recevoir de l’Autre…

Soyons humains, tout simplement…

 

A toi…

mère et enfant qui marche main dans la main

A toi qui a encore la vie devant toi, j’ai envie de dire quelques mots…

  • Ne fais pas les choses dans l’attente de résultats…

N’agis pas dans le but de… Agis, tout simplement. Car être acteur, c’est être vivant. A l’inverse, être dans l’attente de résultats, c’est subir. Fais les choses pour le plaisir et non pour la récompense car la récompense est éphémère. La vie te semblera bien plus belle si tu te réjouis de tes actes plus que de tes réussites…

  • Oui, l’apparence compte…

Trop souvent, tu entendras « c’est la beauté intérieure qui compte ». Certes, ne revenons pas sur cette évidence… Mais, il te faudra aussi accepter le fait que ton épanouissement transite par le regard des autres… Et ce regard passe malheureusement par ce que tu donnes à voir. Non, je ne te parle pas de ton physique, de tes formes trop généreuses, de tes traits un peu trop durs… Je te parle de la manière dont tu rayonnes. C’est l’aura que tu dégageras auprès des autres qui te rendra belle, et non ce que te véhiculeront les diktats de la beauté… Lève le menton, redresse les épaules, marche d’un pas assuré et souris, alors tu seras belle aux yeux du monde…

  • La vie n’est pas faite que de compromis…

« Il faut choisir entre vie privée et vie professionnelle. Tu ne peux pas t’épanouir sur les deux plans. A toi de prendre les bonnes décisions. ». Quelle pression n’est ce pas ? Pourtant, tu vas y être soumise. Or, tu peux ne pas y céder. Oui, tu peux te réaliser dans tout ce que tu souhaites. Evidemment, il te faudra du temps, de la patience, de la volonté, des efforts… Tout ne s’obtient pas en un jour. Mais accroche toi à tes rêves car ce sont eux qui te feront avancer dans la vie…

  • Fais confiance…

Rien ne sert d’être beaucoup entouré, encore faut-il l’être bien… Et tu sauras choisir de belles personnes pour t’accompagner dans la vie. Alors fais leur confiance, parle leur, livre toi, donne leur un peu de ce que tu es… Ce ne sont pas seulement ton humour et ta bonne humeur qui feront de toi une personne « attrayante ». Sois vraie avec eux mais surtout avec toi-même. Ne te cache pas, sois honnête. Oui tu perdras des personnes auxquelles tu tiens. Mais tu sauras te relever car tu seras entourée par de l’authenticité.

  • N’attends pas des autres…

Oui, tes proches te soutiendront, te porteront, te rassureront… Mais s’il est une chose qu’ils ne seront pas en mesure de te donner : faire pour toi. Ne mise pas ton bonheur sur les pions des autres. N’attends pas d’eux qu’ils comblent quoique ce soit en toi. Toi seule est responsable de ta vie, et donc de ton bonheur. Comme je te le disais plus haut, sois en mesure de bien t’entourer et vis ta vie car personne ne la vivra pour toi…

Ces quelques mots sont pour toi, que je sens nichée au plus profond de moi. A toi, l’enfant que je suis parfois. Sensible. Fragile. Vulnérable. Lis ces quelques lignes et ais confiance. Toi et moi allons faire de notre vie la plus belle qui soit…

Ceci était ma participation au projet d’Agoaye « Un défi ou un écrit ».