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Vous pensiez que votre grand avait un sacré caractère ? Et bien votre petit dernier n’est pas en reste !

plus ou moins comparaison

Mardi soir, se tenait la réunion de rentrée à la crèche. Malgré le fait que je côtoie cette structure depuis de nombreuses années, je m’y suis rendue car j’avais quelques griefs à leur égard. Problème résolu, là n’est d’ailleurs pas le sujet.

A cette occasion, j’ai pu échanger avec des animatrices qui ont connu mon cinquan et qui, aujourd’hui, voient évoluer mon deuzan. Voici les propos qui m’ont été tenue :

« Vous pensiez que votre grand avait un sacré caractère ? Et bien votre petit dernier n’est pas en reste ! »

Alors, évidemment, je m’en doutais bien… Je le vois, depuis quelques mois maintenant, en pleine crise d’affirmation/opposition/hulkisation (du verbe « se hulker » c’est-à-dire se transformer en bête furieuse).

Les cris, que dis-je, les hurlements qui envahissent la maison deviennent notre lot quotidien.

« Ca m’agace ! »,

« C’est pénible ! »,

« Nooooooooooon ! »,

« Laisse-moi ! »

« Y en a marre ! »

Sont d’ailleurs ses injonctions de prédilection… Personne n’est épargné (bon si, moi, de temps en temps).

Contrairement à ce que m’ont dit les animatrices de la crèche, je ne dirais pas qu’il est pire/moins pire (cette expression m’hérisse le poil mais je n’ai pas trouvé mieux) que son frère.

En effet, mes deux enfants ont des caractères très affirmés (les chiens ne font pas des chats, que veux-tu…). Et je pense que c’est bien là leur seul point commun (hormis leurs bouclettes). Cela m’amène alors à me questionner…

Pourquoi compare-t-on les enfants d’une même fratrie en des termes quantitatifs (il/elle est plus/moins que)? Je suis fille unique mais je suppose que j’aurais moyennement apprécié qu’on me compare à une autre personne avec des +/-.

Quoiqu’il en soit, il me semble que l’un des deux sera heurté par les propos tenus.  « Il est plus sage que sa sœur », « elle est moins colérique que son frère ». Chacun existe en tant qu’individu propre, unique, incomparable. S’il peut y avoir des traits communs, un enfant ne se définit pas en comparaison aux autres membres de sa fratrie…

Nous en discutions récemment avec l’Homme qui, sa scolarité durant, a subi « l’étiquetage » de certains enseignants. Parce qu’il est passé après un grand frère un peu trop agité et insolent, il était lui-même catégorisé comme tel. Or, rien n’est moins vrai.

De fait, je m’interroge : est-ce la norme ? Est-ce que le deuzan, peu importe là où il ira, subira le fait que le cinquan y soit passé avant lui ? Par un comparatif en plus ou moins ? Voire même par une image qui lui collera à la peau parce qu’il est le frère de ?

Tu as un avis à ce sujet ? Comment ça se passe chez toi ? Tes enfants (ou toi-même d’ailleurs) ont-ils “subi” le passage de leurs aînés ?

De l’envie à la jalousie…

jalousie

Longtemps j’ai hésité à rédiger ce billet. Mais, si tu me connais, tu sais que je suis plutôt honnête. Honnête vis-à-vis des autres mais aussi vis-à-vis de moi-même. Donc, si je veux aller jusqu’au bout de mes valeurs, il me faut poser ces mots que je ressens depuis quelques temps maintenant.

Depuis que je suis maman, je ne peux m’empêcher de comparer mon vécu à d’autres. Est-ce que je m’y prends bien ? Et si je m’inspirais de ce qu’elle fait ? Mais aussi « Quelle chance elle a d’avoir une telle relation avec son enfant » ou encore « heureusement que je ne vis pas ça avec mon fils ». C’est comme ça, on n’y peut rien. Le phénomène de comparaison sociale est très ancré et a été longuement étudié par les psychosociologues.

Là où le bât blesse c’est lorsque la comparaison sociale tend vers l’envie voire la jalousie. Ce qui est mon cas. Oui je peux être envieuse de certains vécus. Oui je peux jalouser certaines relations qu’entretiennent des mamans avec leur enfant.

Parce que je n’ai pas eu un joli accouchement. Parce que mon enfant est né avec un handicap. Parce que je n’ai pas su être cette mère que j’imaginais. Parce que nos premiers mois ont été rythmés par le RGO et l’IPLV (Intolérance aux Protéines de Lait de Vache). Parce que…

Alors oui, parfois, j’éprouve un sentiment d’injustice. Je sais que ressentir de telles émotions n’est pas très sain. Mais, je n’y peux rien. C’est comme ça. Je me contente alors de formuler ce qui me gène et tente d’analyser pourquoi tout cela éveille ça en moi.  Souvent, je m’aperçois que ce ne sont pas les autres qui sont en cause mais bel et bien moi. Car éprouver tout cela n’est pas constructif et ne me fera pas avancer.

Bref, il m’arrive d’être une maman envieuse mais, promis, je me soigne !

Et toi, est ce qu’il t’arrive de ressentir de telles émotions ?

Alors, il marche ???

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Dès lors que votre enfant commence à avoisiner les 1 an, il vous sera quasi impossible d’échapper à cette question. Alors bien sûr elle pourra émaner de gens bienveillants mais parfois…

Dès l’annonce de ma grossesse, j’ai trouvé que les gens de mon entourage pouvaient se révéler très intrusifs. Pas que les gens de mon entourage d’ailleurs…

Quand on porte la vie en soi, il faut s’attendre à passer du statut de personne lambda à objet publique voire, si j’osais, bête de foire. Il faut partir du principe que ton corps, ton intimité ne t’appartiennent plus. Tu te dois de partager avec tout le monde. Et gare à celles qui ne se prêteront pas au jeu sous peine d’être qualifié de mal-aimable, hautaine, ou autre qualificatif sympathique.

A quand la prochaine écho ? C’est une fille ou un garçon ? Vous allez l’appeler comment ? Et tu penses allaiter ? Ton dernier frottis remonte à quand ? Autant de questions qui peuvent tout à fait sortir de la bouche de parfaits étrangers. Et moi je te demande quel est la taille de ton bonnet de soutien gorge ? A quand remonte ton dernier rapport sexuel ? Ou encore si ta dernière visite chez le gynéco s’est bien passée ?

Bien sûr toutes ces questions ont pour corolaire la flopée de conseils que tu vas prendre en pleine tronche sans, bien sûr, n’avoir rien demandé !

Il faut absolument que tu allaites, c’est mieux pour l’enfant ! Il ne faut pas que tu le portes trop à bras ; il va prendre de mauvaises habitudes ! Il faut que tu le laisses pleurer, sinon t’es pas sortie de l’auberge ! Des conseils qui n’ont absolument aucun sens quand tu veux juste profiter de ta grossesse sereinement.

Bien évidemment, ça ne s’arrête pas là. Les choses s’empirent naturellement dès la naissance de l’enfant. Là, non seulement tu cumules questions + conseils mais tu rajoutes aussi les reproches !

Tu devrais pas lui donner autant à manger ! Il ne faut pas lui laisser sucer son pouce, ça va lui déformer le palais ! Tu devrais pas trop le sortir, il va tomber malade !

Bien sûr, le combo questions-conseils-reproches tombent à pic. Tu es parfaitement en état, toi qui viens d’accoucher, qui vit le grand chamboulement dans ta vie, qui ne dort que quelques heures par jour, à recevoir et accepter avec le sourire toutes ces remarques les plus pertinentes les unes que les autres.

A savoir que les choses ne s’arrêtent pas là. Une fois que l’enfant grandit, tu vas avoir droit à ce que j’appelle la « course à l’acquisition ». Ton enfant va naturellement évoluer et faire pleins de petits trucs qu’il ne faisait pas par le passé. Toi, bien sûr, tu vas t’émerveiller devant tant de progrès. Ton cœur de maman va se remplir de fierté à la vu de tous ces changements. MAIS sache qu’il y a d’autres mamans autour de toi qui, elles, dans un souci de compétition malsaine, te diront toujours que « bah, ça fait longtemps que le mien il fait ça ! ». C’est ainsi que tu reviens à la case départ avec les fameuses questions que j’évoquais plus haut.

Il fait ses nuits ? Il a combien de dents ? Il rampe, fait du 4 pattes, marche ? Il est propre ? Il mesure, pèse combien ? Il porte du quelle taille ? Encore une fois, autant de questions qui, du point de vue de l’enfant, sont tout aussi intrusives. Imaginez vous qu’on vous demande si vous allez à la selle tous les jours, si votre IMC est dans la norme, si vous faites du 38 ou du 44, etc. Vous voyez le genre ?

Bon évidemment, toutes les personnes qui posent ce genre de questions ne sont pas malveillantes. Et je prends grand plaisir à parler de mon tout p’tit (comme vous aurez pu le constater). Mais j’ai du mal à supporter ces gens qui se permettent d’intervenir dans ta vie sans savoir rien de toi, de ce que tu vis, de ton enfant, …

Et pour répondre à la fameuse question de départ : non mon fils ne marche toujours pas. Et, évidemment, selon certaines personnes, je devrais m’en inquiéter… Euh, comment dire ? Fu** !