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La belle sœur qui pétait plus haut que son luc…

conflit femme

Poétique n’est ce pas ? Et pourtant tellement vrai ! Ma belle sœur et moi entretenons une relation que je qualifierais de glaciale. Rapide historique :

  • Phase 1 : je l’ai trouvé con
  • Phase 2 : j’ai tenté d’aller au-delà de mes préjugés mais je l’ai trouvé con quand même
  • Phase 3 : plus je la connais et plus je me dis que non seulement elle est con mais, en plus, elle est méchante !

Samedi, nous sommes conviés à l’anniversaire de son fils (donc le cousin du tout p’tit). En tant qu’êtres civilisés, nous allons nous y rendre et faire le taf (comprends sourire et boire beaucoup de champagne). Mais ça va me coûter, beaucoup me coûter ! Alors que l’Homme est capable de se dire que les enfants n’ont pas à pâtir de cette relation, je suis beaucoup moins raisonnée malheureusement… Evidemment, je vais me comporter correctement, j’ai été bien élevée figure toi. Mais juste avec les enfants. Car elle…

Arrogante, méprisante, égocentrique, hypocrite, elle représente à elle seule tout ce que je déteste. Je lui rentrerais volontiers dans le lard mais je ne peux pas… Car, dans ma belle famille, on évite de se dire des choses qui fâchent. On ronge son frein. Je l’ai toujours su et j’ai signé pour !

Mais bon sang de brun, qu’est ce que c’est dur ! Si tu me lis, tu sais que je suis plutôt franche du collier. Quand quelque chose me déplaît, je le dis (ou je l’écris en l’occurrence). De façon très diplomatique avec des arguments à l’appui. S’en suit généralement un dialogue où je suis prête à entendre l’autre.

Le hic intervient quand il me faut la fermer. Car, en tant que bonne obsessionnelle qui se respecte, je rumine. Seule. Dans ma tête. En mode tatie Danielle. Et je me monte le crâne. Seule. Comme une grande. Et j’autoalimente mes délires. Bien sûr, j’essaie de débriefer avec l’Homme qui me répond en général : « fais comme moi et ignore la ». Ah bah oui tiens, j’y avais pas pensé mon con ! Sauf que je n’y arrive pas. Ma belle sœur m’irrite comme un foutu exéma.

Bref, samedi je vais encore devoir fermer ma bouche ce qui ne va pas arranger mon ulcère…

Et toi, la belle sœur ? Comment ça se passe ? Et, en général, la belle famille ? Entente chaleureuse ou rapports « cordiaux » ?

Lâcher prise…

comment-lacher-prise

Si tu me suis, tu sais que, ces derniers temps, mon tout p’tit et moi étions en guerre froide ! Chacun défendait son territoire. Il avait ses revendications, le plus souvent contraires aux miennes. Nous défendions chacun notre camp, sans aucune entente possible. Pour peu, on se faisait le remake de Game Of Thrones. Mais j’ai pris une résolution, une résolution au doux nom de « lâcher prise ».

Egale à moi-même, j’ai listé les comportements que je jugeais inadmissibles chez mon enfant. Et au final, j’ai très peu utilisé mon stylo. Car ces comportements que j’estime inacceptables sont ceux pour lesquels il y a soit violence, manque de respect ou mise en danger. C’est précisément sur ces attitudes que j’ai décidé de me concentrer (un problème à la fois). Pour le reste, j’ai lâché du leste.

  • Il ne veut pas manger ses haricots verts, tant pis…
  • Il veut mater Ratatouille plutôt que jouer dehors, très bien…
  • Il fait une crise parce qu’il ne veut pas mettre ses chaussures, et bien qu’il crise…
  • Il veut prendre son goûter sur le canapé plutôt que sur la table, qu’il fasse…

Je me suis aperçue que le fait d’être en permanence en conflit avec mon fils abîmait nos relations. Alors certains me qualifieront peut être de « laxiste », peu m’importe. C’est ma santé psychique que je préserve. Si je veux continuer à apprécier nos moments, il me faut savoir renoncer à certaines de mes exigences…

Et, en effet, depuis que je suis plus « cool », nos échanges sont nettement plus harmonieux. Je ne suis plus exécrable. Et lui me semble moins sur la défensive. Finalement, nous nous sommes engagés dans un cercle vertueux qui nous réussi plutôt bien…

Alors oui, j’ai renoncé à certains principes éducatifs. Mais, à l’heure actuelle, il est des choses plus importantes que j’ai à gérer avec lui (le fait qu’il tape, qu’il jette ses affaires, etc.). Il était utopiste de penser que j’allais pouvoir tout contrôler. Aujourd’hui, j’ai décidé de me centrer sur l’essentiel. Le reste viendra plus tard…

Et toi, le lâcher prise, tu pratiques ? Avec plus ou moins de facilité ?

Gérer le conflit : quelques conseils

parent enfant main

Bon, si t’as raté les derniers épisodes absolument géniaux de ma life, je te conseille de lire mes deux derniers billets (je n’ai plus envie de rire et c’est juste un enfant). En ce moment, je suis assez dark tu vois. Je me verrais bien entonner la chanson « Zombie » sur une colline irlandaise. Bref, je vais pas rejouer le match. Si je reviens aujourd’hui, c’est pour te faire part des conseils que j’ai glané ici et là pour mieux appréhender la relation avec son enfant.

Il se trouve que j’ai regroupé ces conseils en 3 points : soi/l’enfant/le couple. Aujourd’hui, je vais développer une partie du premier point : le travail autour de soi. Allé c’est parti :

  1. Prendre soin de soi

Dormir quand le besoin s’en fait sentir (et quand ton enfant te le permet), bien se nourrir, si besoin faire une cure de vitamines, sortir prendre l’air, faire des activités qui font du bien à ton ptit cœur, etc. Tu l’auras compris, pour bien s’occuper de son enfant, il faut avoir rechargé les batteries.

  1. Se souvenir de ses priorités

Illustration : parfois, je suis en train de faire à manger, et c’est précisément ce moment que le petit choisi pour avoir envie de lire/faire de la pâte à modeler/jouer aux lego avec moi. Jusqu’alors, je lui demandais de patienter car j’étais occupée. Ce qui avait le don de le faire partir en crise (la notion de temps, de patience chez un enfant de deux ans, pas besoin de te faire un dessin). Il me fallait donc, non seulement cesser de faire à bouffer, mais aussi calmer mon fils.

Aujourd’hui, j’ai décidé, avant de répondre à ses sollicitations, de remettre les choses en perspective. Qu’est ce qui compte à l’instant T ? Parfois, il suffit simplement de lui accorder 5 minutes avant de pouvoir retourner à ce que je faisais.

  1. Accepter sa part de responsabilité

Illustration : à mon insu, j’ai instauré un rituel chez mon fils. Vois-tu, j’ai pris pour habitude de lui donner des petits gâteaux lorsque je vais le chercher à la crèche. Sauf que (en toute logique me diras tu), au moment du repas, et bah nécessairement, il n’a plus très faim. Aujourd’hui, j’ai décidé de supprimer ce rituel. Et bah accroche-toi Jeanine ! J’en bave ! Et je constate que, bien malgré moi, j’ai instauré tout un tas de petits rituels sur lesquels il faut que je bosse. Bah oui, j’ai été con, il me faut réparer…

  1. Se poser en modèle

Tu l’as sans doute remarqué, à partir d’un certain âge, ton enfant imite bon nombre de tes comportements. Il agit en miroir de ce que tu lui donnes. Moi, par exemple, je gueule souvent, je m’emporte rapidement, je suis souvent sur les nerfs (oui la vie à mes côtés est un pur bonheur). Et bien, que je ne m’étonne pas d’avoir un tout p’tit sur ressort qui réagit au quart de tour…

  1. Savoir s’excuser

Ca c’est compliqué pour moi. Reconnaître ses torts et s’excuser auprès de l’autre. Sauf que, je ne peux nier le fait que je suis souvent à côté de mes pompes avec mon fils. Il lui arrive de subir ma fatigue, mon stress, mon énervement, etc. Quand je lui reproche quelque chose, est ce vraiment de son propre fait ou bien est ce mon état qui a une incidence sur mon seuil de tolérance ? Auquel cas, je m’excuse en lui expliquant les raisons de ma gueulante.

  1. Parler en « je » et non en « tu »

« Tu me fatigues », « tu m’agaces », etc. Finalement est ce bien lui qui est fatiguant, agaçant ou moi qui suis fatiguée, agacée ? Le « tu » peut être accusateur alors que le « je » montre que l’on est responsable de ses ressentis et émotions.

  1. Formuler ses phrases sans négation

« Ne monte pas sur la table » –> « et si tu t’asseyais sur ta chaise ». Quand on formule en négatif, on souligne précisément ce qu’il ne faut pas faire. Mieux vaut alors insister ce qui est autorisé.

  1. Relativiser

Ca aussi c’est compliqué pour moi. Remettre les choses en perspective. Prendre du recul.

Exemple : la semaine dernière, mon fils a repeint mon mur blanc avec de la peinture rouge (involontairement). Drame shakespearien à la maison : le petit en panique devant mes hurlements, s’agitant en tous sens, étalant de la peinture partout. T’aurais vu ça, on se serait cru dans un remake de Chuky. Finalement, avec de l’huile de coude, la peinture est partie. Si j’avais été en mesure de relativiser au moment où le « drame » s’est produit, le petit aurait sans doute continué de jouer tranquillement. Je suis quasi sûre que nous aurions même pu nettoyer ensemble…

  1. Etre capable d’empathie

Alors que je le fais quotidiennement, naturellement, j’ai l’impression qu’avec mon tout p’tit, les choses sont moins aisées. Se mettre à sa place, tenter de savoir quels peuvent être ses ressentis lorsque je dis ou fais quelque chose. J’ai l’impression d’être trop dans l’action avec lui. Il me faudrait parfois juste prendre un temps pour me dire : stop ! qu’est ce qu’il se passe dans sa tête là ? Peut être alors serais-je en mesure d’y apporter une réponse appropriée.

  1. Ne pas l’enfermer dans un rôle

Alors là, je m’auto-fais marrer. Parce que je ne cesse de répéter sur mon blog l’importance de ne pas coller d’étiquettes aux enfants, aux gens de manière générale. Et qu’est ce que je fais moi ? Banco ! En ce moment, il en a une belle sur le front « gamin insupportable pour cause de terrible two ». Si ça, ça ne biaise pas les rapports…

  1. Faire le point sur sa propre histoire

Je ne vais pas revenir la dessus. J’en ai parlé à plusieurs reprises, notamment ici. Je constate parfois que je fais preuve d’un autoritarisme abusif. Je sais d’où cela vient. Je m’étais jurée de ne pas reproduire. Facile à dire… Mais j’y travaille…

  1. Eviter ce qui pourrait provoquer une crise

Autrement dit, ne pas laisser à portée des objets qu’il n’a pas droit de toucher.  Par exemple, ici, le soir, on enchaînait les crises car mon tout p’tit voulait grignoter la baguette de pain fraîchement achetée. Et bien maintenant, j’achète la baguette avant d’aller le chercher et je la mets hors de sa portée une fois à la maison. Tant qu’il ne voit pas, il n’est pas tenté.

  1. Pointer le positif

Souligner, encore et encore, les efforts, progrès de son enfant. Là pour le coup, je suis plutôt opérationnelle ! Il faut juste que je cesse, en parallèle, de pointer systématiquement le négatif. Franchement, ça ne te soulerait pas toi, que quelqu’un te dise en permanence « non, c’est pas bien, ne fais pas ça, c’est pas comme ci, etc. » ?

  1. Ne pas lui montrer ce qu’il convient de faire

J’ai remarqué que, lorsque je propose un nouveau jeu à mon fils, je lui montre constamment la façon de procéder. Or, si je lui explique tout d’emblée, où est le jeu ? Si lui a décidé que le rouge allait avec le bleu, pourquoi pas ? Moi aussi, ça me gonflerait qu’on me dise comment faire en permanence…

  1. Expliquer les interdits

Souvent, je dis « non ! » sans suite. Très instructif tout ça n’est ce pas ?… Bah oui mais bon, quand tu le répètes je ne sais combien de fois dans la journée, à un moment tu t’épuises. Sauf qu’encore une fois, si je me mets à la place de mon fils, je reconnais que j’aurais du mal à accepter qu’on me dise « non » sans de plus amples explications.

Bon je vais arrêter là cette liste de conseils que j’ai pu tirer de mes différentes lectures. J’en ai encore près d’une vingtaine sous le coude. Mais je pense que mon pavé est suffisamment indigeste. Si toutefois la suite t’intéresse, n’hésite pas à me le faire savoir…

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