Posts Tagged ‘Conseils’

A toi…

mère et enfant qui marche main dans la main

A toi qui a encore la vie devant toi, j’ai envie de dire quelques mots…

  • Ne fais pas les choses dans l’attente de résultats…

N’agis pas dans le but de… Agis, tout simplement. Car être acteur, c’est être vivant. A l’inverse, être dans l’attente de résultats, c’est subir. Fais les choses pour le plaisir et non pour la récompense car la récompense est éphémère. La vie te semblera bien plus belle si tu te réjouis de tes actes plus que de tes réussites…

  • Oui, l’apparence compte…

Trop souvent, tu entendras « c’est la beauté intérieure qui compte ». Certes, ne revenons pas sur cette évidence… Mais, il te faudra aussi accepter le fait que ton épanouissement transite par le regard des autres… Et ce regard passe malheureusement par ce que tu donnes à voir. Non, je ne te parle pas de ton physique, de tes formes trop généreuses, de tes traits un peu trop durs… Je te parle de la manière dont tu rayonnes. C’est l’aura que tu dégageras auprès des autres qui te rendra belle, et non ce que te véhiculeront les diktats de la beauté… Lève le menton, redresse les épaules, marche d’un pas assuré et souris, alors tu seras belle aux yeux du monde…

  • La vie n’est pas faite que de compromis…

« Il faut choisir entre vie privée et vie professionnelle. Tu ne peux pas t’épanouir sur les deux plans. A toi de prendre les bonnes décisions. ». Quelle pression n’est ce pas ? Pourtant, tu vas y être soumise. Or, tu peux ne pas y céder. Oui, tu peux te réaliser dans tout ce que tu souhaites. Evidemment, il te faudra du temps, de la patience, de la volonté, des efforts… Tout ne s’obtient pas en un jour. Mais accroche toi à tes rêves car ce sont eux qui te feront avancer dans la vie…

  • Fais confiance…

Rien ne sert d’être beaucoup entouré, encore faut-il l’être bien… Et tu sauras choisir de belles personnes pour t’accompagner dans la vie. Alors fais leur confiance, parle leur, livre toi, donne leur un peu de ce que tu es… Ce ne sont pas seulement ton humour et ta bonne humeur qui feront de toi une personne « attrayante ». Sois vraie avec eux mais surtout avec toi-même. Ne te cache pas, sois honnête. Oui tu perdras des personnes auxquelles tu tiens. Mais tu sauras te relever car tu seras entourée par de l’authenticité.

  • N’attends pas des autres…

Oui, tes proches te soutiendront, te porteront, te rassureront… Mais s’il est une chose qu’ils ne seront pas en mesure de te donner : faire pour toi. Ne mise pas ton bonheur sur les pions des autres. N’attends pas d’eux qu’ils comblent quoique ce soit en toi. Toi seule est responsable de ta vie, et donc de ton bonheur. Comme je te le disais plus haut, sois en mesure de bien t’entourer et vis ta vie car personne ne la vivra pour toi…

Ces quelques mots sont pour toi, que je sens nichée au plus profond de moi. A toi, l’enfant que je suis parfois. Sensible. Fragile. Vulnérable. Lis ces quelques lignes et ais confiance. Toi et moi allons faire de notre vie la plus belle qui soit…

Ceci était ma participation au projet d’Agoaye « Un défi ou un écrit ».

Gérer le conflit : quelques conseils

parent enfant main

Bon, si t’as raté les derniers épisodes absolument géniaux de ma life, je te conseille de lire mes deux derniers billets (je n’ai plus envie de rire et c’est juste un enfant). En ce moment, je suis assez dark tu vois. Je me verrais bien entonner la chanson « Zombie » sur une colline irlandaise. Bref, je vais pas rejouer le match. Si je reviens aujourd’hui, c’est pour te faire part des conseils que j’ai glané ici et là pour mieux appréhender la relation avec son enfant.

Il se trouve que j’ai regroupé ces conseils en 3 points : soi/l’enfant/le couple. Aujourd’hui, je vais développer une partie du premier point : le travail autour de soi. Allé c’est parti :

  1. Prendre soin de soi

Dormir quand le besoin s’en fait sentir (et quand ton enfant te le permet), bien se nourrir, si besoin faire une cure de vitamines, sortir prendre l’air, faire des activités qui font du bien à ton ptit cœur, etc. Tu l’auras compris, pour bien s’occuper de son enfant, il faut avoir rechargé les batteries.

  1. Se souvenir de ses priorités

Illustration : parfois, je suis en train de faire à manger, et c’est précisément ce moment que le petit choisi pour avoir envie de lire/faire de la pâte à modeler/jouer aux lego avec moi. Jusqu’alors, je lui demandais de patienter car j’étais occupée. Ce qui avait le don de le faire partir en crise (la notion de temps, de patience chez un enfant de deux ans, pas besoin de te faire un dessin). Il me fallait donc, non seulement cesser de faire à bouffer, mais aussi calmer mon fils.

Aujourd’hui, j’ai décidé, avant de répondre à ses sollicitations, de remettre les choses en perspective. Qu’est ce qui compte à l’instant T ? Parfois, il suffit simplement de lui accorder 5 minutes avant de pouvoir retourner à ce que je faisais.

  1. Accepter sa part de responsabilité

Illustration : à mon insu, j’ai instauré un rituel chez mon fils. Vois-tu, j’ai pris pour habitude de lui donner des petits gâteaux lorsque je vais le chercher à la crèche. Sauf que (en toute logique me diras tu), au moment du repas, et bah nécessairement, il n’a plus très faim. Aujourd’hui, j’ai décidé de supprimer ce rituel. Et bah accroche-toi Jeanine ! J’en bave ! Et je constate que, bien malgré moi, j’ai instauré tout un tas de petits rituels sur lesquels il faut que je bosse. Bah oui, j’ai été con, il me faut réparer…

  1. Se poser en modèle

Tu l’as sans doute remarqué, à partir d’un certain âge, ton enfant imite bon nombre de tes comportements. Il agit en miroir de ce que tu lui donnes. Moi, par exemple, je gueule souvent, je m’emporte rapidement, je suis souvent sur les nerfs (oui la vie à mes côtés est un pur bonheur). Et bien, que je ne m’étonne pas d’avoir un tout p’tit sur ressort qui réagit au quart de tour…

  1. Savoir s’excuser

Ca c’est compliqué pour moi. Reconnaître ses torts et s’excuser auprès de l’autre. Sauf que, je ne peux nier le fait que je suis souvent à côté de mes pompes avec mon fils. Il lui arrive de subir ma fatigue, mon stress, mon énervement, etc. Quand je lui reproche quelque chose, est ce vraiment de son propre fait ou bien est ce mon état qui a une incidence sur mon seuil de tolérance ? Auquel cas, je m’excuse en lui expliquant les raisons de ma gueulante.

  1. Parler en « je » et non en « tu »

« Tu me fatigues », « tu m’agaces », etc. Finalement est ce bien lui qui est fatiguant, agaçant ou moi qui suis fatiguée, agacée ? Le « tu » peut être accusateur alors que le « je » montre que l’on est responsable de ses ressentis et émotions.

  1. Formuler ses phrases sans négation

« Ne monte pas sur la table » –> « et si tu t’asseyais sur ta chaise ». Quand on formule en négatif, on souligne précisément ce qu’il ne faut pas faire. Mieux vaut alors insister ce qui est autorisé.

  1. Relativiser

Ca aussi c’est compliqué pour moi. Remettre les choses en perspective. Prendre du recul.

Exemple : la semaine dernière, mon fils a repeint mon mur blanc avec de la peinture rouge (involontairement). Drame shakespearien à la maison : le petit en panique devant mes hurlements, s’agitant en tous sens, étalant de la peinture partout. T’aurais vu ça, on se serait cru dans un remake de Chuky. Finalement, avec de l’huile de coude, la peinture est partie. Si j’avais été en mesure de relativiser au moment où le « drame » s’est produit, le petit aurait sans doute continué de jouer tranquillement. Je suis quasi sûre que nous aurions même pu nettoyer ensemble…

  1. Etre capable d’empathie

Alors que je le fais quotidiennement, naturellement, j’ai l’impression qu’avec mon tout p’tit, les choses sont moins aisées. Se mettre à sa place, tenter de savoir quels peuvent être ses ressentis lorsque je dis ou fais quelque chose. J’ai l’impression d’être trop dans l’action avec lui. Il me faudrait parfois juste prendre un temps pour me dire : stop ! qu’est ce qu’il se passe dans sa tête là ? Peut être alors serais-je en mesure d’y apporter une réponse appropriée.

  1. Ne pas l’enfermer dans un rôle

Alors là, je m’auto-fais marrer. Parce que je ne cesse de répéter sur mon blog l’importance de ne pas coller d’étiquettes aux enfants, aux gens de manière générale. Et qu’est ce que je fais moi ? Banco ! En ce moment, il en a une belle sur le front « gamin insupportable pour cause de terrible two ». Si ça, ça ne biaise pas les rapports…

  1. Faire le point sur sa propre histoire

Je ne vais pas revenir la dessus. J’en ai parlé à plusieurs reprises, notamment ici. Je constate parfois que je fais preuve d’un autoritarisme abusif. Je sais d’où cela vient. Je m’étais jurée de ne pas reproduire. Facile à dire… Mais j’y travaille…

  1. Eviter ce qui pourrait provoquer une crise

Autrement dit, ne pas laisser à portée des objets qu’il n’a pas droit de toucher.  Par exemple, ici, le soir, on enchaînait les crises car mon tout p’tit voulait grignoter la baguette de pain fraîchement achetée. Et bien maintenant, j’achète la baguette avant d’aller le chercher et je la mets hors de sa portée une fois à la maison. Tant qu’il ne voit pas, il n’est pas tenté.

  1. Pointer le positif

Souligner, encore et encore, les efforts, progrès de son enfant. Là pour le coup, je suis plutôt opérationnelle ! Il faut juste que je cesse, en parallèle, de pointer systématiquement le négatif. Franchement, ça ne te soulerait pas toi, que quelqu’un te dise en permanence « non, c’est pas bien, ne fais pas ça, c’est pas comme ci, etc. » ?

  1. Ne pas lui montrer ce qu’il convient de faire

J’ai remarqué que, lorsque je propose un nouveau jeu à mon fils, je lui montre constamment la façon de procéder. Or, si je lui explique tout d’emblée, où est le jeu ? Si lui a décidé que le rouge allait avec le bleu, pourquoi pas ? Moi aussi, ça me gonflerait qu’on me dise comment faire en permanence…

  1. Expliquer les interdits

Souvent, je dis « non ! » sans suite. Très instructif tout ça n’est ce pas ?… Bah oui mais bon, quand tu le répètes je ne sais combien de fois dans la journée, à un moment tu t’épuises. Sauf qu’encore une fois, si je me mets à la place de mon fils, je reconnais que j’aurais du mal à accepter qu’on me dise « non » sans de plus amples explications.

Bon je vais arrêter là cette liste de conseils que j’ai pu tirer de mes différentes lectures. J’en ai encore près d’une vingtaine sous le coude. Mais je pense que mon pavé est suffisamment indigeste. Si toutefois la suite t’intéresse, n’hésite pas à me le faire savoir…

Alors, il marche ???

 0002183128GG-849x565

Dès lors que votre enfant commence à avoisiner les 1 an, il vous sera quasi impossible d’échapper à cette question. Alors bien sûr elle pourra émaner de gens bienveillants mais parfois…

Dès l’annonce de ma grossesse, j’ai trouvé que les gens de mon entourage pouvaient se révéler très intrusifs. Pas que les gens de mon entourage d’ailleurs…

Quand on porte la vie en soi, il faut s’attendre à passer du statut de personne lambda à objet publique voire, si j’osais, bête de foire. Il faut partir du principe que ton corps, ton intimité ne t’appartiennent plus. Tu te dois de partager avec tout le monde. Et gare à celles qui ne se prêteront pas au jeu sous peine d’être qualifié de mal-aimable, hautaine, ou autre qualificatif sympathique.

A quand la prochaine écho ? C’est une fille ou un garçon ? Vous allez l’appeler comment ? Et tu penses allaiter ? Ton dernier frottis remonte à quand ? Autant de questions qui peuvent tout à fait sortir de la bouche de parfaits étrangers. Et moi je te demande quel est la taille de ton bonnet de soutien gorge ? A quand remonte ton dernier rapport sexuel ? Ou encore si ta dernière visite chez le gynéco s’est bien passée ?

Bien sûr toutes ces questions ont pour corolaire la flopée de conseils que tu vas prendre en pleine tronche sans, bien sûr, n’avoir rien demandé !

Il faut absolument que tu allaites, c’est mieux pour l’enfant ! Il ne faut pas que tu le portes trop à bras ; il va prendre de mauvaises habitudes ! Il faut que tu le laisses pleurer, sinon t’es pas sortie de l’auberge ! Des conseils qui n’ont absolument aucun sens quand tu veux juste profiter de ta grossesse sereinement.

Bien évidemment, ça ne s’arrête pas là. Les choses s’empirent naturellement dès la naissance de l’enfant. Là, non seulement tu cumules questions + conseils mais tu rajoutes aussi les reproches !

Tu devrais pas lui donner autant à manger ! Il ne faut pas lui laisser sucer son pouce, ça va lui déformer le palais ! Tu devrais pas trop le sortir, il va tomber malade !

Bien sûr, le combo questions-conseils-reproches tombent à pic. Tu es parfaitement en état, toi qui viens d’accoucher, qui vit le grand chamboulement dans ta vie, qui ne dort que quelques heures par jour, à recevoir et accepter avec le sourire toutes ces remarques les plus pertinentes les unes que les autres.

A savoir que les choses ne s’arrêtent pas là. Une fois que l’enfant grandit, tu vas avoir droit à ce que j’appelle la « course à l’acquisition ». Ton enfant va naturellement évoluer et faire pleins de petits trucs qu’il ne faisait pas par le passé. Toi, bien sûr, tu vas t’émerveiller devant tant de progrès. Ton cœur de maman va se remplir de fierté à la vu de tous ces changements. MAIS sache qu’il y a d’autres mamans autour de toi qui, elles, dans un souci de compétition malsaine, te diront toujours que « bah, ça fait longtemps que le mien il fait ça ! ». C’est ainsi que tu reviens à la case départ avec les fameuses questions que j’évoquais plus haut.

Il fait ses nuits ? Il a combien de dents ? Il rampe, fait du 4 pattes, marche ? Il est propre ? Il mesure, pèse combien ? Il porte du quelle taille ? Encore une fois, autant de questions qui, du point de vue de l’enfant, sont tout aussi intrusives. Imaginez vous qu’on vous demande si vous allez à la selle tous les jours, si votre IMC est dans la norme, si vous faites du 38 ou du 44, etc. Vous voyez le genre ?

Bon évidemment, toutes les personnes qui posent ce genre de questions ne sont pas malveillantes. Et je prends grand plaisir à parler de mon tout p’tit (comme vous aurez pu le constater). Mais j’ai du mal à supporter ces gens qui se permettent d’intervenir dans ta vie sans savoir rien de toi, de ce que tu vis, de ton enfant, …

Et pour répondre à la fameuse question de départ : non mon fils ne marche toujours pas. Et, évidemment, selon certaines personnes, je devrais m’en inquiéter… Euh, comment dire ? Fu** !

1 2