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Oui je somatise, et alors ???

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Vous aurez pu constater à travers mes divers billets que je suis légèrement angoissée (bon, carrément, ok, je vous l’accorde !). Mais le problème n’est pas tant l’angoisse en elle-même, ça c’est entre mon cerveau et moi, mais plus le fait qu’elle se diffuse dans mon corps. Voilà, je somatise…

Et je vous garantie que le pouvoir du cerveau sur le corps est INCROYABLE ! J’en apprends chaque jour ! Je suis une expérience psychologique à moi toute seule. Enfin ce serait beaucoup plus drôle si je n’étais pas malade tous les 4 matins…

Bon, dans les grandes lignes, qu’est ce que ça donne :

  • Le tout p’tit est constipé –> je suis constipée
  • Le tout p’tit a une otite –> j’ai une otite
  • Le tout p’tit perce des dents –> je fais un abcès dentaire

Vous voyez le délire ? Ce qui est dingue c’est qu’en aucun cas, il ne s’agit de maladie contagieuse. Bon évidemment celles-ci je me les coltine également et puissance 1000.

Je suis dans un tel phénomène d’identification à mon fils qu’il faut que je sois malade lorsqu’il l’est lui-même. Comme si je devais souffrir avec lui…

Alors oui, sur le papier, c’est joli : oh une mère tellement aimante qu’elle partage tout avec son enfant… Mouais ! Parlons-en ! Car dans les faits, va-t’occuper de ton gamin lorsque tu as bronchite + otite + abcès ! Pur bonheur !

Alors mon homme, évidemment, se fait un grand plaisir à se foutre de moi : « et quand il va perdre ses dents de lait, tu vas te péter les chicots (argot « nordique » pour désigner les dents) ? » ; « tu veux que je te mette un peu de Dolodent » ; « tu veux un suppo de Chamomilla ? »… J’en passe et des meilleurs !

Je suis soutenue, j’vous raconte pas ! En même temps, s’il entrait dans mon délire, je sais pas jusqu’où j’irai… Peut être aurais je besoin d’une totote pour m’endormir qui sait ?…

Je suis un grizzly !

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Quand on devient mère, et donc quand on manque de temps, il faut  prioriser. Il importe alors de faire des choix ce qui implique d’avoir à renoncer à certaines activités. Allons y regarder de plus près.

Parmi les activités qui ne peuvent être supprimées, il y a celles qui se réfèrent aux besoins de base :

  • Manger (et donc faire à manger)
  • Dormir
  • Se laver
  • Aller aux toilettes

Rien qu’à eux, ces besoins occupent une belle partie de la journée.

Puis il y a les activités secondaires, celles qu’on fait par obligation plus que par besoin :

  • Travailler
  • Faire les courses
  • Aller dans la belle famille (on plaisante, on plaisante…)

Puis, il y a les activités plus « superficielles » parmi lesquelles :

  • Se distraire : lire, écouter de la musique, faire du tricot
  • Tenir un blog (hyper-chronophage !)
  • Prendre soin de soi : aller chez le coiffeur, faire une manucure, s’épiler, etc.

Et c’est là que le bât blesse… L’une des activités que j’ai choisi, par contrainte, de nettement diminuer c’est l’épilation. C’est-à-dire qu’entre me faire un bon film ou m’arracher le poil, mon cœur balance très peu…

C’est ainsi qu’il m’arrive régulièrement de me sentir très proche du grizzly ! Et ça c’est plus possible ! Je crois même que je fais flipper les chats de mon quartier.

Alors comment faire ? Où trouver le temps ? Je me demande finalement si la méthode des Fly Lady (que j’évoquais là http://pasquunemere.fr/?p=46) ne pourrait pas s’appliquer aux soins du corps. Par exemple :

  • Lundi : gommage et masque visage
  • Mardi : manucure
  • Mercredi : lavage et soin des cheveux
  • Jeudi : épilation
  • Vendredi : gommage et soins corps
  • Samedi : repos
  • Dimanche : lavage et soin des cheveux (bis)

Bon ça a l’air joli comme ça mais le rythme serait-il vraiment tenable ?…

Moi et mon corps : l’éternel combat !

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Depuis des années, mon corps et moi entretenons des relations conflictuelles. Petite déjà, j’ai été initiée à la joie des bourrelets. L’adolescence n’a évidemment rien arrangé à mon affaire ! Je n’étais pas obèse mais toujours en surpoids.

Puis j’ai rencontré mon homme. Et là ça a été le drame ! « On se fait livrer une pizza ? », « Ca te dit un Big Mac ? », « Et si on mélangeait 3 litres d’huile avec 2 kg de beurre et qu’on grignotait ça devant la télé ? ». Et moi, bien sûr, les yeux plein d’amour (de gourmandise ouais !), je répondais par l’affirmative.

C’est ainsi que j’ai explosé les chiffres de la balance. Encore une fois, rien de bien dramatique mais suffisamment pour accueillir complexes, gêne et tous leurs potes !

Et puis je suis tombée enceinte… En aucun cas, il n’était question pour moi de me priver. J’ai donc mangé ce que je voulais et quand je le voulais. Je ne m’éclatais pas le bide non plus tous les jours ; d’autant que mes principales envies tournaient autour du riz cantonais ! Au final, +15 kg sur la balance, rien de bien inquiétant…

S’en est suivi bien sûr le congé maternité, là où le piège du grignotage intempestif se plaît à s’installer. Ayant par ailleurs eu le moral en berne durant toute cette période, je me suis réfugiée dans la bouffe…

Tout ça pour en arriver à un beau 75 kg pour 1m65. Comme je le disais, rien d’inquiétant, juste assez pour me sentir mal dans mon corps.

Jusqu’au jour où j’en ai eu assez. Comme je l’évoquais précédemment, la fin du congé maternité a été pour moi une véritable délivrance mais aussi un moyen de repartir sur de bonnes bases. C’est à ce moment que j’ai décidé de me reprendre en mains. Prendre soin de moi, me chouchouter, m’habiller (non pas que je traînais nue dans les rues mais l’éternel jogging, bien que très confortable, commençait à me sortir par les yeux). Ainsi, jour après jour, semaine après semaine, j’ai commencé à me sentir mieux.

Comme entraînée dans un cercle vertueux, j’ai également décidé de m’occuper de mon alimentation. Et, avec l’homme pour qui le « gras » est une passion (sans qu’il prenne le moindre kilo le saligot !), ce n’était pas une mince affaire !  Il a donc fallu jongler entre ses besoins nutritionnels (qui doivent, à la louche, avoisiner les 5000 calories/jour !) et mon envie de manger plus sereinement. Il était bien sur hors de question que je prépare systématiquement deux menus (je n’ai pas que ça à fout**). J’ai donc tenté des compromis.

En semaine, nous ne partageons qu’un repas, le dîner, soit celui qui doit être le moins calorique de la journée. Or, quand l’homme rentre d’une journée de boulot, tout ce qu’il veut c’est du bœuf et des patates (vous aurez évidemment compris la référence au sketch de Florence Foresti !).

Parmi les plats que je prépare, on retrouve de façon assez régulière :

  • Tarte aux légumes avec au choix courgettes, tomates, aubergines, etc. tout ce que je trouve et qui se combine potentiellement avec une pâte brisée
  • Gratin de légumes selon exactement le même principe !
  • Tartines salées : au jambon de parme, au saumon, au bacon avec toujours un lit de légumes en base (tomates, poireaux, épinards, etc.)
  • Poisson (cabillaud, merlu, saumon, etc.) avec légumes (haricots verts, poireaux, épinards, etc.) et féculents (riz ou encore les fameuses patates !)
  • Club sandwich ou burger maison
  • Quiche à l’intérieur de laquelle j’essaie, encore et toujours, de glisser des légumes : saumon-épinards ; tomates-thon ; courgette-jambon

A savoir également que je cuisine en quantité pour pouvoir, d’une, satisfaire l’estomac de Monsieur et, de deux, me garder une portion pour ma gamelle (quel mot élégant!) du lendemain midi.

Par ailleurs (encore une fois dans l’optique « je gave mon homme comme une oie » ou encore « mon dieu, c’est un puit sans fond » en passant par « mais il a le ver solitaire c’est pas possible »), j’ai régulièrement tendance à faire des salades composées à côté. Ainsi quand je fais quiche, tartine, gratin ou autre, l’homme peut compléter s’il a encore faim. De mon côté, soit je me sers parmi les mets que j’ai préparé et ce en petite quantité, soit je me contente de la salade servie à côté.

C’est ainsi que j’ai vu, peu à peu, les chiffres de la balance diminuer. De 75kg je suis arrivée à 60kg et ce, sans me forcer car, à la fois, je mange à ma faim mais, aussi et surtout, je mange des plats qui me plaisent !

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