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Quand le couple est malmené…

couple

Comme je l’évoquais dans un précédent billet, il est un équilibre familial que j’aimerais atteindre sans toutefois y parvenir… Et, le protagoniste le plus lésé dans cette « mécanique » reste sans nul doute mon Homme. Alors qu’il y a quelques années, il était impensable de mettre mon couple au second plan, il s’avère qu’aujourd’hui, c’est bel et bien le cas…

Comment en sommes-nous arrivés là ? Sans doute la faute à une multitude de facteurs tels la fatigue, le travail mais aussi et surtout notre investissement en tant que parents… Nous nous étions promis de ne jamais nous éloigner l’un de l’autre. Et pourtant…

Nous nous donnons corps et âme pour nos fils, au détriment du fondement même de ce qu’ils sont, à savoir notre couple… Non pas qu’il n’y ait plus d’amour entre nous, loin de là. Malheureusement, le manque de temps et d’énergie sont en train de nous abîmer.  Manquer de temps et d’énergie pour l’être aimé, un comble non ?

Alors, il va falloir nous réagencer dans cet équilibre déjà si fragile… Sans léser personne… Sans avoir le pouvoir d’étirer nos journées… Sans pouvoir davantage confier nos enfants… En comptant uniquement sur nous-mêmes et nos ressources propres. Comment allons-nous procéder ? Je l’ignore encore…

S’organiser un dîner en tête à tête une fois par semaine, se retrouver le temps d’une pause déjeuner, prendre le temps chaque soir de se raconter l’un à l’autre, les « outils » ne manquent pas…

S’il est un « travers » dans lequel je me refuse de tomber, c’est bien celui-ci… M’éloigner de mon couple…

Le 1 novembre, nous célébrerons nos 10 années de vie commune. Et j’ai bon espoir de signer pour encore 10 années minimum… Alors nous allons faire en sorte que cela se produise. Que les plus belles années de nos vies soient devant nous.

Car, à l’origine, il y a nous…

Et toi, ton couple, tu arrives à le “préserver” du quotidien?

Une juste répartition du temps…

temps qui passe

Lorsque je suis devenue maman, je me suis donnée corps et âme à mon fils… A tel point que j’en ai perdu pied. Je n’existais plus que par et pour lui. En permanence à ses côtés, répondant à la moindre de ses sollicitations, je me suis « atrophiée » afin qu’il se développe…

Aujourd’hui, mon cinquan apprend difficilement à jouer seul. Il a constamment besoin de l’étayage de l’adulte. Quelle est la part de sa personnalité et/ou de mon surinvestissement dans cet état de fait, je ne le saurais probablement jamais…

Toujours est-il qu’il en est un qui pâti de tout cela. Mon deuzan. Petit dernier qui, contre son gré, est amené à grandir bien trop vite. Non pas que je m’en plaigne, bien au contraire. J’aime voir mes enfants gagner en autonomie. Toutefois, j’ai l’impression de le priver de quelque chose.

Objectivement, je sais qu’il m’est impossible de lui donner autant qu’à son frère. D’ailleurs, je ne le souhaite pas. Je ne veux plus me « sacrifier » comme j’ai pu le faire par le passé. L’épanouissement de mes enfants dépendant en grande partie du mien, je ne veux plus rogner sur ce que je suis.

Mais il est un équilibre que j’aimerais atteindre. Le juste équilibre. Le parfait équilibre oserais-je dire… Celui qui permettrait que je donne à chacun des membres de ma famille, moi y compris, le temps de qualité qu’il mérite…

Car, si je regarde de plus près, c’est encore bel et bien mon cinquan qui accapare principalement mon attention et mon temps aujourd’hui. Le deuzan, quant à lui, passe davantage de temps avec son père qui se charge de le déposer/récupérer à la crèche. De fait, je ne vois que très peu mon petit dernier. Lui comme moi sommes en manque de « nous ».

Sans oublier mon couple qui, ces derniers temps, s’efface au détriment de notre investissement auprès de nos enfants…

Evidemment, j’ai bien quelques idées pour tenter d’atteindre une homéostasie satisfaisante pour tout le monde. Organiser des moments privilégiés avec chacun d’eux, le soir ou le week-end. Tenter, dans la mesure du possible, de nous préserver des instants avec l’Homme, enfermés que nous sommes dans notre rôle de parent… Sans m’oublier moi, dans tout ça…

De toute évidence, être mère ne s’arrête pas à donner naissance, ni même à élever son enfant… Cela va bien au-delà… Je dirais qu’il s’agit d’une perpétuelle remise en question qui, chaque jour, te fait évoluer en tant qu’être humain…

Et toi, la répartition des temps ? Tu en es satisfait/e ? Tu arrives à combler les besoins de chacun ? Les tiens y compris ?

Réinvestir notre foyer…

réinvestir notre foyer

Nous le savions, notre bien être passait par le fait de se réapproprier cette maison… Nous pensions, à tort, qu’il nous fallait des fonds pour finaliser ce projet débuté cinq ans auparavant. Nous nous étions lancés dans l’aventure de la construction afin de faire une maison à notre image. Et elle l’était. Une maison en chantier.

Des stigmates de déménagement avec des cartons jonchant le sol. Des travaux de peinture inachevés. Des meubles installés à la va-vite. Le constat était simple : impossible d’investir cette maison dont l’état était resté sur « pause ».

Nous avons donc pris le temps de penser les choses : comment agencer ces espaces afin de les faire nôtres ? De cette question ont découlé plusieurs objectifs :

  • Faire du tri et se débarrasser du superflu pour ne conserver que l’essentiel
  • Repenser les espaces de vie afin que tout soit plus fluide et pratique pour tous
  • Demander des devis pour les pièces non achevées, nous permettant ainsi de nous projeter

Pour chaque objectif, nous avons décliné des tâches très concrètes et nous sommes fixés des échéances pour les exécuter.

  1. Se débarrasser du superflu

Les dernières vacances scolaires ont été l’occasion pour nous d’atteindre le premier objectif de désencombrement. Une pièce = un jour (ou deux selon l’étendue des « dégâts »). Chaque jour qui passait, je triais en trois catégories : « on jette/on donne/on garde ». L’Homme, quant à lui, s’occupait du transit (à la déchetterie, aux points collectes, aux amis qui souhaitaient récupérer certains de nos biens).

C’est ainsi que nous nous sommes délestés d’un bon tiers de nos biens. Tout y est passé :

  • les vêtements que tu gardes dans un coin « au cas où »
  • le petit électroménager que tu conserves pour le jour où, éventuellement, sur un malentendu, tu pourrais en avoir besoin. Nos amis ont été ravis d’adopter nos yaourtière, machine à pain, crêpière, etc.
  • les jouets des enfants dont tu ne peux te résoudre à te débarrasser car bien trop chargés en affect. Aujourd’hui, ces jouets font le bonheur d’autres bambins
  • la salle de bain y est également passée se délestant de médicaments périmés, de cosmétiques non utilisés…
  • Etc.

En résumé, nous nous sommes débarrassés de tout ce que nous n’utilisions pas quasi quotidiennement. Dès lors, nous avons eu une réelle visibilité de nos biens ce qui a permis d’amorcer le second objectif.

  1. Repenser les espaces

Nous avions une analyse précise de ce que nous possédions. Il était maintenant temps de savoir comment agencer tout cela afin d’avoir des espaces de vie fluides et pratiques.

  • Le grand débarras nous a permis de transformer la petite pièce se situant derrière la cuisine en mini-buanderie. Fini le linge qui sèche partout dans la maison
  • Certains jouets du cinq’ans ont migré dans sa chambre. Nous refusions jusqu’alors qu’il ait des jeux dans cette pièce réservée au sommeil. Or, nous avons changé notre point de vue. Il était en âge d’avoir son espace à lui. Avec ses biens à lui. Lui permettant ainsi de jouer tranquillement, sans être dérangé par son petit frère. Aujourd’hui, il peut passer des heures à jouer seul dans sa chambre sans pour autant que cela n’empiète sur son temps de sommeil
  • La salle de jeux, qui était jusqu’alors un espace bien distinct, a migré dans le salon. Les jouets sont visibles, en libre accès et à portée de mains. De plus, l’Homme et moi partageons cet espace avec les enfants. Que nous soyons dans la cuisine ou dans la salle à manger, ils nous voient ce qui les rassurent et leur permet de jouer de façon sereine sans nous solliciter en permanence.
  • Le salon, et la télévision avec lui, a pris place dans l’ancienne salle de jeux. Non visible, les enfants qui jusqu’alors étaient accrocs au petit écran, n’y pensent plus. Ils ont droit à un dessin animé de temps en temps, les jours où il n’y a pas école. Aujourd’hui, ils ne réclament plus du tout après. Quant à l’Homme et moi, ce nouvel espace nous permet de nous retrouver chaque soir dans une espèce de cocon (la pièce n’excède pas 9m²). Nous pouvons, au choix, partager un moment de discussion, regarder un film ou une série, bouquiner, etc.
  • Notre chambre, qui incarnait le débarras par excellence, a retrouvé sa splendeur. Un coin sommeil et un espace repos ont été distingués. Dans l’espace repos, se trouvent un fauteuil (stigmate de notre ancien salon) et une bibliothèque. Ainsi, quand l’Homme ou moi avons besoin d’un temps calme, nous nous évadons dans cet espace qui est le nôtre afin de nous ressourcer.

Tels sont les principaux réaménagements que nous avons effectué, sans surcoût financier, au sein de notre foyer.

  1. Nous projeter

Il est de notoriété publique que, pour avancer, il importe de se projeter. Certaines pièces de notre maison ne nous satisfaisant pas, nous avons pris le temps de réfléchir à comment aller vers une amélioration. Ainsi, nous avons eu l’idée de transformer notre chambre en suite parentale, c’est-à-dire d’y construire un coin « salle de bains ». De la même façon, notre salle de bain actuelle étant peu pratique, nous avons pensé à des aménagements permettant de la rendre plus fluide.

Ces compétences étant hors de notre portée, nous avons fait appel à des artisans afin de monnayer nos projets. Actuellement inaccessibles, ces plans restent dans un coin de notre tête, prêts à bondir dès lors que nous aurons les moyens de les rendre possibles.

Voilà la façon dont nous avons procédé pour nous réapproprier notre maison. Aujourd’hui, nous nous sentons bien dans notre chez-nous. Des espaces communs, des espaces privés, une place pour tous, une place pour chacun…


Et toi, la façon dont est aménagé ton intérieur te convient-il ? Ou, comme nous, y vois-tu encore des choses perfectibles ?

Je te dis à très vite pour mon prochain billet qui s’articulera autour de « comment avons-nous repenser notre rôle de parent »…