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Nos chemins se sont croisés le temps d’une raclette…

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Si tu me suis, tu sais que, depuis cinq mois maintenant (soit la naissance de mon deuxième enfant), je vis dans le chaos le plus total. Pas de rythme, pas d’horaire, pas d’organisation, je cours à droite à gauche sans vraiment savoir où je vais. Enfin, pour être honnête, nous courons à droite à gauche, car il ne faut pas oublier l’Homme, aussi investi que moi auprès des enfants.

Dans ce capharnaüm qu’est notre vie, nous consacrons beaucoup de temps à nos fils. A tel point que nous ne nous voyons plus. Nous ne vivons plus ensemble, mais l’un à côté de l’autre, comme sur des chemins parallèles. Lorsque l’un s’occupe du grand, l’autre se charge du petit. Lorsque l’un est à la maison, l’autre est en courses. Lorsque l’un est chez le médecin avec bébé, l’autre est au parc avec le troizan. Toujours l’un à côté de l’autre, jamais l’un avec l’autre…

Mais, victoire, ce week-end nous avons pu nous retrouver, le temps d’une raclette. Un morceau de fromage, un verre de vin, nous étions enfin tous les deux. C’était sans compter sur le cinq mois qui a crié famine à 22h. Nous avons donc bénéficié, en tout et pour tout, de 30 minutes à nous. 30 minutes. Sur 24 heures. C’est peu non ?

Parfois, nous en plaisantons. Lorsque nous parvenons à boire un café ensemble, nous jouons les présentations « Bonjour, moi c’est Myriam ! Enchantée ! Ca fait longtemps que vous vivez ici ? Nous ne nous sommes jamais rencontrés je crois… ». Le reste du temps, nous avons l’impression de jouer le remake de « Maman j’ai raté l’avion ! » (tu sais, la scène du début où tout le monde court, sans se voir ni se parler).

Encore une fois, je sais que ce n’est qu’une passade. Que les choses vont s’apaiser. Oui, je sais… Mais je m’impatiente. Mon Homme me manque. Nos discussions, nos apéros, nos échanges, nos rigolades me manquent. Aujourd’hui, et pour encore un petit moment, nous vivons par et pour nos enfants. L’un à côté de l’autre, comme des colocataires…

Et chez toi, comment ça se passe ? Vous parvenez à vous octroyer des petits moments à deux ?

Le regard aiguisé de la mère au taquet…

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Il y a quelque temps, nous avons été invités à dîner chez un couple d’amis. Pas n’importe quel couple d’amis : celui sans enfant (grondement de tonnerre !!!!). Et, qui dit appart’ sans enfant, dit déco digne du magazine Marie-Claire ! Passé l’ébahissement devant tant de beauté, te viennent alors à l’esprit tous les scénarii possibles et imaginables mettant en scène ton enfant dans ce superbe appartement ! Autant te dire que, dans ton cerveau, se joue le remake de Destination Finale !

Parce que tu sais que, malgré le fait que tu lui ais ramené ses jouets préférés, l’attention de ton gamin va être happée par tout ce qu’il y a de plus fragile aux alentours. Et là, en l’espace d’une nanoseconde, ton regard aiguisé de mère au taquet va scanner la pièce et détecter tous les objets « à risque » :

  • Le photophore avec plein de billes de toutes les couleurs (même qu’on dirait des bonbons !)
  • Le jardin zen miniature (y a peut être moyen de faire des châteaux de sable !)
  • Le canapé blanc immaculé (tellement propre qu’il fait mal aux yeux !)
  • Les petites bougies (oh dis donc, c’est quoi ça ? Une flamme ? C’est palpable ça une flamme ???)
  • Les bibelots posés soigneusement et sans doute ramenés d’un voyage dans une contrée lointaine (oh mais dis donc ! Ca ressemble comme deux gouttes d’eau à mes petits bonshommes avec lesquels j’adore jouer !)

J’en passe et des meilleurs ! Disneyland à côté, totalement has been ! Donc, toi, couple d’amis sans enfant, ce message est pour toi :

Par la présente, je sollicite ta ô combien bonne volonté et miséricorde. Je te saurais gré de bien vouloir dissimuler ces magnifiques fanfreluches qui ornent si bien ta demeure… Mon adrénaline (et, accessoirement, mes cheveux blancs) te prie de bien vouloir agréer ses salutations distinguées…

Post-scriptum : Je sais ce que tu te dis. Tu penses que je ne sais pas tenir mon enfant. Et tu as bien raison !!!! En même temps, dois je te rappeler comme tu touchais à tout toi aussi lors de notre derrière virée chez Sephora ???

A l’origine, il y a le couple…

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Hier, nous étions invités chez un couple d’amis. Parents d’un petit garçon de 10 mois, le couple s’accoutume difficilement à leur nouvelle vie à trois… Comment ne pas les comprendre ?…

Nous sommes passés par là. Aujourd’hui encore, la vie est faite d’ajustements réciproques et de compromis. Nous les comprenons donc. Or, nous avons assisté à un conflit tel que j’aurais aimé disparaître en un claquement de doigts.

Alors qu’ils ne nous avaient jamais donné accès à ça, nos amis en sont venus aux mots. Violents. Blessants. Le dialogue entre eux ne semble plus possible. La communication est rompue. Chacun défend son point de vue. L’Autre n’existe plus.

Spectateurs impuissants que nous étions, ils nous ont pris à parti. Je n’ai pu me résoudre à intervenir dans ce conflit. La seule chose que j’ai pu faire a été de les séparer. J’ai pris mon amie sous le bras et l’Homme a embarqué son conjoint.

En proie à la colère, elle a continué à vouloir me faire prendre partie. Comment l’en blâmer ?… J’imagine son sentiment de détresse. Se sentir seule dans son couple. Je n’ose imaginer à quel point cela peut être difficile… Je l’ai laissé vider son sac. Ses mots, ses larmes, son corps, tout traduisait son mal être. Il est une chose que je me suis toutefois permise de lui dire : à l’origine, il y a le couple…

Ne jamais oublier cette décision commune qui a été prise de fonder un foyer. De donner naissance à l’amour qui uni un couple. Cet amour qui aujourd’hui les éloigne. On lit souvent qu’à l’arrivée d’un enfant, ce dernier passe au devant de toutes les priorités. Oui, c’est vrai. Mais il me semble important de ne jamais oublier d’où vient cet enfant.

Je ne pense pas qu’elle m’ait entendu, trop aux prises avec sa rancœur. Cette amie, mon amie, je vais la revoir. Je vais l’inviter au resto et nous allons discuter. De tout ce qui la rend malheureuse. De ce statut de conjointe qui ne semble plus aujourd’hui lui convenir. Mais je garde en tête cette phrase que j’ai prononcée : ne jamais oublier qu’à l’origine, il y a le couple… Et ce, quelque soit l’issue finale à cette histoire…

Et toi, comment aurais-tu réagi? As-tu déjà été confronté(e) à telle situation? En as tu été protagoniste?

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