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Quand la crise s’apaise…

orgae s'aloigne

A de nombreuses reprises, je t’ai parlé du fait que nous en bavions sévère avec notre terrible deuz ! Des crises en veux-tu, en voilà, des pleurs, des hurlements, de la violence parfois, etc. Bref, notre vie n’était plus que conflit. J’en étais arrivée à un point tel où j’appréhendais d’aller chercher mon fils le soir à la crèche, j’appréhendais les week-ends, j’appréhendais chaque moment passé avec mon enfant… D’ailleurs, si le cœur t’en dit, tu peux lire mon désarroi dans ce billet (j’avais vraiment la tête au fond du seau !).

Mais, comme tu le constates, je parle au passé ce qui est plutôt bon signe… Car, en effet, depuis quelques semaines maintenant, les choses se sont apaisées. J’ai face à moi un enfant qui est plus à même de gérer la frustration, qui est capable de formuler les choses lorsque ça ne va pas. J’ai l’impression qu’il dépense davantage d’énergie à en savoir plus sur le monde qui l’entoure plutôt qu’à chercher à s’affirmer envers et contre tout (la contre partie étant d’entendre environ 1238 fois par jour la question « c’est quoi ça ??? »). Il ne ressent plus le besoin d’hurler pour exister. Le « non !!!! »,  formulé systématiquement à l’époque, est aujourd’hui utilisé avec parcimonie. C’est un enfant qui ne tape plus mais qui continue toutefois de jeter. Rome ne s’étant pas construite en un jour, j’accepte encore quelques « ratés ».

Bref, je t’écris tout cela pour quoi ??? Et bien, d’une part pour te dire que ça va mieux ! Et, d’autre part, pour te rassurer si toi aussi tu penses avoir engendré le diable, que tu penses avoir fauté dans l’éducation de ton enfant, que tu te dis que jamais tu n’en verras le bout… Et bien si, on en voit le bout (ça aura quand même pris une bonne année par chez nous).

Tu sais ce que je me dis ? Et bien que dans le parcours de chaque être humain, une période de « crise » avec le parent est indispensable pour se séparer de lui, pour exister en tant que tel. Et connement, je me dis qu’étant donné que nous en sommes déjà passés par là, la crise d’adolescence (qui semble coton aussi) sera peut être moindre… Bah quoi ??? On peut plus rêver ???

Bon il est acquis que le fait de t’avoir dit tout ça va tout foutre en l’air. Pas grave hein, au moins j’aurai profité pendant quelque temps…

Et chez toi, comment ça se passe ? Terrible deuz or not ? Peut être bien que tu as droit à l’Effroyable Three ou encore à l’Epouvantable Four ???

Avant j’avais un ego ; maintenant j’ai un enfant…

honte

Un ego ? C’est quoi ça ? Ah si, je crois que c’est le truc que tu perds lors  de ton accouchement ! Au moment de la délivrance, bim ton ego se fait la malle avec ton placenta (amis poètes bonjour !).

Oh, tu ne t’en rends pas compte de suite ! Non, non, non ! Tu es bien trop concentrée sur ton bébé. Tu bénéficies de quelques mois de stand by durant lesquels tu n’es que fierté de montrer à la face du monde cette merveille qu’est ton enfant…

Puis, viennent les moments où tu découvres peu à peu la honte. Bon, au début sans tomber dans le scato, tu es surtout gênée parce que ton enfant a pissé sur ta belle mère (ou alors, tu le remercies intérieurement), qu’il a vomi sur ton collègue ou encore qu’il entame un concert en la mineur de la 10ème symphonie du pet foireux dans la salle d’attente du doc…

Puis, ton enfant grandit… Tu es joie de voir le parcours accompli. Il évolue de jour en jour et ses progrès quotidiens t’emplissent de fierté… Oui… mais car il y a un mais, ton enfant va commencer à vouloir s’affirmer. Rien de plus normal. Il se détache de toi, parent, pour façonner sa propre personnalité. Selon les enfants, cette étape de différenciation/opposition/séparation est plus ou moins discrète (un peu comme la « crise d’ado »). Ici, nous avons tiré le gros lot. Mon fils ne fait pas les choses à moitié. Il se donne à fond pour se façonner une personnalité des plus affirmée.

Ainsi donc, j’ai droit parfois à une ou deux tartines dans la tronche. Quand le drame surgit à la maison, passe encore. Mais en extérieur, la pilule est difficile à avaler. Il est rarement évident d’accepter l’humiliation à la crèche, au parc, devant les voisins, en famille, etc.

Sans parler des « coups », les crises en public sont aussi sympas à vivre ! Les gens ont juste l’impression que tu es en train d’arracher un bras à ton enfant alors qu’en réalité tu lui as juste remis son écharpe… Là tu piques un tel fard que, même avec l’éclipse, t’illumines le quartier !

Bref, avant j’avais un ego… Maintenant j’ai un enfant…

Et toi, tu as fait une croix sur toute forme de dignité ?

PS: Oui, comme tu t’en doutes, j’ai passé un EXCELLENT week end…

Prendre sur soi…

zen1

Ces derniers temps, l’Homme est infect. Pas tout le temps. Mais trop souvent à mon goût… J’entraperçois les raisons de son agacement sans toutefois en saisir réellement les motifs… En ce moment, il me faut prendre sur moi car c’est aussi ça être en couple…

Pour t’expliquer rapidement la situation, l’Homme va changer de boulot. Début du mois d’avril, il commencera son nouveau job. Il s’agit d’une boîte qu’il connait bien, au sein de laquelle il a crée des liens avec les salariés. Sauf que plus l’échéance approche, plus il est exécrable ! Car, vois tu, maintenant qu’il sait qu’il part, il tolère de moins en moins ses collègues actuels ou, plus généralement, l’ambiance qui règne à son boulot.

Ainsi, tous les soirs, il rentre, tendu, sur les nerfs, empli d’une colère qu’il doit évacuer. Sauf que, moi, je ne comprends pas vraiment les raisons d’un tel agacement. Il a une échéance. Ne lui reste que quelques jours à tenir pourtant c’est de pire en pire… Je me demande dans quelle mesure cet état d’esprit ne traduirait-il pas une pression vis-à-vis du changement qu’il l’attend… Bref, pour le moment, il ne sait pas m’en dire plus. C’est juste de la colère à l’état brut.

J’ai bien essayé de trouver les mots. Rien y fait. Ce dont il a besoin, c’est de vider son sac, tous les soirs. Ainsi, je lui accorde toute mon écoute le soir venu. Pour qu’il se décharge. Mais c’est difficile. C’est difficile car un rien l’agace. C’est difficile car il me faut être parfois le réceptacle de sa colère. C’est difficile de ne pas répondre par l’agressivité.

Mais j’essaie de prendre du recul. Certes, je ne le comprends pas. Mais a-t-on réellement besoin de comprendre l’autre pour l’aider ? Ne suffit-il pas, dans certaines situations, d’être là ?

Bref, en ce moment, mon Homme est infect et il me faut prendre sur moi… Hauts les cœurs, dans deux semaines, tout cela sera derrière nous !

Et toi, ton conjoint t’est il déjà sorti par les yeux ?

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