Étiquette : écoute

Aux donneurs de « bons » conseils…

donneur de bons conseils

Aujourd’hui, j’en ai gros ! Si tu me suis, tu sais que la vie avec mes enfants est loin d’être une sinécure. Entre l’un qui a quelques soucis de « comportement » et l’autre qui ne fait toujours pas ses nuits à deux ans passés, je me retrouve régulièrement dans un certain état de fatigue physique et psychologique.

Evidemment, je parle de mon quotidien à mon entourage, plus ou moins proche. Et c’est là où le bât blesse. Chacun y va de son petit conseil, de sa petite astuce, de son avis sur ma situation. Ce que je pourrais et devrais faire. Attention, dans la grande majorité des cas, cela est fait avec la meilleure intention qui soit. Toujours est-il que c’est, au mieux, lassant, au pire, agaçant ! Surtout lorsque l’on me connait un tant soit peu…

Je suis de ces personnes qui n’ont de cesse de se questionner : Est-ce que je fais bien ? Comment pourrais-je faire mieux ? Est-ce qu’il n’existe pas de solutions alternatives à mon problème ? Etc. Je lis beaucoup. Je me renseigne autant que possible. Autant te dire que les bons conseils de Tatie Renée et Papi Joseph, je m’en passerais bien…

Je ne rejette évidemment pas tout en bloc. Il est des conseils qui sont bons à prendre et auxquels je n’avais pas songé. Mais, s’il vous plaît, laissez-moi le temps d’en formuler la demande… Car, si tel n’est pas le cas, c’est que je ne suis pas en situation d’entendre et, encore moins, d’écouter…

Il est humain de vouloir venir en aide. Moi-même d’ailleurs, je me targue parfois de « bons » conseils. Toutefois, j’essaie de me restreindre. Car, lorsque l’Autre me parle, sans me questionner, c’est que son attente première est d’être écouté.

Etre juste là, oreille attentive, épaule réconfortante… Et c’est bien souvent tout ce dont on a besoin…

 

Ne pas attendre de lui…

desperate housewives

A plusieurs reprises, en discutant avec des amies, j’ai pu constater à quel point nous attendions beaucoup de nos Hommes. Qu’ils nous écoutent, comprennent, anticipent nos besoins (et y répondent évidemment) et nous prêtent de l’attention. Or, nos Hommes respectifs ont un point commun : ils ne sont pas fins psychologues.

Hier, je suis allée boire un café chez une de mes amies. Discuter de tout cela a suscité de vives émotions chez elle. Je lui ai alors exposé mon point de vue : ton épanouissement personnel ne peut pas reposer uniquement sur ton Homme. Ca, vois tu, je pense que, malgré la plus belle des complicités, il est parfois des points que l’Autre ne sait satisfaire. Je m’explique.

Mon amie (enceinte au demeurant) me disait à quel point le fait que son Homme n’anticipe pas ses besoins la rend malheureuse. Evidemment, j’ai compris mais je n’ai pu m’empêcher de lui dire : « ce n’est pas parce que toi tu le fais pour lui que lui sait le faire pour toi ». Nous aimerions qu’ils devinent nos états d’âme et qu’ils nous apportent la réponse que l’on attend d’eux. Nous aimerions pouvoir parler des heures d’un problème (qui en fait n’en est pas franchement un). Nous aimerions qu’ils nous poussent à aller plus loin dans nos réflexions en nous questionnant encore et encore.

Or, s’il est une chose que nos Hommes ne savent pas faire, c’est précisément ça.  Ce que je disais à mon amie c’est que, de mon côté, j’ai cessé de solliciter l’Homme sur ce terrain. J’ai été trop déçue et frustrée de voir que, bien souvent, il répondait à côté de mes attentes. Pas par malveillance. Juste parce qu’il ne sait pas faire. Et c’est précisément la raison pour laquelle j’ai des amies (et un blog !). A qui je peux parler de tout. Et qui comprendront mes angoisses. Qui sauront y répondre. Avec lesquelles je pourrais discuter des heures et des heures.

Ce que je disais à mon amie : ne pas attendre de ton Homme ce pour quoi il n’est pas « doué ». Il sait te combler par ailleurs. Il se peut qu’il ne devienne jamais l’oreille bienveillante que tu attends. Mais, moi, ton amie, je suis là pour ça…

PS : j’ai discuté de tout cela avec l’Homme le soir venu. Il est le premier à reconnaître sa « médiocrité » pour ce qui est d’écouter les autres et se réjouit de savoir que j’ai d’autres épaules que les siennes sur lesquelles m’épancher…

Et toi, ton Homme sait-il se montrer fin psychologue ? Ou bien, as-tu renoncé également à attendre cela de lui ?

Attention : je ne parle pas ici des Hommes en général hein! Ne me tombez pas dessus! Je parle juste de ceux que je connais…

Mon homme et … la psychologie

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Mon cher et tendre entretient des rapports, comment dire, particuliers avec la psychologie. Ayant de mon côté quelques connaissances dans ce domaine, j’ai malheureusement tendance à attendre de mon homme qu’il en soit de même pour lui. Grave erreur !

Comme je l’expliquais dans un précédent post, sa philosophie pourrait se résumer à la formule suivante : « s’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème ». Autant dire que mes craintes, doutes et inquiétudes n’ont qu’à bien se tenir.

Quelques répliques choisies au hasard :

  • Lui : « Qu’est ce qu’il y a ? Ca va pas ? »
  • Moi : « Si, si ca va. C’est juste que je me demande si on a bien fait d’inscrire le tout p’tit à la crèche à la rentrée prochaine »
  • Lui : « On verra quand on y sera »
  • Moi : « Certes… »

Autre exemple :

  • Moi : « Tu sais, je me demande si la femme de ton frère aurait pas une dent contre moi. T’en penses quoi ? »
  • Lui : « Bah j’en sais rien, je suis pas dans sa tête ! »
  • Moi : « C’est pas faux »

Ou encore :

  • Moi : « Je me demande si je vais réussir à décrocher mon diplôme »
  • Lui : « Arrête un peu, tu t’en sors toujours! »
  • Moi : « Euh… Ok »

Il est le premier à reconnaître ne pas être très « fin ». D’ailleurs, il n’hésite pas à me dire « pour tout ça, je suis zéro, vois avec tes copines ».

A côté de ça, il a ses propres façons de me montrer son écoute et son soutien : il va me proposer de garder le tout p’tit pendant que je vais voir mes copines ; il va essayer, souvent avec succès, de me faire rire ou encore il va courir m’acheter du chocolat (le meilleur antidépresseur qui soit !).

Toujours est il que je trouve toujours à redire. J’ai en effet souvent tendance à lui balancer quelques répliques cinglantes allant du « tu pourrais au moins faire un effort » au « tu comprends vraiment rien ! ».

Eternelle insatisfaite moi ? Jamais !