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Votre convention collective ne prévoit pas de journée « enfant malade »

journée enfant malade

Voilà ce que s’est vu répondre l’Homme lorsqu’hier, il s’est renseigné à ce sujet… « Si vos enfants sont souffrants, il vous faut soit poser un congé payé, si toutefois il vous en reste, soit un congé sans solde ». Je dois bien avouer être restée pantoise à cette annonce. Pas de journée enfant malade…

Fort heureusement pour nous, j’ai la chance de pouvoir bénéficier de ce droit. Même si, de fait, il s’agit d’une bien lourde tâche à assumer dans la mesure où tout repose sur mes épaules (tout, y compris mes absences répétées au boulot).

Mais qu’aurions nous fait si tel n’avait pas été le cas ? Si j’avais été dans le même cas de figure que l’Homme (qui, soulignons-le, ne connaît pas les RTT au sein de sa boîte) ? Nous aurions liquidé nos congés payés au gré des maladies diverses et variées (et surtout fréquentes) de nos enfants ? Nous aurions dû nous résoudre à poser du « sans solde » ?

Malheureusement, nous ne pouvons que rarement compter sur les grands-parents pour prendre le relai… Alors vers qui nous tourner ? Nos amis ? Impossible car ils connaissent les mêmes contraintes que nous… Une assistante maternelle ? Difficile à envisager compte-tenu de tout ce que nous déboursons déjà chaque mois pour la garde de nos enfants… Alors quelle solution ?

Comme je le disais, j’ai la chance de pouvoir bénéficier ce droit… Mais comment font ces gens pour qui les journées « enfant malade » n’existent pas ? Vers qui se tournent-ils ? Quel relai trouvent-ils ? Comment s’organisent-ils ? Doivent-ils, en plus de l’inquiétude que génère un enfant souffrant, se soucier du manque à gagner sur la fiche de paye en fin de mois ?

J’ai bon espoir de ne pas avoir à écouler toutes mes précieuses journées « enfant malade » mais, si tel est le cas, j’ignore encore comment nous ferons face…

Et chez toi, comment ça s’organise ?

 

Et si l’on essayait de se comprendre…

enfant qui tape

Deuxième billet aujourd’hui mais j’en ai un peu gros (ça change de mon article du matin). Vois-tu, je viens de discuter avec une amie. Et c’est tout naturellement que le sujet des enfants est venu sur le tapis.

Cette dernière a une fille du même âge que mon troizan. La petite a également fait son entrée à l’école cette année. Et, selon la maman, il y aurait une fillette dans la classe qui serait « perturbatrice ». Si tu suis les soucis de comportement de mon fils, tu te doutes qu’il ne m’en fallait pas moins pour réagir…

Lorsque je lui ai demandé de m’en dire davantage au sujet de cette petite, elle m’a décrit une enfant agitée, qui pousse et, parfois, en vient aux mains avec ses camarades (dont sa fille). Elle m’a alors avouée être à deux doigts de convoquer maîtresse, directrice, parents et psychologue scolaire afin de régler le problème.

Avant de réagir, je lui ai demandé quelles étaient ses attentes vis-à-vis d’une telle entrevue. Elle m’a alors dit qu’elle souhaiterait que la maman soit recadrée dans son rôle et que, de ce fait, le comportement de sa petite irait peut être mieux…

Quelle ne fût pas ma réaction… La première chose que je lui ai répondu c’est « mais tu te rends compte que c’est moi que tu convoques là ? ». Elle n’est pourtant pas sans savoir les soucis de comportement que mon troizan rencontre à l’école. Elle connaît ma détresse vis-à-vis de cela. Elle sait à quel point je suis démunie, désarmée. Mais voilà, là, sa fille est concernée puisque victime de la « fillette agressive ».

Alors évidemment, je ne peux que comprendre à quel point ce doit être difficile de voir son enfant victime de violence. J’ignore la façon dont je réagirai. Mon fils, même s’il est plus souvent agresseur, a lui-même été victime. Et je n’ai pas souvenir d’avoir accusé les parents (peut-être parce que je suis l’un d’eux).

Par contre, ce qui me gêne dans tout cela, c’est la réaction de mon amie : convoquer la maman afin de la recadrer. Alors je lui ai expliqué, le plus calmement du monde, que ce n’est pas parce qu’un enfant est violent que son parent est : violent/malmenant/défaillant/absent/etc.

Il arrive qu’il y ait des enfants violents tout simplement parce qu’ils ne tolèrent pas la frustration. Ou encore parce qu’ils ne parviennent pas à verbaliser. Mais aussi parce qu’ils ne contrôlent pas leurs émotions. Voire même parce qu’ils souffrent de troubles ou pathologies.  Il est tout un tas de raisons pour lesquelles un enfant peut se montrer agressif sans pour autant que le parent soit directement responsable….

Alors, à toi mon amie, je t’en prie, réfléchis bien avant de demander cette entrevue… Car tu risquerais peut-être de blesser encore davantage un cœur de maman déjà bien meurtri…

Ps : je te prie de bien vouloir excuser le côté décousu de mon billet mais il est difficile pour moi de trouver les mots « justes » pour évoquer ce sujet qui me semble bien délicat…

A vous, ces femmes…

Aujourd’hui, je souhaite rendre un « hommage »… Cette semaine, m’a été donnée l’occasion de vivre un événement qui m’a profondément touchée, événement dont j’ai eu l’occasion de parler sur les réseaux sociaux. Mon bébé, mon neuf mois, a été « victime » d’un défaut de surveillance à la crèche. Rassure-toi, il va très bien. Mais, mon cœur de maman a été meurtri.

Cet événement a toutefois eu le mérite de me faire prendre conscience d’une chose : Mesdames, vous qui vous occupez de mes enfants, vous m’êtes précieuses… Alors, je souhaitais vous adresser ce message…

A vous, ces femmes, à qui je confie mes enfants, je tenais à vous remercier du fond du cœur…

De prendre soin de mes enfants comme vous le faîtes…

De leur prodiguer les soins dont ils ont besoin…

De les nourrir, les abreuver…

De soigner leurs petits bobos et leurs grands maux…

De les écouter, de tenter de les comprendre…

D’apaiser leurs crises de larmes…

De les câliner, les bercer…

De les accompagner dans leur quotidien…

De prendre notre relai à nous, parents, qui sommes parfois bien trop souvent absents…

De les amener vers la voie de l’autonomie…

De donner, chaque jour, de votre personne pour leur garantir sécurité et sérénité…

De vous soucier de leur bien-être…

De les élever, les éduquer, les faire grandir…

A toi la maîtresse, à toi l’ATSEM, à toi l’assistante maternelle, à toi l’éducatrice de jeunes enfants, à toutes ces femmes qui se font mon relai au quotidien, un grand merci !

PS : tu l’auras remarqué, je ne fais référence qu’à des femmes. Je ne nie évidemment pas la présence d’hommes mais, en ce qui me concerne, c’est bien le féminin qui l’emporte dans la prise en charge de mes enfants.

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