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Arrête de m’ignorer…

relation père fils ignorance

Tels sont les mots qui sont sortis de la bouche de l’Homme ce matin après un énième affront de la part du troizan… Depuis quelques temps maintenant, il est vrai que ce dernier a tendance à ignorer son papa.

« Tu viens me faire un bisou ? Comment s’est passée ta journée ? Tu veux qu’on joue tous les deux ? ». Autant de requêtes qui restent sans réponse… Je n’ose imaginer le mal que cela doit faire à l’Homme. Il est vrai que ce dernier passe beaucoup moins de temps que moi avec son fils. Entre le boulot qui lui prend beaucoup de temps et bébé qui lui pompe ce qu’il lui reste d’énergie, les moments passés véritablement ensemble se font rares…

Pourtant, il s’investi autant que moi et ce, depuis sa naissance… Autant de biberons, de couches, de nuits blanches, de rendez-vous médicaux… Mais, toujours est-il, qu’à l’heure actuelle, c’est bien moi qui l’amène/le récupère à l’école… C’est moi qui le conduis au judo… C’est avec moi qu’il passe le plus clair de son temps… C’est donc tout naturellement qu’il s’adresse à moi lorsqu’il souhaite quelque chose : manger/jouer/câliner/etc.

Sauf que, chaque fois que l’Homme est confronté à cette ignorance, son cœur se brise davantage… Et je ne peux imaginer à quel point cela doit être douloureux…

Mais, si tu passes par là (et je sais que c’est le cas), sois attentif à toutes ces preuves d’amour qu’il t’offre au quotidien :

– quand tu obtiens des fous rires que jamais je n’ai pu lui soutirer…

– quand, parfois, tu rentres du boulot et qu’il te saute dans les bras et te dit « papa, ze suis contente de te voir » (oui, pour les accords, on repassera)…

– quand il te demande chaque soir, toi et seulement toi son papa, pour t’offrir son dernier câlin de la journée…

– quand je t’ai au téléphone et qu’il me dit « moi aussi ze veux parler à papa… »

– quand, chaque soir, lorsque nous rentrons de l’école, il me demande « est ce que papa il est à la maison ? »

Tous ces actes, ces mots, aussi anodins puissent-ils paraître, sont des pépites dont il faut se saisir…

Alors accroche toi et ne doute jamais de l’amour qu’il te porte !

 

Votre convention collective ne prévoit pas de journée « enfant malade »

journée enfant malade

Voilà ce que s’est vu répondre l’Homme lorsqu’hier, il s’est renseigné à ce sujet… « Si vos enfants sont souffrants, il vous faut soit poser un congé payé, si toutefois il vous en reste, soit un congé sans solde ». Je dois bien avouer être restée pantoise à cette annonce. Pas de journée enfant malade…

Fort heureusement pour nous, j’ai la chance de pouvoir bénéficier de ce droit. Même si, de fait, il s’agit d’une bien lourde tâche à assumer dans la mesure où tout repose sur mes épaules (tout, y compris mes absences répétées au boulot).

Mais qu’aurions nous fait si tel n’avait pas été le cas ? Si j’avais été dans le même cas de figure que l’Homme (qui, soulignons-le, ne connaît pas les RTT au sein de sa boîte) ? Nous aurions liquidé nos congés payés au gré des maladies diverses et variées (et surtout fréquentes) de nos enfants ? Nous aurions dû nous résoudre à poser du « sans solde » ?

Malheureusement, nous ne pouvons que rarement compter sur les grands-parents pour prendre le relai… Alors vers qui nous tourner ? Nos amis ? Impossible car ils connaissent les mêmes contraintes que nous… Une assistante maternelle ? Difficile à envisager compte-tenu de tout ce que nous déboursons déjà chaque mois pour la garde de nos enfants… Alors quelle solution ?

Comme je le disais, j’ai la chance de pouvoir bénéficier ce droit… Mais comment font ces gens pour qui les journées « enfant malade » n’existent pas ? Vers qui se tournent-ils ? Quel relai trouvent-ils ? Comment s’organisent-ils ? Doivent-ils, en plus de l’inquiétude que génère un enfant souffrant, se soucier du manque à gagner sur la fiche de paye en fin de mois ?

J’ai bon espoir de ne pas avoir à écouler toutes mes précieuses journées « enfant malade » mais, si tel est le cas, j’ignore encore comment nous ferons face…

Et chez toi, comment ça s’organise ?

 

Et si l’on essayait de se comprendre…

enfant qui tape

Deuxième billet aujourd’hui mais j’en ai un peu gros (ça change de mon article du matin). Vois-tu, je viens de discuter avec une amie. Et c’est tout naturellement que le sujet des enfants est venu sur le tapis.

Cette dernière a une fille du même âge que mon troizan. La petite a également fait son entrée à l’école cette année. Et, selon la maman, il y aurait une fillette dans la classe qui serait « perturbatrice ». Si tu suis les soucis de comportement de mon fils, tu te doutes qu’il ne m’en fallait pas moins pour réagir…

Lorsque je lui ai demandé de m’en dire davantage au sujet de cette petite, elle m’a décrit une enfant agitée, qui pousse et, parfois, en vient aux mains avec ses camarades (dont sa fille). Elle m’a alors avouée être à deux doigts de convoquer maîtresse, directrice, parents et psychologue scolaire afin de régler le problème.

Avant de réagir, je lui ai demandé quelles étaient ses attentes vis-à-vis d’une telle entrevue. Elle m’a alors dit qu’elle souhaiterait que la maman soit recadrée dans son rôle et que, de ce fait, le comportement de sa petite irait peut être mieux…

Quelle ne fût pas ma réaction… La première chose que je lui ai répondu c’est « mais tu te rends compte que c’est moi que tu convoques là ? ». Elle n’est pourtant pas sans savoir les soucis de comportement que mon troizan rencontre à l’école. Elle connaît ma détresse vis-à-vis de cela. Elle sait à quel point je suis démunie, désarmée. Mais voilà, là, sa fille est concernée puisque victime de la « fillette agressive ».

Alors évidemment, je ne peux que comprendre à quel point ce doit être difficile de voir son enfant victime de violence. J’ignore la façon dont je réagirai. Mon fils, même s’il est plus souvent agresseur, a lui-même été victime. Et je n’ai pas souvenir d’avoir accusé les parents (peut-être parce que je suis l’un d’eux).

Par contre, ce qui me gêne dans tout cela, c’est la réaction de mon amie : convoquer la maman afin de la recadrer. Alors je lui ai expliqué, le plus calmement du monde, que ce n’est pas parce qu’un enfant est violent que son parent est : violent/malmenant/défaillant/absent/etc.

Il arrive qu’il y ait des enfants violents tout simplement parce qu’ils ne tolèrent pas la frustration. Ou encore parce qu’ils ne parviennent pas à verbaliser. Mais aussi parce qu’ils ne contrôlent pas leurs émotions. Voire même parce qu’ils souffrent de troubles ou pathologies.  Il est tout un tas de raisons pour lesquelles un enfant peut se montrer agressif sans pour autant que le parent soit directement responsable….

Alors, à toi mon amie, je t’en prie, réfléchis bien avant de demander cette entrevue… Car tu risquerais peut-être de blesser encore davantage un cœur de maman déjà bien meurtri…

Ps : je te prie de bien vouloir excuser le côté décousu de mon billet mais il est difficile pour moi de trouver les mots « justes » pour évoquer ce sujet qui me semble bien délicat…