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Préserver mon couple…

couple main dans la main

Il serait tellement plus simple de se laisser aller… De considérer qu’il est le père de mes enfants et que c’est acquis…

Il serait tellement plus simple de se prendre la tête… De se défouler, de déverser sur lui toute cette fatigue, cette lassitude qui s’accumule depuis des mois…

Il serait tellement plus simple de ne plus faire d’effort… De se laisser aller au train-train quotidien… De s’enfermer dans le sempiternel métro-boulot-dodo…

Il serait tellement plus simple de lâcher la pression… De profiter de quelques instants de répit pour se recentrer… Ne penser qu’à soi…

Mais nous n’avons pas pris ce parti… Nous avons fait le choix de nous battre… Oui, c’est un bien grand mot mais pourtant c’est bien de ça dont il s’agit. La fatigue extrême et les soucis perpétuels sont un cocktail détonant contre lesquels il nous faut lutter :

– lutter pour ne pas crier quand la colère monte alors qu’il a 2 heures de retard

– lutter pour ne pas lui reprocher de ne pas avoir mis les assiettes dans le lave-vaisselle…

– lutter pour ne pas se laisser aller à traîner en pyjama tout le week-end

– lutter pour ne pas se vautrer dans le canapé le soir venu

Lutter, lutter, lutter car nous partons du principe que notre couple est ce qui nous tient, nous soutient, nous maintient.

Sans lui, je ne supporterais pas cette fatigue… Sans lui, je ne gèrerais pas les soucis qui s’accumulent… Sans lui, je ne trouverais pas la force de faire face…

C’est le seul qui, les jours les plus sombres, parvient à me faire rire… C’est le seul qui prenne aussi bien soin de moi… C’est le seul qui voit la fatigue, la lassitude quand les autres ne voient qu’un sourire de façade…

Parce qu’il vit la même chose que moi, il est celui qui me comprend le mieux… Parce qu’il vit la même chose que moi, il est celui qui répond le mieux à mes attentes… Parce qu’il vit la même chose que moi, il est celui à qui je n’ai pas besoin de parler pour me faire entendre…

Pour toutes ces raisons, nous nous battons. Contre le quotidien. Contre la fatigue. Contre les soucis. Pour nous préserver. Nous tentons, autant que possible, de nous retrouver à deux. Nous nous organisons des dîners en tête à tête. Nous essayons d’avoir toujours de petites attentions l’un envers l’autre. Alors oui, tout cela demande de l’énergie. Oui, il serait plus simple parfois de se laisser aller. Se laisser aller à crier, pleurer, reprocher. Mais nous avons fait le choix d’utiliser le peu de forces qu’il nous reste pour tirer le meilleur de nous…. Car jamais nous n’oublions qu’avant nos enfants, il y a nous. A l’origine de notre famille, il y a notre couple. Notre couple qui, chaque jour qui passe, se renforce davantage.

Bon, je file faire les courses ! Ce soir, c’est dîner en amoureux !

Deux enfants…

deux enfants

Hier soir, je suis allée dîner avec une amie. Maman d’un garçon de bientôt trois ans, elle se questionne quant à l’éventualité d’un petit deuxième. Malgré le fait que l’envie soit belle et bien là, elle s’inquiète : « ça me semble déjà si difficile avec un mais alors deux… Comment tu fais toi ? ». Et bien moi, contre toute attente, je trouve les choses bien plus simples avec deux enfants…

Avec deux enfants, ton attention est partagée. Tu ne te focalises plus sur l’un. Par exemple, lorsque mon grand était encore tout seul, j’épiais le moindre de ses faits et gestes. Est-ce qu’il mange bien ? Dort bien ? Va bien ? Est-ce qu’il ne nous couverait pas quelque chose ? Avec deux enfants, tes angoisses, si tant est que tu en ais, sont partagées. Et non, ce que je redoutais, décuplées.

Avec deux enfants, tu es davantage dans l’action. Tu n’as pas forcément le temps de t’arrêter et te questionner, tergiverser. Ou alors, si tu le fais, il y en a toujours un pour te ramener à la réalité.

Avec deux enfants, tu as acquis de l’expérience. Tu sais que les nuits, aussi pourries soient elles, vont finir par revenir à la normale. Tu sais mieux appréhender les maladies diverses et variées. Tu prends confiance en toi et te sens plus à même de gérer l’ingérable…

Avec deux enfants, tu rognes encore plus sur tes principes éducatifs et, de fait, tu t’adonnes davantage à ce fabuleux concept qu’est le « lâcher prise ». Trois soirs de suite qu’il mange pâtes/jambon ? Pas bien grave ! Pas de bain pendant deux jours ? Il ne devrait pas en garder de grandes séquelles !

Avec deux enfants, tu découvres ce que peut être la fraternité. Etant moi même fille unique, je n’ai pas eu la chance de connaître cette forme de relation. Bien sûr, compte tenu de l’âge de mes fils, il est encore trop tôt pour palper ce lien. Mais tu sais qu’avec le temps,  quelque chose d’unique va se créer entre eux et tu te sens extrêmement chanceuse de pouvoir assister à cela…

Et quand, avec deux enfants, tu estimes que ta famille est au complet, tu découvres une certaine forme de sérénité, un apaisement. Comme si toutes les pièces du puzzle de ta vie prenaient enfin forme. Alors tu profites de chaque moment passé avec eux. Tu graves des souvenirs. Tu te nourris de leur innocence. Et tu grandis à leur côté…

 

L’hiver, les microbes et moi…

hiver

Je n’aime pas l’hiver. Je n’aime pas le froid. Je n’aime pas la neige non plus. Rien ne me fait vibrer durant cette saison. Bon, je l’avoue, Noël reste sympa… Mais je suis sûre qu’ils ont institué cette « fête » pour apaiser les tensions : « on va leur faire décorer un sapin, bouffer une bonne grosse volaille, picoler à gogo et, pour couronner le tout, on ajoute quelques cadeaux et ça devrait calmer le jeu » (ne me demande pas à qui je fais référence lorsque je dis « ils », je n’en ai pas la moindre idée…)

Parce que, pour moi, l’hiver, c’est synonyme de microbes. De maladies. De fluides corporels divers et variés. Qui sortent. Par tous les trous. A tout moment. Le jour, la nuit.

Même ta maison change en cette période. Elle devient tout bonnement une succursale de la pharmacie d’à côté. Les ordonnances foisonnent de toute part. Les sirops, tubes, granules, plaquettes et autre chambre d’inhalation viennent envahir ton espace. D’ailleurs, une fois le traitement terminé, tu n’oses pas ranger tout ce bordel médicamenteux car tu te dis que, d’ici peu :

– tes autres enfants vont, au mieux, choper la dite crève. Au pire, ils vont incuber une autre maladie en plus de celle traitée à l’origine (tu sais, les fameux combos « rhino+gastro+angine » ou encore « otite+laryngite+grippe »).

– tu vas toi-même être contaminée car tu auras soigné tout ce beau monde mais qu’évidemment tu n’auras pas eu le temps d’aller chez le médecin/à la pharmacie. Tu te rabattras donc sur le Doliprane ou le Toplexil du gamin (« euh chéri, il faut combien de pipette pour arriver à 60kg ? »).

– pire que tout, ton Homme va tomber malade… Dans ce cas, il faudra prévoir en plus un soutien psychologique car, évidemment, il va commencer à voir la lumière au bout du tunnel…

– et, si tu es aussi tarée que moi, tu te dis que tu vas te porter la poisse à mettre les médicaments au placard. Alors tu les laisses en évidence, comme pour conjurer le sort…

Moi, l’hiver, j’aime pô ! Je veux du soleil. De la lumière. De la chaleur. De la goutte de sueur qui perle sur le front. De l’aisselle qui fouette. Du fion qui colle au siège de la bagnole. Bref, vivement l’été!

Et chez toi, ça donne quoi ? C’est l’hécatombe  ou tu résistes encore et toujours contre l’envahisseur microbien?

 

 

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