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Je ne veux plus passer mon temps à courir…

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J’entame la deuxième phase de mon programme « se reprendre en main ». Avant d’entrer dans le vif du sujet, je vais te faire un petit point sur mon premier objectif qu’était « prendre du temps pour soi » (si tu veux zieuter le billet, c’est par ici).

Depuis lundi, je me suis octroyée, chaque jour, un petit plaisir :

– lundi : aller me coucher à 21 heures en compagnie d’un bon bouquin

– mardi : feuilleter un magazine 100% girly avec une tisane « bien être et détente »

– mercredi : m’empiffrer d’un énorme bol de Chocapic devant un petit film

– aujourd’hui jeudi : m’offrir une jolie pause déjeuner en compagnie de l’Homme

Il ne s’agit en effet que de « petits riens ». Mais ces moments sont précieux et permettent de décompresser de journées parfois bien chargées !

Aujourd’hui, je reviens donc pour la deuxième phase : arrêter de courir après le temps. Lorsque je regarde mes journées, je constate que je ne m’arrête jamais. Du moment où je pose le pied par terre jusqu’au coucher, j’enchaîne, courant telle une poule étêtée.

Après réflexion, j’impute cela à un cruel manque d’organisation. La fatigue aidant, j’oublie souvent telle ou telle tâche qu’il me faut faire à la dernière minute. Afin de remédier à cela, je me suis dit qu’il fallait que certaines activités, les plus quotidiennes, deviennent de véritables réflexes :

– le soir : préparer les affaires de tout le monde pour le lendemain matin/faire le café/préparer la table du petit déjeuner/faire le sac de goûter du troizan

– le mercredi et le dimanche : préparer les repas du sept mois pour la crèche sur 3 ou 4 jours

– le samedi : préparer les menus de la semaine et faire les courses

– le dimanche : tournée de lessives

J’ai aussi constaté que je bénéficiais de certains créneaux que j’utilisais à mauvais escient. Par exemple, le vendredi midi, j’ai la chance de pouvoir rentrer déjeuner chez moi. Plutôt que de traîner, je pourrais utiliser ce temps précieux afin de faire le ménage dans la maison.

J’ai songé également à d’autres réflexes qui me permettraient d’alléger mon quotidien :

– lorsque cela est possible, faire à manger en grosse quantité afin de pouvoir congeler l’excédent (et le ressortir en cas de flemme)

– donner le bain un jour sur deux : à cette période de l’année, je n’ai aucun scrupule à ne pas baigner mes enfants quotidiennement. Une toilette de chat matin et soir fait amplement l’affaire

Ainsi, en systématisant certaines tâches, j’ai bon espoir de stopper cette course infernale après le temps. Et puis, réfléchir à tout cela m’a également permis de me rendre compte d’une chose : il me faut R E L A T I V I S E R. Cette « pression », je me la mets seule. Rien ni personne n’exige que ma maison soit parfaitement clean. De même, mes enfants ne m’en voudront certainement pas s’ils sont amenés à manger des plats industriels.

J’ai trente ans (plus ou moins). L’âge de vivre. De profiter. Pas de courir ni d’être surmenée. Les choses seront faites, plus ou moins bien. A moi surtout de relâcher la pression…

 

Nos chemins se sont croisés le temps d’une raclette…

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Si tu me suis, tu sais que, depuis cinq mois maintenant (soit la naissance de mon deuxième enfant), je vis dans le chaos le plus total. Pas de rythme, pas d’horaire, pas d’organisation, je cours à droite à gauche sans vraiment savoir où je vais. Enfin, pour être honnête, nous courons à droite à gauche, car il ne faut pas oublier l’Homme, aussi investi que moi auprès des enfants.

Dans ce capharnaüm qu’est notre vie, nous consacrons beaucoup de temps à nos fils. A tel point que nous ne nous voyons plus. Nous ne vivons plus ensemble, mais l’un à côté de l’autre, comme sur des chemins parallèles. Lorsque l’un s’occupe du grand, l’autre se charge du petit. Lorsque l’un est à la maison, l’autre est en courses. Lorsque l’un est chez le médecin avec bébé, l’autre est au parc avec le troizan. Toujours l’un à côté de l’autre, jamais l’un avec l’autre…

Mais, victoire, ce week-end nous avons pu nous retrouver, le temps d’une raclette. Un morceau de fromage, un verre de vin, nous étions enfin tous les deux. C’était sans compter sur le cinq mois qui a crié famine à 22h. Nous avons donc bénéficié, en tout et pour tout, de 30 minutes à nous. 30 minutes. Sur 24 heures. C’est peu non ?

Parfois, nous en plaisantons. Lorsque nous parvenons à boire un café ensemble, nous jouons les présentations « Bonjour, moi c’est Myriam ! Enchantée ! Ca fait longtemps que vous vivez ici ? Nous ne nous sommes jamais rencontrés je crois… ». Le reste du temps, nous avons l’impression de jouer le remake de « Maman j’ai raté l’avion ! » (tu sais, la scène du début où tout le monde court, sans se voir ni se parler).

Encore une fois, je sais que ce n’est qu’une passade. Que les choses vont s’apaiser. Oui, je sais… Mais je m’impatiente. Mon Homme me manque. Nos discussions, nos apéros, nos échanges, nos rigolades me manquent. Aujourd’hui, et pour encore un petit moment, nous vivons par et pour nos enfants. L’un à côté de l’autre, comme des colocataires…

Et chez toi, comment ça se passe ? Vous parvenez à vous octroyer des petits moments à deux ?

Le tout p’tit + les gros mots + moi = la honte !

gros mots

Bon et bien voilà, on y est ! Ce qui devait arriver arriva… En même temps avec des parents en carton qui jurent comme des charretiers à la moindre occasion il fallait s’y attendre. Preuve en est la réaction que nous avons eu à l’écoute du dit gros mot, et en chœur s’il vous plaît : « mouah put*** !!! ».

Au début nous étions sceptiques « mais non, ça n’est pas possible, il n’a pas pu dire ça. Il ne sait même pas dire bonjour ». Naïveté quand tu nous tiens… Puis le doute s’est dissipé pour laisser place à la certitude.

18 mois Messieurs-Dames, haut comme trois pommes, une voix de bisounours et bim !! Le couperet tombe, des put*** en veux tu en voilà : au réveil, en jouant, en mangeant, etc. Tout est prétexte à s’adonner à la vulgarité. Sont terribles ces mioches !

Bien entendu il pousse le vice le bougre. Alors que 90% de son vocabulaire nécessite un décodeur parental (celui là même qui fait que seul toi, parent, comprend ce que ton enfant dit), ce mot là il le dit à la perfection. Je suis à peu près sûre qu’il pourrait l’épeler si on lui demandait (si si je vous assure !).

C’est ainsi qu’à peu près partout où nous allons, nous nous tapons la honte : chez les grands parents, chez le médecin, à la crèche, à la piscine, etc. Les gens nous regardent d’un air désapprobateur en se disant probablement « pauvre enfant »….

Bon et alors qu’est ce qu’on fait de tout ça ? Et bah rien j’ai envie de vous dire… Si on lui dit qu’il ne faut pas dire ce mot, il va évidemment prendre un malin plaisir à le dire 2 fois, que dis-je 10 fois plus… Donc on laisse la crise passer… Par contre, c’est nous que nous devons éduquer à ne plus dire de gros mots. Et là, j’aime autant vous dire qu’en en bave ! Mais grave ! Put*** c’est trop la mer** quoi fait ch**** ! Tu vois le genre…

Pfff trop compliqué la vie de parents…

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