Étiquette : faiblesse

Non, je ne suis pas une femme forte…

femme forte

Récemment, au détour d’une conversation avec une amie, je me suis aperçue à quel point mon entourage avait une vision faussée de ce que je suis. « Une femme forte » sont souvent les termes utilisés. Une description à priori des plus flatteuse et pourtant…

Prenons l’exemple anodin du sommeil, enfin plutôt du manque de sommeil. Presque six ans que je suis devenue maman et environ autant d’années de privation de sommeil. Bien sûr, nous avons eu droit à des périodes d’accalmie. Pour autant, aujourd’hui encore avec notre deuzan, les nuits sont loin d’être acquises.

Pourquoi prendre cet exemple ? Et bien parce qu’il illustre parfaitement mon propos

« A ta place, je ne pourrais pas »

« J’ignore comment tu fais »

« Heureusement que tu es forte et courageuse »

Alors, comment dire, en des termes réfléchis : je n’ai pas le choix, tout simplement… Je ne vais décemment pas me séparer de mes enfants ni même les abandonner à leurs angoisses nocturnes… Alors je fais, je me lève parfois le pied lourd, le cœur gros et le mental dans les chaussettes. Mais j’avance. Parce que je n’ai pas le choix.

Il est certaines problématiques qui ne se pensent pas en des termes philosophiques mais mathématiques. En somme, il n’existe pas plusieurs solutions possibles à mon problème mais bel et bien une seule : avancer.

Je prends l’exemple du sommeil de mes fils mais cela vaut pour toutes les épreuves que j’ai pu connaître. Maladie, échec, deuil, abandon, toujours mon entourage m’a renvoyée l’image d’une femme forte.

Paroles d’encouragement ? Paroles d’évitement ? Paroles de réassurance ? Je l’ignore…

Toutefois, je pense que derrière chaque femme « forte » se cache une personne sensible qui avance, bon gré, mal gré. Et que, lui répéter encore et toujours qu’elle est forte, ne fait que la censurer, lui refusant ainsi de s’épancher, se confier, de partager ses émotions ou encore de demander du soutien…

Et toi, l’image que tes proches ont de toi est-elle fidèle à la réalité ?

 

Chialer c’est pour les faibles !!!

larme

Pour les femmelettes, les lâches, les gringalets, les mauviettes, etc. Bref, chialer c’est pour les faibles !!! Si tu chiales, c’est que tu n’as pas suffisamment de force de caractère. Chialer c’est pour ceux qui n’ont pas de pudeur. Chialer c’est pour ceux qui ne savent pas affronter la vie.

Ce discours n’est évidemment pas celui que je tiens. Mais c’est celui dans lequel j’ai baigné durant toute mon enfance. Pleurer n’était pas interdit. Pire, pleurer était humiliant. Ainsi, enfant, je ne pleurais pas. Ado, je ne pleurais pas non plus. Adulte, tu connais la suite…

Je ne me cachais pas pour pleurer car, même seule, je ne m’y autorisais pas. D’ailleurs, pourquoi parler au passé alors qu’aujourd’hui encore, c’est le cas. Du haut de mes 31 ans, je ne sais pas pleurer. L’envie est là (encore plus depuis que je suis enceinte d’ailleurs) mais les larmes restent bloquées et forment une boule dans ma gorge.

Le problème est que cela a des répercussions dans mes relations. Je ne me sens pas sincère dans ce que je donne à l’autre. Par exemple, la dernière fois que j’ai eu envie de pleurer (je te passe le reportage animalier où un petit agneau était séparé de sa maman) remonte à mon dernier rendez vous chez la sage femme. Pour que tu y vois plus clair, je vais te copier le message que j’avais alors posté sur Facebook :

Elle prend son doppler. M applique le gel. Pose la sonde sur mon ventre et part a la recherche de ma crevette. 5min passent. Rien. 10minutes. Toujours pas de signe de vie. 15 minutes. Pitié pas ça… Elle décide d arrêter d explorer, se voulant rassurante. Elle choisi de me faire la séance d acupuncture, pensant sans doute que cela ca me détendre. Il n en est rien. 30 minutes. Seule. Des aiguilles enfoncées partout dans le corps. Et ma tête qui s imagine les pires scénarios. C’est fini. Il va me falloir faire mon deuil. Puis la séance arrive à sa fin. La sage femme voit que je suis plus bas que terre. Elle veut retenter le doppler bien qu’elle ne soit pas inquiète. Elle pose a nouveau la sonde sur mon ventre. Et le plus beau son qui soit au monde retentit. Il est là. En moi. En vie.
Bref j avais rdv avec ma sage femme et j ai passé l heure la plus longue de ma vie…

Oh comme j’ai eu envie de pleurer… Et comme ça a été difficile pour moi de ravaler ces larmes qui commençaient à brouiller ma vue. Pourtant je n’ai rien montré. J’ai verbalisé mon angoisse à la sage femme mais rien de plus.

Dans mon entourage plus ou moins proche, je suis « la femme sans cœur ». S’ils savaient…

Et toi, t’autorises tu à ouvrir les vannes ?

Help ! Je suis embrouillée avec mon système immunitaire !

poussetoimicrobe

Depuis quelques mois, mon corps et moi ne sommes pas hyper potes. Certes je lui fais part de toutes mes angoisses par le biais de jolies somatisations. Mais il me le rend bien en chopant tout microbe qui se présente !

Avant ma grossesse, je n’étais que très rarement malade. Un rhume tous les 36 du mois, jamais de gastro, la grippe connais pas. Mais alors depuis que j’ai accouché, c’est port’nawak ! Je suis devenue un réceptacle à saloperie. Je crois que sur 15 mois (âge du tout p’tit), j’ai dû être malade 14 mois et 29 jours (oui, je me souviens, une fois je me portais plutôt bien !). A savoir que mon corps prête une large préférence pour la rhino-bronchite.

Alors j’ai tout tenté : laisser mon corps se défendre tout seul, l’automédication, les traitements prescrits par le doc, des cures de vitamine, etc. Mais rien n’y fait !

Certes, au début, je m’expliquais cette fragilité par ma fatigue chronique. Mais, depuis quelques mois maintenant, les choses commencent à se réguler. Je redécouvre peu à peu ce que le mot « reposé » veut dire. J’ai également fait un bilan sanguin : RAS ! Donc c’est quoi ce bordel ???

Est-ce que la grossesse fragiliserait à ce point le corps de la femme ? Est-ce que je dois m’habituer à cet état en considérant qu’il sera mien pour toujours ? Devrais-je essayer de me diriger vers d’autres alternatives telles homéopathie, phytothérapie, etc. ?

Et vous, vous sentez vous plus fragiles depuis votre accouchement ? Si oui, avez-vous trouvé des solutions pour vous requinquer ? Je suis preneuse de tout conseil! Attention toutefois, je ne suis pas hyper fan de vaudou!